Il y a des points à débattre, des actions concourantes qui sont ici opposées... mais je trouve que ça donne matière à réflexion.
Voir l'article Negawatt qui combine sobriété/efficacité/Energies renouvelables.
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15 février 2008
COMMUNIQUE COMMUN DE 8 ORGANISATIONS
Les termes d’agriculture biologique, de commerce équitable, de textile écologique et d’écoconstruction sont tous récupérés et détournés de leurs buts à des fins mercantiles. L’attribution des logos qui leur correspondent dépend d’une expertise spécialisée nommée certification. Cette expertise ouvrant l’accès aux marchés est devenue un enjeu de première importance bien qu’elle n’incite pas à l’amélioration des pratiques, au contraire : elle ne vise qu’à concentrer et sécuriser les approvisionnements des grosses firmes.
Les organisations signataires actent un effort de convergence pour promouvoir les Systèmes de Garantie Participatif (SGP).
Ces systèmes recouvrent une diversité d’organisations et de fonctionnements, diversité que nous revendiquons. Ils visent tous à améliorer la qualité des produits, les cohérences écologique, sociale et économique dans le respect de l’homme et de la nature Leurs valeurs de bases sont la transparence, la participation et l’intégrité des acteurs, professionnels ou non, le maintien des savoirs locaux, des processus d’apprentissage et d’organisation horizontale.

Nature & Progrès : www.natureetprogres.org
Minga : www.minga.net
Le SABD : www.bio-dynamie.org
Alliance Provence : www.allianceprovence.org
Le Syndicat S.I.M.P.L.E.S. : www.syndicat-simples.org
L’Atelier : http://perso.orange.fr/atelier.laine
RESEAU Ecobâtir : http://www.reseau-ecobatir.asso.fr/
ARESO : http://www.areso.asso.fr/

Il y a plus de 3,5 fois plus de CO2 dans 1 kg de bœuf que dans un kg de porc (et oui, les porcs ne ruminent pas et leur nourriture demande moins de CO2 à produire que celle des bovins). Si vous remplacez la moitié de votre consommation de bœuf par de la viande de porc, vous économisez 100 kg de CO2 par an et par personne. Et 200 kg si vous dites à toute viande de bœuf d’aller se faire cuire un oeuf !
Les émissions de CO2 de la viande de veau sont plus de 2 fois et demi plus élevées que celles du bœuf (tout simplement parce que pour élever un veau, il faut… une vache, et que les émissions associées sont donc plus élevées). Si vous remplacez la moitié de votre consommation de veau par du bœuf, vous économisez 50 kg de CO2 par an. Et 100 kg si vous faites définitivement une croix sur le veau !
Les émissions de CO2 de la viande de porc sont plus de 2 fois plus élevées que celles de la volaille. Une autre bonne façon d’économiser du CO2 en se régalant est donc de mitonner un bon poulet au lieu de prendre une tranche de jambon. Si vous remplacez la moitié de votre consommation de porc par de la volaille, vous économisez 40 kg de CO2 par an. Et 80 kg si vous dites intégralement non au cochon !
Il n’est pas besoin d’arracher à de tels citoyens les droits qu’ils possèdent, ils les laissent volontiers échapper eux-mêmes. […]
Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu’il veille quelques temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste.
Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que d’apercevoir comment la liberté sert à se le procurer. Et, au moindre bruit des passions politiques qui pénètrent au milieu des petites jouissances de leur vie privée, ils s’éveillent et s’inquiètent. Pendant longtemps, la peur de l’anarchie les tient sans cesse en suspens et toujours prêts à se jeter hors de la liberté au premier désordre.
Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne peux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique, mais il ne faut pas qu’elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur : elle est esclave de son bien-être, et l’homme qui doit l’enchaîner peut paraître. […]
Il n’est pas rare de voir alors sur la vaste scène du monde, ainsi que sur nos théâtres, une multitude représentée par quelques hommes. Ceux-ci parlent seuls au nom d’une foule absente ou inattentive ; seuls ils agissent au milieu de l’immobilité universelle ; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses, ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les moeurs ; et l’on s’étonne en voyant le petit nombre de faibles et d’indignes mains dans lesquelles peut tomber un grand peuple…
Le naturel du pouvoir absolu, dans les siècles démocratiques, n’est ni cruel ni sauvage, mais il est minutieux et tracassier. »
Extraits de De la démocratie en Amérique, Livre II, 1840
Alexis de Tocqueville (1805-1859)
Cité dans L’âge de faire n° 11 juillet août 2007