samedi 31 octobre 2009

Expérience concrète de revenu d'existence

Où ça ?
  • Dans un pays gâté par la nature et l'histoire.
  • Dans un pays assez riche pour commencer à réfléchir à un partage plus équitable.
  • Dans un pays comptant une population très bien éduquée et regroupant de très nombreuses universités, donc une masse d'esprits visionnaires et humanistes à même de porter un tel projet.
  • Dans un pays où de longues traditions démocratiques ont permis l'émergence d'un projet réellement centré sur les besoins des citoyens.
Bien sûr, vous l'aviez deviné, il s'agit bien de la Namibie !

  1. la Namibie est un État indépendant depuis 1990.
  2. la population est d'environ 2,2 millions d'habitants en 2007 pour 842 000 km².
  3. la Namibie est un des pays les plus arides et les moins peuplés du monde.
  4. L'espérance de vie est de 47 ans.
  5. 44% de la population a moins de 16 ans.
  6. 76% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
  7. en 2005, le taux de chômage tourne autour des 35% (57% pour les 20-24 ans).
  8. Le coefficient de Gini est de 0,7 (mesure du degré d'inégalité de la distribution des revenus - 0 = égalité sociale, 1 = inégalité sociale) (0.36 en France).
  9. la Namibie est classée 129 sur 179 pays selon l'IDH (Indice de Développement Humain, santé + éducation + niveau de vie).
  10. selon l'Onusida, la Namibie est confrontée à l'un des taux de VIH-sida les plus élevés du monde avec 21,3% des adultes contaminés.
  11. la production de diamants représente quelques 40% du Produit Intérieur Brut (PIB)
Le revenu de base mis en place (sur 1000 habitants et à titre expérimental sur 2 ans) représente 100 $ namibiens, soit un peu moins de 9 € / mois.
Par rapport au niveau des revenus d'activités dans le pays, c'est un peu plus de 1/10 d'un salaire de base.

Effets observés : diminution de la sous-alimentation, du développement du Sida, de la criminalité ET développement des échanges économiques...
A suivre.
Source : BIG Coalition Namibia

Anecdote : des études ADN font de la Namibie le berceau de l’humanité...

MAJ Marseillaise V2.0

Parce que nous sommes aussi des êtres de symboles et d'émotions...
Voici la proposition de nouvelle marseillaise de Graeme Allwright et Sylvie Dien
Site Internet

Ecouter

Le texte :

Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L’étendard d’espoir est levé
L’étendard de justice et de paix.

Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos cœurs
L’amitié la joie et le partage.

(refrain)
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière.

vendredi 30 octobre 2009

Le consommateur, problème ET solution, acteur majeur du changement climatique


Le consommateur, acteur majeur de la lutte contre le changement climatique

Une étude britannique replace le consommateur au cœur de la lutte contre le changement climatique et offre un autre regard sur ce sujet au moment où les pouvoirs publics français souhaitent inciter des modes de consommation et de production durables.

28/10/2009 -
Lire l'actu

© Actu-Environnement

"Pour appuyer son analyse, l'étude britannique calcule les émissions de gaz à effet de serre de chaque pays selon sa consommation et non plus selon sa production. [...] selon ses auteurs, une vision basée sur la consommation raconte une autre histoire… Une part importante de la production de certains pays, ''les usines du monde'', est en effet destinée à l'exportation quand d'autres ont délocalisé en partie leur production."
Ainsi, les émissions des pays dits développés augmentent de près de 20%, alors que celles de la Chine diminuent d'autant."
Ca me fait penser à un possible effet pervers de la fiscalité "carbone" basée sur les émissions de la production : plus ça coûtera cher de polluer, plus tout le monde voudra se débarrasser chez le voisin des productions polluantes... tout en consommant le résultat de cette production. On voit bien comment certains acteurs "transnationaux" tireront leur épingle du jeu (en prenant la marge des 2 côtés) et comment le social et l'environnemental seront perdants. Alors que si on base cette même fiscalité sur la consommation, alors là, pas d'autre échappatoire que la sobriété.

Simple mais étonnant :
Le rapport pointe aussi le fait que les productions délocalisées dans les pays "en développement" sont plus polluantes (en plus du transport) que si nous avions continué à produire chez nous. En effet, ces pays ne disposent pas encore des mêmes technologies "moins polluantes" que nous.


Voir aussi l'intéressant scénario "saute-mouton" qui me semble montrer ce que disent les objecteurs de croissance à propos de la décroissance au Nord et de l'autre croissance au Sud.
Et enfin, une analyse détaillée et imagée de l'impact d'un produit à différentes étapes de son cycle de vie.
Et des pistes d'amélioration. Un exemple de politique "orientée consommateur" :
On peut penser qu'il suffirait plutôt d'interdire la production d'appareils de classe > B, mais quand on voit la puissance des lobbies, on se dit que cette méthode "douce", centrée sur les comportements est peut être plus efficace et plus durable.

C'est en anglais mais ça vaut le coup, je trouve : http://www.sci.manchester.ac.uk/medialibrary/copenhagenpaper.pdf

Et si certains en ont marre d'être pointés du doigt, culpabilisés... essayez d'arrêter de l'être, coupables, ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité, difficile à assumer, certes, mais qui peut évoluer un peu chaque jour :-)

C'est dit !

''Nous sommes à un tournant de l'humanité et si nous devons changer les choses, c'est maintenant. 50 % de nos émissions de gaz à effet de serre proviennent de nos modes de production et de consommation. Nous devons tourner le dos aux excès de la société de consommation et revenir à la simple satisfaction de nos besoins. C'est une question de choix de société''.

Bonne nouvelle ! C'est Chantal Jouanno qui parle. La schizophrénie de certains ne laisse pas de m'étonner. A moins que ce soit de la comm'...

jeudi 29 octobre 2009

Courrier international : La vie meilleure : mode d'emploi

Source : Courrier International

Bonne nouvelle : Pour prolonger ce hors-série, Courrier international continuera, chaque semaine, à publier d’autres expériences, dans une page intitulée “La vie meilleure”.

mercredi 28 octobre 2009

Mon Dieu !

Décroissance ? Vous avez dit décroissance? Source : Blog MediaPart
Juste pour le début :
"
Si l'on avait, lors d'un dîner, au temps de louis XIV, de louis XV , comme cela, entre gens biens, gentilshommes, clercs, honnêtes hommes , déclaré, tout de go , entre la carpe et le sanglier, que, tout bien analysé, l'idée d'un dieu vivant et crucifié n 'était pas très sérieuse, il est à peu près certain que l'on vous eut sur le champ coupé la tête après maints supplices.

Avec et après mille contorsions verbales essayez aujourd'hui, entre la poire et le fromage, d'avancer l'idée que la croissance n est peut-être ni le moteur ni l'idéal des sociétés futures et l'on vous accusera aussitôt de ramener le monde aux temps des bougies, d'être un être égoïste et sans cœur qui mesure mal les insatisfactions du monde, un repu qui crache dans la soupe, un nanti peu soucieux des besoins des autres, provocateur gras et, la croissance étant l' emploi, un pervers qui fait du chômage et des misères qu'il engendre un cancer en expansion continuelle.

Et pourtant l'angélisme des tenants de la croissance, quelque soit sa couleur, a quelque chose d'infiniment plus pervers puisqu'il ne permet pas de poser la seule question qui vaille :où allons nous?
"

dimanche 25 octobre 2009

Petit jeu : "pourquoi, pourquoi, pourquoi..."

Source : "l'arpent nourricier"

"
La règle est simple, et vous pouvez vous l’appliquer à vous-même : il sufit de considérer une décision importante que vous avez prise ou que vous vous apprêtez à prendre, et de demander ‘pourquoi ?’ de façon récursive jusqu’à ce que ça n’ait plus aucun sens. Si l’on conduisait cet exercice assez souvent, on serait plus au fait de nos motivations profondes.
"

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vendredi 23 octobre 2009

Lectures (encore)

Quelques lectures, orientées, mais pas forcément convergentes, puisque comme dans tous systèmes, la vérité est sans doute plurielle, afin d'assurer un fragile équilibre entre efficacité et résilience...

Lire à ce sujet l'article très intéressant de Bernard Lietaer, Robert Ulanowicz, Sally Goerner, qui, s'il se concentre sur le système bancaire, propose une analyse et une méthode qui s'applique à beaucoup de domaines : Livre blanc
Jean Zin continue a creuser un sillon que je trouve très pertinent :
http://jeanzin.fr/index.php?post/2009/09/07/Un-seul-monde-plusieurs-systemes

Jean Gadrey rejoint les objecteurs de croissance et donne une analyse critique intéressante des bonnes raisons de ne pas utiliser le terme "Décroissance". Il débat également sur la sortie du salariat (apparemment il a raté le revenu d'existence...) et donne une piste complémentaire de gisement d'emplois.
http://www.alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/10/08/la-decroissance-idees-fortes-terme-ambigu/

Texte fouillé et de fond sur la stratégie des objecteurs de croissance :
Les 3 pieds politiques de l'Objection de croissance : texte qui tente d'organiser la cohérence politique en assumant une triple présence : dans le champ "politicien", dans le champ des alternatives concrètes, dans le champ "idéologique" du projet. En PDF

Le mensuel La Décroissance, qui, s'il me hérisse toujours les poils avec son côté inutilement agressif, regroupe quand même quelques articles qui posent de vraies bonnes questions. Et donc notamment dans la dernière livraison : Non au ghetto écolo !
http://www.ladecroissance.net/?chemin=journal
Une réflexion théorique en réponse à un questionnement porté par le livre "L'insurrection qui vient"
La Décroissance serait-elle un concept économique ? http://bellaciao.org/fr/spip.php?article92883

La Décroissance plus ou moins assumée par des personnalités grand public dans des médias grand public :
http://www.francesoir.fr/politique/2009/10/22/noel-mamere.html http://www.lejdd.fr/Medias/Television/Actualite/Arthus-Bertrand-Je-crois-a-la-decroissance-143346/

mardi 20 octobre 2009

L'émergence de nouveaux services comme moteur de la croissance

Source : Lemonde.fr

C'est marrant, on peut comprendre des choses très différentes à la lecture de cet article...
J'y lis tantôt :
  • le début de la valorisation de l'usage contre la propriété (donc le développement des services de location, de partage d'objets, de réparation...).
  • une justification du revenu d'existence (non solvabilité des ménages).
Ou j'en retiens des horreurs :
  • "segments à moindre valeur ajoutée" = les moins de 30 ans, les moins riches, les familles monoparentales et les Parisiens.
  • Toujours selon l'article, ceux-ci sont externalisés par la mondialisation ! C'est à dire ?
  • l'amalgame entre la part du budget consacrée à l'immobilier et celle consacrée à l'alimentation (alors qu'en fait, la première explose, la seconde diminue).
Je pense que le journaliste n'a pas lu le rapport !
On le trouve ici : stratégie.gouv.fr
Regardez la composition du groupe [expertocratie flamboyante !], c'est amusant d'imaginer tout ce beau monde en train de réfléchir à notre place. Dommage qu'ils n'aient jamais entendu parlé des conférences de citoyens...
Je vais jeter un oeil, voir ce qui est vraiment dit dans ce rapport...

Après lecture du résumé.
D'autres horreurs :
  • "une dégradation relative de la qualité de l’emploi et des conditions de travail des bas salaires en France12 et une limitation des salaires des classes moyennes entre bas et hauts salaires." Ah bon, je croyais que ce n'était pas vrai ça ?
  • "les formes contractuelles instables issues de la dualisation du marché du travail ont diminué l’espérance de revenu tout au long de la vie de certains salariés peu qualifiés"
    Vous avez compris ? En français : ceux qui n'ont pas eu la chance de faire des études, n'ont pas non plus le pouvoir de négocier un contrat stable ni un bon salaire. En bref : précarité.
  • "Certes, l’ajustement de l’emploi qu’a connu l’économie française depuis début 2008 a été d’une ampleur sans précédent, mais il touche essentiellement la périphérie (contrats précaires, sous-traitance)." Ca pourrait être drôle si ce n'était pas si cynique... quel charabia bordel !
  • "Les mécanismes à l’oeuvre aujourd’hui valident et amplifient l’idée d’une dualisation du marché du travail, en fonction des qualifications."
    Comme ça c'est dit. On va malheureusement pouvoir ressortir la lutte des classes, en sachant clairement qui est de quel côté.
  • "la crise a exacerbé un rapport paradoxal au travail. La relation au travail s’est affaiblie dans les pays occidentaux sous l’effet de la crise et des pratiques managériales qui l’ont accompagnée. Le travail est alors perçu comme plus contraint, source de stress, voire ayant perdu du sens." Sans blague ! Demandez aux gars de France Telecom.
  • "Des études récentes remettent en cause l’efficacité de la motivation des individus par leur niveau de salaire et témoignent d’une transformation de la valeur travail ; L’actionnariat salarié, de même que les entreprises coopératives, peut fournir un mode plus équilibré de participation des salariés à la vie et aux profits de l’entreprise." Bravo, vous allez finir par y arriver.
  • "Un mouvement correcteur naturel parfois annoncé de relocalisation est peu probable. Les échecs répétés en matière de délocalisation ne créent pas une contre-tendance. Ils sont inhérents à la délocalisation, comme les faillites le sont aux créations d’entreprises. La hausse des coûts du transport, évoquée souvent comme facteur de relocalisation, devrait, selon le CEPII, être extrêmement forte pour induire un impact négatif significatif sur les échanges." Dommage ! On verra...
L'article et les accroches du rapport sont très "positivants" par rapport au contenu lui-même... communication.
Ces gentils experts qui ne nous veulent que du bien devraient aller au bistrot de temps en temps, ou à la plage (publique), ou à une manif, ou dans la rue, ou dans une file d'attente à La Poste... bref parler à des vrais gens.

Serge Latouche : « Nous devons sortir de la toxico-dépendance de la société de consommation »

Source: Basta!
  • Décroissance = décrue (d'un fleuve qui a débordé).
  • terme "peu" récupérable par le marketing
"
En cette période de crise économique où beaucoup prophétisent impatiemment le "retour de la croissance", Serge Latouche défend à contre-courant une société de sobriété choisie. Ce professeur émérite de l’université Paris-Sud invite à contrer la propagande du marketing, pour inventer de nouveaux modes de vie. Pour lui, la crise doit être une occasion pour réinterroger les comportements individuels et collectifs, afin peut-être d’éviter à notre société le "crash".
"

Textes et vidéos.

samedi 3 octobre 2009

Blog 1+1 = salade : pour une alimentation permaculturelle

Source : 1+1 = salade

"Puisque la production alimentaire et l’alimentation sont les deux faces d’une même pièce, et que la permaculture s’est beaucoup intéressée aux systèmes agricoles, aborder l’alimentation sous un angle permaculturel semble couler de source.

L’alimentation devrait être abordée suivant plusieurs angles fortement connectés : nutrition, écologie, énergie, culture :

  • Par nutrition, j’entends une alimentation respectueuse des Hommes.
  • Par écologie, j’entends une alimentation respectueuse des écosystèmes.
  • Par énergie, j’entends une alimentation nécessitant peu d’énergie sur toute la chaîne (de la fourche à la fourchette).
  • Par culture, j’entends une alimentation intégrée dans un art de vivre."
Lire la suite

Et plus d'explication sur la permaculture sur le même blog.