samedi 28 novembre 2009

Conférence NegaWatt - 2 décembre 2010 - Moissac - 20h


MOISSAC
Mercredi 2 décembre 2009
20 h
salle du Moulin
Venez découvrir l'énergie la moins couteuse et la plus propre : Le Négawatt
20 h : exposé de Christian COUTURIER « un autre paysage énergétique est possible »
21 h : débat et préparation d'actions locales

Le local, terreau de décroissance ?

Source : Utoplib - Utopies libertaires

Copie intégrale pour mémoire, merci.

Au printemps 2008, Serge Latouche faisait paraître dans Entropia (n°4 spécial « Décroissance et utopie »), revue d’étude théorique et politique de la décroissance (éditions Parangon/Vs), un article sur la décroissance mise en pratique sur le plan local, lieu privilégié, selon lui, de son développement.

Ci-dessous, de gros extraits de ce texte (sur le Net, vous ne le trouverez nulle part ailleurs qu’ici, veinards !). Pour une lecture plus facile/rapide sur écran, j’ai supprimé les notes et certains passages […/xxx]. A la place des passages supprimés les plus longs, j’ai résumé très succinctement par des mots-clés les idées qui y étaient traitées. Pour le texte complet, une solution : procurez-vous la revue !

« Pour une relocalisation de l’utopie.

[…] Pour contrer la périphérisation urbaine et politique engendrée par la société de croissance, la solution pourrait consister à reprendre «l’utopie» de « l’écomunicipalisme » de Murray Bookchin. « Il n’est pas totalement absurde de penser qu’une société écologique puisse être constituée d’une municipalité de petites municipalités, chacune formée par une « commune des communes » plus petites (…) en parfaite harmonie avec leur écosystème. » La reconquête ou la réinvention des commons (communaux, biens communs, espace communautaire) et l’auto-organisation de « biorégions » constituent une illustration possible de cette démarche. […/définition de la biorégion]

Certes, dans l’état actuel des choses, on est confronté à un « dilemme démocratique » qui peut s’énoncer ainsi : plus une entité/unité politique est petite, donc directement contrôlable par ses citoyens, plus sont restreints ses domaines de souveraineté. Sa capacité de décision et d’action ne s’exerce pas sur les questions qui chevauchent ses limites territoriales mais elle subit l’influence des dynamiques externes, particulièrement dans le domaine écologique. En revanche, plus la circonscription politique territoriale s’étend, plus s’affaiblissent les opportunités de participation des citoyens. […] Ce qui compte c’est l’existence d’un projet collectif enraciné dans un territoire comme lieu du vivre en commun, donc à préserver et soigner le bien de tous. […]

Considérer une aire métropolitaine comme une articulation de quartiers autonomes fonctionnant comme des communes juxtaposées, selon l’idée de Bookchin, est intéressant, mais ne peut fonctionner que si les instances de quartier disposent d’un véritable pouvoir et ne sont pas de simples relais ce qui suppose le déverrouillage de l’échelon supérieur. […./exemples des résistances locales anti « grands projets » – tunnels, centrales électriques, thermogénérateurs, aéroports régionaux… / évocation du mvt des slowcities / local= nœud dans un réseau de relations transversales vertueuses et solidaires.]

Le programme de la relocalisation implique la recherche de l’autosuffisance alimentaire d’abord, puis économique et financière. Il conviendrait de maintenir et développer l’activité de base dans chaque région : agriculture et horticulture de préférence organique, dans le respect des saisons. […/ Exemple de la Hollande/agriculture extensive, bio. Autosuffisance mais échanges avec régions de même type]

On recherchera aussi l’autonomie énergétique locale : les énergies renouvelables « sont adaptées aux sociétés décentralisées, sans grande concentration humaines. Mais cette dispersion est aussi un avantage : chaque région du monde possède un potentiel naturel pour développer une ou plusieurs filières d’énergie renouvelables. » Etant donné qu’un emploi précaire créé dans la grande distribution détruit cinq emplois durables dans les commerces de proximité, on encouragera le commerce local. […]

Enfin, il faut songer à inventer une véritable politique monétaire locale. Pour maintenir le pouvoir d’achat des habitants, les flux monétaires devraient rester le plus possible dans la région, de même que les décisions économiques […] seraient prises au niveau régional. […] Le rôle des monnaies locales, sociales ou complémentaires est de mettre en relation des besoins insatisfaits avec des ressources qui autrement resteraient en jachère. Les micro-expériences sont légion : chèques des systèmes d’échanges locaux, les monnaies fondantes, creditos argentins, bons d’achat spécifiques (chèques repas, chèques transport, fureai kippu au Japon, « coupon de relation fraternelle » pour les soins aux personnes âgées, etc.).

Toutefois, la réappropriation systématique de la création et de l’usage local de la monnaie n’a encore jamais été tentée. L’échelon idéal pour une telle expérience étant sans doute la biorégion, il faut songer à inventer des ”monnaies biorégionales”. [… /exemples des expériences locales encourageantes : réduction consommation d’énergie, commandes publiques = levier de changement, fournisseurs locaux, bio dans les cantines, Rennes sans pesticides, promotion des transports en commun, mises en régie des « biens publics communs »…]

La régionalisation signifie : moins de transport, des chaînes de production transparentes, des incitations pour une production et une consommation soutenables, une dépendance réduite des flux de capitaux et des multinationales et une plus grande sécurité dans tous les sens du terme.

Régionaliser et réenchasser l’économie dans la société locale préserve l’environnement qui, en dernier ressort, est la base de toute économie, ouvre à chacun une approche plus démocratique de l’économie, réduit le chômage, renforce la participation (donc l’intégration) et affermit la solidarité, offre de nouvelles perspectives pour les pays en développement, et, enfin, fortifie la santé des citoyens des pays riches grâce à l’accroissement de la sobriété et à la diminution du stress. »

[…/ SL de conclure sur l’importance du pragmatisme et du réformisme en politique par lesquels passeront, selon lui, forcément ses idées de transformation.]

> Pour prendre connaissance des sommaires des autres numéros de la revue ou/et vous y abonner (26 euros/2 numéros), cliquer ICI.

Certains anciens numéros sont trouvables à moitié prix chez certains soldeurs de grandes villes.

Coïncidence ?

Fortuit ou pas c'est "croquignolet" !



mercredi 25 novembre 2009

Copenhague : 100 mots soumis au jugement des Français

Copenhague : 100 mots soumis au jugement des Français

Comment les Français perçoivent-ils les grands enjeux du changement climatique. Dans quel état d'esprit et de quelle façon appréhendent-ils le Sommet de Copenhague ? C'est ce qu'ont voulu savoir ''Les...

25/11/2009 -
Lire l'actu

© Actu-Environnement

Les résultats de l'enquête

Pour une éthique de l'existence post-capitaliste

Source : plusconscient.net

"Christian Arnsperger, économiste et philosophe de l'économie, professeur à l'Université Catholique de Louvain. est l'auteur de "Ethique de l'existence post-capitaliste - Pour un militantisme existentiel"."

"Selon Christian Arnsperger, il ne s'agit pas seulement de changer le système en profondeur, mais de modifier notre vision du sens de la vie. Se rapprochant des thèses de la décroissance, Christian Arnsperger, devant la nécessité de relocaliser l'économie, propose le retour à des structures qu'il décrit comme communalistes."

Interview à écouter ici : Plusconscient.net

Source: Radio Ici & Maintenant

lundi 16 novembre 2009

Survol et amalgame : Le Monde

Source : LeMonde.fr

Article 1 : La crise relance le thème de la décroissance
Article 2 sous forme de contre-feu : A l'extrême droite aussi, on refuse les "dérives productivistes et mercantiles"

Je ne cite même pas car il n'y a vraiment pas grand chose dans l'article...
Ah si finalement en relisant attentivement :
  • " "On sent la montée en puissance de comportements écocitoyens et d'une consommation plus sobre mais ce n'est pas encore la décroissance", tempère Jérome Fourquet, directeur de l'IFOP."
    Donc si ce n'est PAS ENCORE la décroissance, ça va venir... mais on voit bien que ça les inquiète à l'IFOP et au Monde !
  • Évidemment, ils n'ont pas oublié le dérapage malthusien de Cochet.
  • "Comment prôner la croissance des "biens essentiels" mais inciter à la décroissance des "biens superflus", s'interroge la direction."
    Encore une question qui contient la réponse mais que le PS va débattre pendant 10 ans !
Par contre, la mise en page du journal donne toute sa place à l'encadré spécial "discrédit" sur l'extrême droite !
Et sur Internet, les 2 articles se renvoyant l'un à l'autre, les moteurs de recherche vont pouvoir lier "décroissance" et "extrême droite"...

Suite du jeu Pourquoi, pourquoi,pourquoi... la Parabole du Pêcheur

Un investisseur américain se promène au bord de l'eau dans un petit village côtier mexicain.
Un bateau rentre au port, contenant plusieurs thons.
L'Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.
- " Pas très longtemps ", répond le Mexicain.
- " Mais alors, pourquoi n'êtes vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus ? ", demande le banquier.
Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.
L'Américain demande alors :
- " Mais que faites-vous le reste du temps ? "
- " Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie. "

L'Américain l'interrompt :
- " J'ai un M.B.A. de l'université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau.
Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l'usine, et même ouvrir votre propre usine.
Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut être New York, d'où vous dirigeriez toutes vos affaires. "

Le Mexicain demande alors :
- " Combien de temps cela prendrait-il ? "
- " 15 à 20 ans, répond le banquier. "

- " Et après ? "
- " Après, c'est là que ça devient intéressant, répond l'Américain en riant. Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions. "

- " Des millions ? Mais après ? "
- " Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme, et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.

Arroseur arrosé : publicité gratuite

Pour rire, détournement de la couverture du journal La Décroissance :
Suite à la prise de cette photo (non préméditée).
L'effondrement : et après ? Une nouvelle génération avec un autre imaginaire...
Pour faire la pub de cet excellent numéro d'Entropia

Justice : courrier d'Eva Joly


Supprimer le juge d'instruction ne constitue pas une simple réforme de notre système pénal, mais porte atteinte au plus haut de nos principes, celui de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir politique.

Votre discours ne mentionne aucune garantie d'indépendance pour les enquêtes.

Ce silence, dans un domaine qui constitutionnellement vous échoie, porte la marque du stratagème politique.

Mais le verbe haut et toute la rhétorique du monde ne suffiront pas pour convaincre les Français qu'un parquet soumis aux instructions du ministre constitue une meilleure garantie pour le justiciable qu'un juge indépendant. Vous affirmez que notre pays est marqué par une tradition de "rivalité" entre le politique et le judiciaire.

La rivalité n'est pas du côté des juges, elle est le fruit de la peur des politiques.

Vous pensez que la légitimité politique prime sur tous les pouvoirs. Or c'est précisément pour contenir le désir de toute-puissance qui s'empare naturellement des gouvernants que les Lumières ont forgé le concept de séparation des pouvoirs.

John Locke l'a observé justement : "C'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites."

Il ne fait pas bon en France incarner une de ces limites. Plus d'un magistrat en France peut en témoigner.

Qui peut encore croire que le juge d'instruction est "l'homme le plus puissant de France" ?
Certainement pas vous, Monsieur le président. L'homme le plus puissant de France, c'est vous.

Vous avez le pouvoir de faire saisir un tribunal arbitral qui attribue 285 millions d'euros à un de vos soutiens.

Vous avez le pouvoir de déguiser une grâce individuelle à un préfet dévoyé en grâce collective.


LE SPECTACLE DE L'IMPUNITÉ
A de rares exceptions, en matière financière, il n'y a plus que des enquêtes préliminaires, et des dossiers bouclés dorment dans les tiroirs. La liste des enquêtes non effectuées est impressionnante : les soupçons de corruption à l'encontre de Christian Poncelet, ex-président du Sénat ; les flux financiers allégués de Jacques Chirac au Japon ; les fortunes apparemment mal acquises des présidents africains placées en France ; le rôle supposé de la BNP Paribas dans les montages corrupteurs au Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa. La justice aurait dû enquêter pour crever l'abcès. Elle ne l'a pas fait, laissant se répandre le poison du soupçon et le spectacle de l'impunité.

Une justice dépendante, c'est une justice qui n'ouvre pas d'enquête lorsque les faits déplaisent au pouvoir. Rappelez-vous du massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961. Il n'y eut jamais aucune enquête ! Aucune condamnation ! Parce que le parquet ne le jugea pas opportun. Est-ce cette face-là de la justice qu'il faut faire ressortir au XXIe siècle ?

Le juge d'instruction est le fruit de notre histoire. Il n'existe pas ou a disparu en dehors de nos frontières. Il peut évidemment être supprimé, mais à condition que sa disparition entraîne davantage de démocratie et non davantage d'arbitraire.

Peu importe qui mène les enquêtes pourvu que les magistrats soient préservés des pressions ; pourvu que les investigations puissent être conduites, ne soient pas étouffées dans l'œuf.
Vous voulez confier les enquêtes au parquet ?

Cela se peut, mais il faut alors rendre le parquet indépendant de votre pouvoir, ce qui, vous en conviendrez, n'a guère été votre choix.

Les contempteurs des juges d'instruction affirment qu'il est impossible d'instruire à charge et à décharge. Si le parquet enquête, il héritera du même dilemme. A moins que vous n'ayez l'intention d'accorder aux avocats un pouvoir d'enquête. Non seulement la justice sera aux ordres, mais elle deviendra inégalitaire, à l'image de la justice américaine. En somme, vous aurez pris le pire des deux systèmes : l'arbitraire et l'inégalité.

Face à un projet qui foule aux pieds l'idéal de 1789 d'égalité des citoyens devant la loi, face à une réforme qui risque de transformer notre pays en République oligarchique, à la solde de quelques-uns, j'appelle les Françaises et les Français épris de justice à la mobilisation contre votre projet.

Eva Joly, ancienne magistrate

jeudi 12 novembre 2009

Images

Cette seconde image est surtout intéressante pour dire que, le temps passant, les marges de manoeuvre risquent d'être de moins en moins grandes...


Source : The Natural Step

jeudi 5 novembre 2009

Ecologie et inégalités

Source : L'Observatoire des Inégalités

Ecologie et inégalités sont deux domaines très souvent imbriqués. Economiste et conseiller scientifique à l’OFCE (Centre de recherche en économie à Sciences Po) et chercheur invité au Centre d’études européennes de l’Université d’Harvard, Eloi Laurent nous propose une synthèse des principales problématiques liées aux enjeux environnementaux et sociaux.

Lire la suite

Extrait
  • "L’ambition de l’écologie politique pourrait être, au moyen des ressources accumulées par la puissance publique, de permettre au plus grand nombre d’accéder au développement humain (revenu, éducation, santé) de manière durable. Les rapports qu’entretiennent la démocratie, définie comme le régime politique qui vise à réaliser la justice sociale, et l’écologie, définie comme la considération portée aux générations futures, se trouvent, dans cette approche, au centre des interdépendances – en fait de la codétermination – des systèmes économique, écologique et politique."

Le nombre de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour (carte en anamorphose) :

mercredi 4 novembre 2009

Transmission ?

Esteban, 5 ans.

"Pour l'univers, on est comme des atomes, on est invisible.
...
De toutes façons, l'univers il a pas d'yeux.
...
Oui mais nous on fait partie de l'univers, alors il a des yeux l'univers, des milliers d'yeux !"

lundi 2 novembre 2009

Rappel : pourquoi l'escargot ?


En plus de son caractère lent et paisible, il y a une autre raison pour laquelle l'escargot est le symbole des mouvements d'objection de croissance.

Ivan Illich : 

« L’escargot construit la délicate architecture de sa coquille en ajoutant l’une après l’autre des spires toujours plus larges, puis il cesse brusquement et commence des enroulements cette fois décroissants. 
C’est qu’une seule spire encore plus large donnerait à la coquille une dimension seize fois plus grande. Au lieu de contribuer au bien-être de l’animal, elle le surchargerait. Dès lors, toute augmentation de sa productivité servirait seulement à pallier les difficultés créées par cet agrandissement de la coquille au-delà des limites fixées par sa finalité. »

Cette métaphore témoigne du caractère insoutenable et irréaliste de la croissance infinie. Elle indique en outre la nécessité de la réduction de la production, lorsque certains seuils sont atteints et que commence alors un processus de destruction des effets positifs engrangés jusque là.