mercredi 22 mai 2013

Une campagne décalée et positive sur les bienfaits de l'agroécologie

Source : BioConsomm'Acteurs


AVSF lance sa campagne : « Plus près, plus sain, plus juste, c’est meilleur pour tout le monde ! »


Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) est une association de solidarité internationale reconnue d’utilité publique, qui agit depuis 1977 pour soutenir l’agriculture paysanne au Sud. Elle met au service des communautés paysannes menacées par l’exclusion ou la pauvreté, les compétences de professionnels de l’agriculture, de l’élevage et de la santé animale. Elle défend l’agroécologie car celle-ci constitue une solution indispensable pour répondre aux défis alimentaire, environnemental, climatique, sanitaire, ainsi que d’emploi en milieu rural.
Convaincue qu’une consommation plus locale, plus saine et plus juste est indispensable au Nord comme au Sud, l’association AVSF lance sa 1ère campagne de communication, attrayante, positive et décalée. Elle vise à rappeler qu’au Sud comme au Nord, une production plus saine, plus locale et plus juste, tant pour le consommateur que pour les producteurs, est une absolue nécessité.
Frédéric Apollin, Directeur d’AVSF, témoigne :
"Notre positionnement est directement lié à notre vision globale de l’agroécologie. Le combat est le même au Nord comme au Sud ! Nous avons toute légitimité à défendre des positionnements communs, sur la défense et la promotion des agricultures paysannes qu’elles soient au Nord ou au Sud. L’agroécologie que nous défendons au Pérou, au Togo ou au Cambodge, est aussi celle que nous devons tous ensemble défendre en France : une agriculture de proximité, créatrice d’emplois sur les territoires, protectrice de l’environnement et des paysages, inscrite dans une économie sociale et solidaire, incontournable pour l’alimentation des villes et des campagnes en produits frais, sains et diversifiés. A l’heure du scandale de la viande de boeuf impossible à tracer, est-il besoin de rappeler à quel point ces enjeux sont primordiaux ?"
Découvrez la campagne, le quizz, des vidéos et encore plus d'informations sur le site internet :

Dernières nouvelles des changements climatiques

Source : JDLE

  • "Une manière de dire que nous ne couperons pas au renforcement de nos infrastructures, au changement de notre urbanisme et au bouleversement de nos habitudes, tant les changements en marche sont puissants.
  • En témoigne le bulletin de santé de l’atmosphère publié, le 9 mai, par l’observatoire de Mauna Loa (Hawaï). Gérée par l’administration américaine de l’océan et de l’atmosphère (Noaa), cette installation est la seule au monde à enregistrer quotidiennement, depuis 1958, la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. La semaine passée, cette teneur a atteint 400 parties par million de CO2 (ppm, soit 0,04%): du jamais vu depuis 800.000 ans !
  • L’équipe de Rachel Warren a modélisé les conséquences d’un fort réchauffement sur 50.000 espèces de plantes et d’animaux. Conclusion: un tiers des animaux et près de 60% des plantes pris en compte vont perdre au moins la moitié de leur habitat naturel. La faute à la montée des températures, mais aussi aux changements du régime de précipitations."


Lire l'article


samedi 27 avril 2013

Valeur travail

Source : Baptiste Mylondo, "Ménageons notre peine" dans l'ouvrage "L'antiproductivisme" à paraître aux éditions Parangon

A propos du travail :
  • Stevenson : oisiveté n’est pas fainéantise, elle « ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent au dogme de la classe dominante ».
  • B. Vian : "Le travail c’est ce qu’on ne peut pas arrêter de faire quand on a envie d’arrêter de le faire"
  • « travailler tous pour travailler moins »
  • « consommer moins pour travailler encore moins »
  • En effet, tandis que la RTT à salaire constant mise sur un partage plus équilibré des gains de productivité, entre profits et salaires et entre production et consommation, le droit au temps partiel implique quant à lui un rééquilibrage entre le couple production/consommation d’un côté et temps libre de l’autre, signifiant à ce titre une rupture bien plus marquée avec la logique productiviste et consumériste.

mardi 23 avril 2013

Transition : allonger la durée de garantie à 10 ans

Source : Les Amis de la Terre

Une bonne idée pour commencer à changer de pratiques, de repères et de valeurs.
La question est : est-ce compatible avec la destruction créatrice (aboutissant à l'obsolescence accélérée) chère au capitalisme (et à son maintien) ?



Trop souvent, trop longtemps, nous autres, simples consommateurs avons été soumis aux diktats des producteurs. Aujourd’hui, alors que la pression sur les ressources devient insoutenable, beaucoup de citoyens militent pour la fin de notre « société du jetable » et sont excédés par l’obsolescence programmée, notamment dans la high-tech. Si les Amis de la Terre ont souvent dénoncé l’impact écologique de telles pratiques, notre association pousse aussi de nombreuses demandes. Parmi elle, l’extension de la garantie de tous les biens de consommation à 10 ans. Mesdames et messieurs les députés, soyez-y sensible ! Ne cédez pas aux pressions des producteurs !
Outre ses bénéfices environnementaux, l’extension de la garantie à 10 ans est un moyen de favoriser l’emploi local, la compétitivité des entreprises et de répondre à l’aspiration montante à consommer autrement.
Les 2 ans de garantie actuels laissent la possibilité à certains industriels de mettre sur le marché des produits avec une durée de vie limitée, c’est le cas de l’imprimante Epson qui cessait de fonctionne au bout de 18 000 copie, de l’iPod d’Apple dont la durée de vie était limitée à celle de sa batterie ou encore aux entreprises de ne plus permettre la mise à jour des systèmes d’exploitation au bout de quelques années. A l’inverse, les industriels qui tentent de se démarquer en offrant des produits durables et de qualité ne sont nullement valorisés.
Nous le savons, le modèle de consommation du jetable n’est pas viable : alors que les ressources s’épuisent, de l’énergie, des matières sont prélevées pour être rapidement jetées ; nos consommations ne répondent pas à nos besoins réels et le travail nécessaire à la production de nos biens est dévalorisé.
La réduction de la durée de vie des produits est constatée depuis plusieurs années : l’époque où le lave linge de la grand-mère fonctionnait pendant 20 ans semble révolue. Plus performants lors de leur utilisation, nos produits sont aussi plus polluants à fabriquer, plus fragiles et difficiles à réparer : produits indémontables, pièces détachées indisponibles, etc. Pire, la réparation devient un non sens économique : il est parfois plus cher de faire réparer que d’acheter un produit neuf.

Allonger la durée de garantie à 10 ans revient finalement à sortir de ce cercle vicieux pour aller vers un modèle plus vertueux.
L’allongement de la durée de vie des produits représente un vivier d’emplois plus important que celui du jetable. Si la production nationale peut difficilement rivaliser sur le terrain des prix avec les produits importés des pays à bas salaires, l’engagement résolu dans une production orientée vers la qualité et la durabilité est une voie de compétitivité d’avenir. Nos entreprises ont les moyens de concevoir et de fabriquer des produits durables, réparables, incorporant de manière raisonnée le progrès techniques. Enfin, avec des produits conçus pour être réparés et non pour être jetés, les réparateurs pourront localement valoriser leur savoir-faire et leurs compétences.
L’instauration d’une garantie à 10 ans ne mettra donc en péril que le modèle économique de ceux qui continueront d’écouler des produits de mauvaise qualité. Ces quelques uns s’opposent à toute extension de garantie et se pressent pour que la proposition de loi de Jean-Vincent Placé n’aboutisse pas et que le projet de loi consommation de Benoît Hamon ne contienne pas cette mesure. Un changement radical de nos modes de production et de consommation ne se fera cependant pas sans cette mesure : soutenez la garantie à 10 ans pour tous les biens de consommation !
Par Martine Laplante, présidente des Amis de la Terre
Phillipe Moati, professeur agrégé d’économie à l’Université Paris-Diderot
Frédéric Bordage, co-fondateur de l’Alliance Green IT
Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid
Contact presse : Caroline Prak (les Amis de la Terre) : 01 48 51 18 96 - 06 86 41 53 43
Plus d’informations sur la campagne sur l’obsolescence programmée :
www.amisdelaterre.org/Obs.html
http://www.amisdelaterre.org/L-obso...
http://www.amisdelaterre.org/nouvea...

samedi 6 avril 2013

Le convertisseur alimentaire de Terre de Liens

Source : Terre de liens



Combien de paysans près de chez moi si je veux manger local ?


Un exemple près de chez nous...
Si nous, habitants de Bruniquel relocalisons notre alimentation
  • nous protégeons 209.85 ha de terre agricole
  • et nous installons 11 paysans-nes
  • et consolidons plusieurs installations de paysans-nes (voir détails)
Surfaces protégées
  • Céréales 13,03 ha
  • Lait et viande bovine 133,17 ha
  • Légumes 1,31 ha
  • Légumes secs 1,56 ha
  • Fruit 0,76 ha
  • Pommes de terre 0,65 ha
  • Porcs 26,34 ha
  • Poulet de chair 12,23 ha
  • Poules pondeuses 5,88 ha
  • Rotation 14,92 ha
TOTAL 209,85 ha

Paysans-nes installés
  • Paysans boulangers 2
  • Céréaliers contribution à la consolidation de 9% de son activité
  • Eleveurs bovins 3
  • Maraichers 1
  • Arboriculteurs contribution à la consolidation de 10% de son activité
  • Eleveurs de porcs 1
  • Eleveurs de volailles 3
TOTAL 10,86


Et si les 65 millions de Français décidaient de relocaliser leur alimentation...
  1. ce seraient 23 millions d’hectares de terres de préservées,
  2. pour plus d’un million de paysans bio installés.
CQFD

Les 7èmes rencontres des MLC et 1ères Assises des MLC à Villeneuve sur Lot

Source : Plate-forme MLC



« Arrêtons de céder au lobby des élus ruraux »

Source : Observatoire des inégalités

Point de vue iconoclaste, en l'occurence intéressant... proche de la logique des capabilités.


Le lobbyisme des élus ruraux débouche sur des transferts massifs de la ville vers le monde rural. Pour le géographe Philippe Estèbe, il faudrait s’intéresser davantage au sort des personnes qu’à l’égalité entre les territoires. Un entretien réalisé par Mathieu Deslandes de Rue 89.

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dimanche 10 mars 2013

Latour encore...

Source : revue Etopia n°8


"jusqu'ici, la radicalité en politique voulait dire qu'on allait "révolutionner", "renverser" le système économique. Or la crise écologique nous oblige à une transformation si profonde qu'elle fait pâlir par comparaison tous les rêves de "changer la société". La prise de pouvoir est une fioriture à côté de la modification radicale de notre "train de vie". Que peut vouloir dire aujourd'hui "l'appropriation collective des moyens de production" quand il s'agit de modifier tous les moyens de production de tous les ingrédients de notre existence terrestre ? D'autant qu'il ne s'agit pas de les changer "en gros", "d'un coup", "totalement", mais justement en détail par une transformation minutieuse de chaque mode de vie, chaque culture, chaque plante, chaque rivière, chaque maison, chaque moyen de transport, chaque produit, chaque entreprise, chaque marché, chaque geste"

Bruno Latour, « L’avenir de la terre impose un changement radical des mentalités », Le Monde, 4 mai 2007, op. cit. in Ecologie Economie, Gauche : Verts, Etopia, n° 04, p. 5.

Qui a peur de Bruno Latour ?

Source : LeMonde.fr
Par Patrice Maniglier, philosophe
L'article :
Pour la postérité aussi, il y a des effets cliquets. Un auteur semble hésiter au seuil de l'éternité. Puis un livre vient, qui ne laisse plus aucun doute : on sait que la série des livres publiés jusqu'alors constitue une des grandes aventures intellectuelles de notre époque. L'Enquête sur les modes d'existence de Bruno Latour est de ceux-là. Elle impose Latour comme un de ces auteurs qui démentent l'idée reçue d'une décadence de la pensée française.

Par son ampleur d'abord. Voici un livre qui touche à presque tout ce qui nous importe : la science, la technique, la religion, la politique, les arts, la psychologie, l'économie, la morale, le management, le droit, la société, la nature et même l'habitude... Par son originalité ensuite : rien de ce que nous pensions quant à ces dimensions si fondamentales de notre existence ne tient en place sous la plume à la fois truculente et subtile de Bruno Latour : l'on découvre que les psychothérapies ne sont qu'une forme particulière de sorcellerie, que les objets techniques précèdent l'humain de plusieurs millénaires, que la religion se comprend mieux quand on la compare aux scènes de ménage, etc. Par sa cohérence enfin : on peut bien dire que Latour a mis au point dans ce livre sinon un système (l'idée lui déplairait), du moins une méthode, dont la rigueur et la puissance n'ont rien à envier à celles des grands philosophes du passé.

Car il s'agit bien de renouer avec la "reine des sciences", comme l'appelait Kant, la "métaphysique". Latour, métaphysicien ? L'idée paraîtra étrange à ceux qui ont entendu parler de lui comme du fauteur de la "guerre des sciences", cette controverse partie des Etats-Unis qui opposa les "rationalistes" et les "relativistes"(lire le supplément "Science &Techno" du Monde du 22 septembre). Latour passe pour faire partie des seconds. Il était une cible privilégiée du fameux canular de Sokal, qui réussit à faire accepter dans une revue littéraire en vue un article truffé d'erreurs scientifiques (Impostures intellectuelles, d'Alan Sokal et Jean Bricmont, Odile Jacob, 1997). Son crime ? Avoir soutenu qu'on n'a rien expliqué des sciences quand on s'est contenté de dire qu'elles décrivent la réalité telle qu'elle est : il faut montrer comment les faits scientifiques sont produits, pour reprendre le sous-titre de son premier livre, publié aux Etats-Unis en 1979 avec Steve Woolgar : La Vie de laboratoire, la production des faits scientifiques (La Découverte, 1988). Mais la métaphysique ne suppose-t-elle pas la possibilité de dire quelque chose sur la réalité absolue, indépendante de tout esprit, sur les "choses en soi", comme les appelait Kant ?
Il y avait malentendu. Latour ne disait pas que la réalité n'existe pas, que seuls existent les discours des gens et les accords toujours fragiles entre les savants. Il disait que la réalité elle-même n'est pas cette chose toute faite, attendant de l'autre côté de l'esprit qu'on veuille bien la voir telle qu'elle est : elle est au contraire en train de se faire. Cette idée n'avait rien d'un sacrilège intentionnel : elle ne faisait que dire de la réalité scientifique ce que Latour avait dit de Dieu quand il était jeune militant catholique et auteur d'une thèse sur Péguy et Bultmann (1985), resté "fidèle" d'ailleurs comme il l'expliqua plus tard (Jubiler, 2002). De même que c'est bien Dieu qui se manifeste dans le travail de réinterprétation des textes, un Dieu qui n'existe qu'à force de se reprendre, de même, c'est la réalité elle-même qui se produit (au sens pour ainsi dire théâtral du terme) dans le travail de révision et de transformation caractéristique des versions scientifiques. Il n'y a pas à choisirentre d'un côté l'idée que la réalité existe indépendamment des humains et que les sciences seules nous y donnent accès ; et, de l'autre, l'idée que les humains ne font que projeter des images du monde. Il n'y a pas d'un côté la nature, de l'autre le social. Il y a des agents humains et non humains qui existent également en s'entre-définissant par leurs actions réciproques. Ainsi, Pasteur n'a pas donné une image exacte du monde biologique ; il a fait être les microbes en les enrôlant dans son action (et réciproquement), en même temps qu'il enrôlait également les "hygiénistes" de son temps. Pasteur, les microbes, les hygiénistes n'existent que dans ces relations réciproques, mais cela est bien un "mode d'existence" (celui que Latour appelle de "l'acteur-réseau").

ANTIDOGMATIQUE, PLURALISTE
Pourtant, Latour va aujourd'hui plus loin. Cette difficulté à comprendre le mode d'existence des objets scientifiques n'est qu'un cas particulier d'une difficulté plus générale à prendre la mesure de la bizarrerie des choses les plus familières : les objets techniques, les valeurs juridiques, les devises monétaires, les traumatismes psychologiques, etc. La métaphysique est nécessaire non pas pour nous rassurer en imaginant, derrière nos tentatives pour comprendre le monde, quelque arrière-monde idéal où tout serait déjà joué, mais pour nous aider à ne pas confondre ces différents "modes d'existence". Je ne vis pas dans un monde de particules élémentaires. Heureusement, sinon la table sur laquelle j'écris pourrait exister en deux lieux distants à la fois... De même, je n'embrasse pas des tissus cellulaires mais des lèvres, bien que je sois prêt à ce que le cancérologue n'y voie plus qu'un objet histologique. Etre un boson ne signifie pas la même chose qu'être une table, qui est différent d'être un jumeau, etc.
Pourquoi ne pas généraliser l'argument ? Ce qu'on dit des tables, pourquoi ne le dirait-on pas des anges ? Certes, ils n'existent pas comme l'azote du chimiste, mais la question est de savoir si l'on dispose de procédures régulières, partageables, pour en vérifier en telle ou telle occasion la présence ou l'absence. Or les religions en proposent. Et qui niera qu'elles ont des contraintes rigoureuses ? Il n'est pas vrai qu'hors la science tout est n'importe quoi. Latour donne un autre exemple : la peine que la justice pénale prononce à l'encontre d'un accusé n'est pas la même que celle que les victimes voudraient faire subir à celui qui leur a fait du mal. Il y a "erreur de catégorie" quand on demande à la justice de réparer un traumatisme psychologique. Mais une "peine" n'est pas plus réelle que l'autre. Il en va de même pour Don Quichotte et tous les êtres de fiction, bien sûr, mais aussi pour les rendez-vous dans un agenda ou les devises dans un compte en banque : il suffit de se plier à des contraintes particulières pour que ces choses se mettent à exister avec une dureté qui n'a pas grand-chose à envier aux champs électromagnétiques. Le tout est de bien décrire ces règles : telle est l'ambition de l'Enquête sur les modes d'existence.
Latour donne avec ce livre toute sa dimension. Il reprend ses travaux précédents, sur les sciences bien sûr, mais aussi sur les techniques (Aramis ou l'amour des techniques, 1992), la politique (Politiques de la nature, 1999), le droit (La Fabrique du droit, 2002), la religion (Jubiler), les organisations (Changer la société. Refaire de la sociologie, 2005), etc. Il enrôle au passage, en bon acteur-réseau, de nombreux auteurs importants de notre époque (Michel Callon, Isabelle Stengers,Philippe DescolaTobie NathanEduardo Viveiros de Castro, etc.). Enfin, dans le contexte actuel de renouveau de la métaphysique (Badiou, Meillassoux, Garcia...), il ouvre une voie singulière : antidogmatique, pluraliste, en prise avec les sciences sociales, expérimentale et descriptive... Latour est le Hegel de notre temps - à cela près qu'il est tellement plus lisible ! Il y a une malice chez Latour qui s'exprime à travers un style presque parlé et pourtant toujours très précis, une fausse candeur doublée d'une grande inventivité verbale et métaphorique. Mieux, voici une métaphysique qui, peut-être pour la première fois dans l'histoire, au lieu de fournirau lecteur un système tout fait, lui propose un protocole d'expérience. A chaque fois que vous suspectez une "erreur de catégorie", c'est que vous êtes peut-être sur la voie d'un "mode d'existence " ; n'hésitez donc pas : tentez d'établir les contraintes propres à ce mode.
C'est la raison pour laquelle il associe à son livre (www.modesofexistence.org) une plate-forme en ligne qui constituera une sorte de nouvelle agora. Nous connaissions les jeux massivement interactifs ; voici la métaphysique massivement interactive... Quoi qu'il en soit du succès de ce protocole, il est certain qu'après l'Enquête sur les modes d'existence, on ne pourra plus ignorerque Latour est une des plus grandes figures intellectuelles de notre temps.

Enquêtes sur les modes d'existence. Une anthropologie des modernes, de Bruno Latour, La Découverte, 504 p., 26 €.

dimanche 3 mars 2013

Comment la Grèce est devenu un Etat autoritaire

Source : Nikos Smyrnaios


Au delà de la crise économique et sociale dont souffre la Grèce, un drame politique grève le pays : l’émergence et la consolidation des pratiques autoritaires qui piétinent l’État de droit et la démocratie.
La Grèce n’a jamais été exemplaire au niveau du respect des libertés individuelles et des principes démocratiques. Comme le dit Cornelius Castoriadis, depuis le 5ème siècle av. J.-C., les Grecs n’ont jamais vraiment réussi à constituer une société politique reposant sur un État de droit au service de l’intérêt général.
Néanmoins, des grands progrès avaient été accomplis dans ce domaine les trois dernières décennies grâce à l’enracinement du pays dans un régime de démocratie libérale et l’influence positive de son adhésion à l’Union européenne en 1982.
Or depuis l’enclenchement de la crise économique, rapidement mue en chaos social, ces progrès politiques ont été dilapidés. Pire, le processus qui voit la naissance d’un régime autoritaire au sein de l’Europe s’est accélérée à partir de la chute du gouvernement Papandréou début 2012.
En effet, sous Papadèmos, le banquier dont la coalition incluait un parti xénophobe, mais surtout sous Antonis Samaras, premier ministre depuis juin 2012, il y a eu une terrible radicalisation autoritaire de l’État.
Pourtant, le gouvernement actuel est composé de trois partis a priori tout ce qu’il y a de plus respectable : la Nouvelle démocratie, parti de droite rassemblant néolibéraux et conservateurs populistes ; le Pasok bien connu ; et la Dimar, qui se veut le parti de la gauche réformiste.
Or c’est la garde rapprochée du Premier ministre qui exerce réellement le pouvoir profitant de la passivité bienveillante de ses alliés. Cette garde rapprochée est composée des transfuges de l’extrême droite comme Makis Voridis, militant violent dans les années 80 et proche de Jean-Marie Le Pen. Samaras lui-même s’était illustré dans les années 90 par des prises de positions nationalistes qui avaient même causé la chute du gouvernement de droit dont il était ministre en 1993.
Les trois piliers de ce régime autoritaire sont :
1. l’usage systématique de la violence policière contre les opposants à la politique du gouvernement actuel mais aussi contre des groupes sociaux faibles et marginaux comme les immigrés ;
2. l’intimidation et la censure des journalistes ;
3. l’emploi des méthodes de propagande et de désinformation afin de discréditer l’opposition de gauche de Syriza.
Plusieurs épisodes récents, parmi des dizaines, illustrent cette réalité. Début février quatre jeunes anarchistes ont été arrêtés dans la ville de Véroia, au nord de la Grèce, pour un braquage à main armée. Le lendemain la police a publié leurs photos, en vertu de la loi antiterroriste. Sur les clichés des traces de coups violents sont visibles malgré une tentative grossière de les effacer avec Photoshop. Les suspects ont confirmé avoir subi des tortures au sein du poste de police pendant plusieurs heures après leur interpellation.
Le même jour, quinze participants à une manifestation antifasciste en octobre 2012 portent plainte contre la police : ils avaient été arrêtés, puis torturés pendant plusieurs heures (coups, privation d’eau, insultes, terreur psychologique) dans les bureaux de la sécurité intérieure, en plein cœur d’Athènes. Le lendemain deux Commissaires de police dans deux quartiers différents de la ville ont été arrêtés pour avoir racketté des travailleurs immigrés.
Le 20 février plusieurs militants écologistes qui se battent contre l’exploitation minière de la forêt de Skouries sont kidnappés par la police. Ils restent sans contact avec l’extérieur pendant plusieurs heures pendant lesquelles ils sont interrogés sur leurs activités militantes et se voient prélever un échantillon d’ADN, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Interrogés, les policiers declarent avoir agi sur « ordre du ministre ».
Le 31 janvier dernier, le magazine indépendant Unfollow publie une enquête mettant en cause la société Aegean Oil dans une affaire de contrebande de fioul et d’évasion fiscale. Le lendemain son propriétaire, le riche homme d’affaires Dimitris Melissanidis, appelle l’auteur du reportage et le menace de mort. Quand l’affaire est révélée Melissanidis porte plainte pour diffamation contre le magazine. Il est représenté par l’avocat Faïlos Kranidiotis, candidat de la Nouvelle démocratie et conseiller proche d’Antonis Samaras.
Dans une affaire similaire, le journal Parapolitika, propriété du richissime armateur proche de la droite Vangelis Marinakis, porte plainte contre le quotidien Avgi, organe politique du parti de l’opposition Syriza. La plainte porte sur un reportage d’Avgi qui dénonçait l’emprise des nouveaux oligarques Melissanidis et Marinakis sur les médias. L’avocat plaignant dans l’affaire n’est autre que le député de la Nouvelle démocratie Makis Voridis, admirateur de Le Pen et favorable au rétablissement de la peine de mort. La plainte exige que Avgi reverse 300 000 euros au titre de dommage et intérêts, ce qui équivaudrait à l’arrêt de mort du journal.
Ainsi va la vie dans un pays au sein de l’Union européen où des principes de base du régime démocratique comme le respect de la loi par les représentants de l’État et la séparation des pouvoirs n’ont plus lieu. Là où le Premier ministre effectue ce que François Hollande qualifie de « travail courageux ».


L'effet rebond: quand économiser l'énergie nous fait consommer plus

Source : slate.fr
par Catherine Bernard

  • Entre les normes et la réalité, l'écart est parfois impressionnant. La faute aux normes pas forcément bien pensées, d'abord, mais aussi, et surtout, à l'effet rebond. L'effet rebond?
  • Evoquer ce phénomène était encore, il y a quelques années, très politiquement incorrect. Et pour cause: avec l'effet rebond, la croissance verte devient un objectif extrêmement compliqué à réaliser... sauf à ne rester qu'un simple slogan !
  • Aujourd'hui, cependant, le phénomène commence à faire consensus et interroge au plus haut niveau de la société : preuve en est le rapport que vient de publier le très sérieux Conseil d'analyse stratégique, «Comment limiter l'effet rebond des politiques d'efficacité énergétique dans le logement?».
  • «On estime que la moitié de la consommation énergétique du logement dépend des caractéristiques techniques du logement (isolation, efficacité du bâtiment et de l'appareillage) et que l'autre moitié dépend des comportements de consommation.»
  • Or ces derniers sont largement déterminés par des idéaux sociaux et culturels souvent en contradiction avec les préoccupations écologiques du moment
  • D'autant que les particuliers maîtrisent mal la hiérarchie des postes consommateurs d'énergie
  • Pour diminuer cet effet rebond, les politiques publiques doivent donc s'attaquer directement aux représentations sociales pour modifier en profondeur les comportements.
  • Un «nudge» (coup de coude, littéralement), c'est un dispositif destiné à provoquer, par défaut, un comportement du consommateur correspondant à la politique publique choisie.
  • Des expériences dont le CAS tire 4 recommandations:
  1. mieux informer tout d'abord les ménages sur les économies qu'ils peuvent réaliser par une politique active et ciblée (messages individualisés)
  2. comparer leur consommation énergétique à celle des ménages vivant dans des logements comparables
  3. lorsqu'une rénovation thermique vient d'être réalisée, pointer du doigt les économies réalisables grâce à elles, à comparer aux économies réellement actées.
  4. pourquoi pas multiplier les «concours» locaux de meilleures pratiques énergétiques. 

mercredi 13 février 2013

Pourquoi le gouvernement renonce à réformer les impôts

Source : Observatoire des inégalités


La réforme fiscale n’aura pas lieu. Essayer de comprendre le renoncement du gouvernement permet d’analyser les difficultés de la gauche à rendre l’impôt plus juste et plus efficace. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.



Gaspillage alimentaire

Sources :
Télérama
Blog Sophie Novel
Emission Pixel

Productivisme...
  • Le chiffre est ahurissant. Un tiers de la production alimentaire mondiale ne finit pas dans nos estomacs mais à la poubelle. Entre surproduction, normes esthétiques aberrantes, conditionnement XXL, ce sont tous les excès de notre société d'hyperconsommation, incitant à fabriquer et à jeter toujours plus, que traduit cet énorme gaspillage.
  • Pour Bruno Lhoste, les choses sont simples : "Aujourd'hui, nous n'avons pas de politique alimentaire en France, mais une politique agricole, nous avons centré nos efforts sur la politique  de production, pas d’alimentation."
  • L'action territoriale est clef et les acteurs locaux ont tout intérêt à travailler ensemble pour limiter le gâchis et générer des "boucles vertueuses".

jeudi 27 décembre 2012

L’utilité sociale des humanités - Martha Nussbaum

Source : LaViedesIdées.fr
par Solange Chavel [14-02-2011]
  • Or le grand mérite de l’ouvrage de Martha Nussbaum est de présenter un plaidoyer pour les humanités qui est tout sauf la défense frileuse d’une distinction sociale. Elle affronte directement les défis contemporains sans regretter un hypothétique âge d’or des humanités : surtout, loin de considérer que les humanités et les arts sont un bien a priori, elle ne recule pas devant la tâche de justifier leur intérêt social et politique, et le fait avec talent. La thèse de Nussbaum, en un mot, n’est pas que l’enseignement et la recherche en art et humanités doivent être préservées malgré la crise économique et les exigences technologiques accrues : elle est d’affirmer qu’au contraire les humanités constituent un des éléments de la réponse à cette crise. Mais toute la question est bien sûr de savoir ce que l’on met sous le vocable « humanités » et à cet égard l’ouvrage de Nussbaum est tout sauf un plaidoyer complaisant. Suivi jusqu’au bout, son argument a pour conséquence une réforme profonde et exigeante de la manière dont celles-ci sont enseignées et pratiquées 
  • De l’autre côté, le modèle qui a les faveurs de Nussbaum est celui d’une éducation tournée vers la démocratie (« education for democracy  »). L’argument consiste simplement à souligner qu’une éducation exclusivement tournée vers le profit sape lentement mais sûrement les conditions qui permettent aux sociétés démocratiques de fonctionner. Une démocratie vivante demande à ses citoyens participation, information, indépendance d’esprit : autant de qualités qui ne recoupent que partiellement les exigences de l’éducation tournée vers le profit, et qui doivent être cultivées directement par l’éducation primaire, secondaire et supérieure. En un mot, le mouvement de l’argument de Nussbaum est le suivant : si les valeurs démocratiques nous tiennent à cœur, alors il nous faut former non seulement de bons techniciens, mais également des hommes et des femmes dotées des capacités critiques et empathiques nécessaires pour bien remplir leur rôle de citoyen. La diversité culturelle croissante et la mondialisation ne font qu’ajouter à la liste de ces exigences : il faut des citoyens capables de comprendre des situations et des problèmes interprétés dans un cadre moral et culturel différent. Or, et c’est la dernière étape de l’argumentation de Nussbaum, ces capacités nécessaires d’esprit critique, d’ouverture empathique et de compréhension de la diversité des cultures sont développées essentiellement par les arts et les humanités, ou plutôt par une certaine pratique des arts et des humanités.
  • On le voit, pour que l’argument fonctionne, il faut que par « humanités » on entende au moins autant une pédagogie et une pratique que des contenus. Pour dire que les humanités sont la réponse à « l’éducation tournée vers la démocratie », il faut y voir non pas la seule transmission de contenus caractéristiques d’une culture, mais la pratique de la réflexion.
  • La réponse propre à Nussbaum se fonde sur une théorie particulière du développement des émotions qui voit dans l’agressivité une réponse particulière de gérer le fait de notre vulnérabilité. On retrouve ici un thème qui fait écho aux débats sur le care et qui souligne la dimension éminemment politique de cette attention portée aux émotions et à la vulnérabilité
  • Elle souligne que l’imagination, comme capacité de se mettre à la place d’autrui, est essentielle dans des sociétés multiculturelles : la capacité à imaginer le sort d’autrui est fondamentale pour qui est en position de voter ou de décider sur autrui. C’est d’autant plus important dans un contexte cosmopolitique.
  •  « la connaissance n’est pas la garantie d’un bon comportement, mais l’ignorance est la garantie presque certaine d’un mauvais comportement »
  • Ils ont également en commun de considérer l’éducation des humanités en continuité avec l’éducation pratique : Rousseau et Dewey sont peut-être les exemples les plus frappants d’une éducation dans laquelle la réflexion naît de la pratique et de l’effort pour résoudre des tâches quotidiennes.
  • Il faut réussir à faire passer l’idée que « l’utilité » de l’éducation ne se réduit pas à la croissance économique, mais au type de société que l’on contribue à maintenir ce faisant. C’est la transposition à l’éducation du geste que Nussbaum a fait plus largement à propos des modèles de la croissance : Nussbaum est connue pour avoir participé, avec Amartya Sen notamment, à la promotion d’un modèle de la croissance plus complexe et complet que la simple mesure du PNB. Elle ne refusait pas la question de la mesure du progrès, mais les critères qui servaient à l’évaluer, troquant le PNB pour un certain nombre de « capabilités » fondamentales – santé, alphabétisation, etc. De même, elle ne rougit pas devant la question de l’utilité de l’éducation, mais apporte une réponse plus large que l’économie.
  • quelle éducation et quelle recherche sont pertinentes pour le XXIe siècle ? Qui voulons-nous former et à quoi ? Quelles qualités d’esprit voulons-nous cultiver ? Quel type de citoyen souhaitons-nous pour maintenir des démocraties ouvertes et des espaces publics vivants ?
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lundi 3 décembre 2012

Les arguments du NON au projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes !

Source : Ecologie-pratique.org


1. Nantes-Atlantique n'est pas vétuste ! Il a obtenu le Prix ERA Airport Award 2011-2012 du meilleur aéroport européen pour la qualité de ses services.

2. Nantes-Atlantique n'est pas dangereux ! Les aéroports sont classés de A à C (par ordre croissant de risques) : Nantes-Atlantique est classé A.

3. Nantes-Atlantique n'est pas plus bruyant que les autres aéroports ! Ses nuisances sonores sont même moindres que celles de beaucoup d'autres (1 750 maisons à insonoriser à Nantes, contre 20 200 à Toulouse).

4. Nantes-Atlantique n'est pas saturé ! Avec des installations similaires, l'aéroport de San Diego (Californie) a une activité près de 6 fois supérieure (223 000 mouvements, contre 38 000 à Nantes).

5. Puisque Nantes-Atlantique est loin d'être saturé, il n'est absolument pas un obstacle au développement économique de la région !

6. NDDL ne permettrait pas plus que Nantes-Atlantique la réception de l'Airbus A380 ! Pour ce très gros porteur (850 passagers), la piste devrait mesurer 3 600 m, alors que celle de Nantes-Atlantique n'en compte que 2 900. Or la plus longue piste prévue à NDDL ne mesure pas davantage : 2 900 m !

7. NDDL détruirait des centaines d'hectares de bocage en zone humide ! Sans compter les infrastructures routières et ferroviaires, le seul aéroport détruirait 1 500 hectares, au mépris le plus total de la loi sur l'eau.

8. NDDL ne créerait pas d'emplois durables ! Les 3000 emplois créés ne le seraient que le temps de la construction… On ferait mieux de créer des emplois à forte valeur-ajoutée, car socialement utiles, dans les hôpitaux, l'éducation nationale, ou encore la construction ou la réhabilitation des logements. Enfin, le coût annuel de chacun de ces emplois s'élève à 116 000 euros, nettement plus que le coût d'une infirmière. Le gouvernement fait le choix de financer, très cher, des postes inutiles voire nuisibles, alors qu'il supprime dans le même temps des postes utiles.

9. NDDL transférerait à 27 km de Nantes les 2 300 emplois de l'aéroport actuel ! Ces 2 300 personnes habitant Nantes ou sa banlieue, cela entraînerait des surcoûts économiques et écologiques importants.

10. NDDL coûterait une fortune à la collectivité ! On parle de 500 millions d’euros, dont la moitié à la charge des contribuables, et le reste en Partenariat Public-Privé concédé à Vinci pour 50 ans. Avec le surcoût habituel de ce type de réalisation, on arriverait à plus d' 1 milliard d'euros pour le seul aéroport, à quoi il faudrait ajouter le coût des infrastructures routières et ferroviaires, ce qui ferait au total plus de 4 milliards ! Comme tous les « grands projets » inutiles et ruineux, ce projet d'aéroport est surtout destiné à créer un flux d'argent public vers le privé…

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Plus d'infos :
http://zad.nadir.org/
http://lutteaeroportnddl.com/
http://aeroportnddl.fr/
http://lazad.noblogs.org/

samedi 24 novembre 2012

Les outils existants de financement coopératif

 Les outils existants de financement coopératif :

  • Logement : Bati-Cités
    http://www.bati-cites.fr/bati-cites/infographie
  • Terres agricoles : Terre de liens
    http://www.terredeliens.org/spip.php?page=accueil
  • Energie : Energie Partagée
     http://energie-partagee.org
  • Création et développement d'activités solidaires
     http://www.ies.coop
     http://www.cigales.asso.fr
  • Société de capital-risque dédiée à la reprise d’entreprises par les salariés : Transméa
     http://www.transmea.coop
  • Autres projets : La Nef
     http://www.lanef.com
  • Et bien sûr, à venir les fonds de dotation de tous les projets de monnaies locales et complémentaires...


jeudi 22 novembre 2012

Des nouvelles de la Nature...

Organisation Météorologique Mondiale
Communiqué de presse N° 965
LES CONCENTRATIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE BATTENT DE NOUVEAUX RECORDS

Genève, le 20 novembre (OMM) – La teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre a atteint un nouveau record en 2011, d'après l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Le forçage radiatif de l'atmosphère par les gaz à effet de serre, qui induit un réchauffement du système climatique, s'est accru de 30% entre 1990 et 2011 à cause du dioxyde de carbone et d'autres gaz persistants qui retiennent la chaleur.

Lire le communiqué


Programme des Nations Unies pour l'Environnement
Empreinte écologique et dette
«Nous assistons à un changement de paradigme en raison de la rareté des ressources naturelles, avec de profondes implications sur les économies et par conséquent sur les risques de dettes au niveau mondial», a déclaré le directeur exécutif du Pnue, Achim Steiner, lors de la présentation du rapport à Londres.
En résumé, une meilleure transparence sur la façon dont un pays gère ses ressources naturelles n’a pas seulement des conséquences sur son attractivité immédiate auprès des investisseurs, mais aussi sur sa capacité à gérer sa dette. Pourtant, cette question est en général exclue des prévisions économiques, soulignent les auteurs.


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dimanche 18 novembre 2012

Notre-Dame-des-Landes : point de vue d'un énarque et récit de la manif

Source : BastaMag

Patrick Warin, énarque et ancien directeur à la Caisse des Dépôts et Consignations, s’indigne. Dans une lettre ouverte à François Hollande, il démontre l’absurdité du projet, que seule une « mégalomanie ridicule » semble justifier. « Ceux de Notre Dame des Landes et ceux du Larzac sont de la même trempe de Français, nous serons des millions à les soutenir pour qu’on les écoute », lance-t-il à son ancien collègue de promo à l’ENA.

Lire la lettre

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Un petit récit de la manif de réoccupation
Avec des photos ici



Dès 9h du matin, des milliers de manifestant-e-s ont convergé vers le
bourg de Notre-Dame-des-Landes. Vers 11h, c’est un cortège immense qui
s’est élancé en direction de la zone à défendre dans un chouette bazar.
Immense, mais aussi plein de gens d’horizons divers : venus de la région
ou de l’autre bout de la France ou de l’Europe ; jeunes ou plus âgé-e-s ;
familles ou groupes en luttes ; comités locaux ou individu-e-s... Un
cortège aux ambiances variées aussi entre battukadas, chorales improvisées
ou non, ballade tranquille et bandes de clowns, parsemé d’un drapeau aux
couleurs de la lutte : un cercle rouge entourant un avion barré. Une
joyeuse bande accompagnée de tracteurs et de camions chargés d’éléments de
charpentes, de divers matériaux de constructions, de chapiteaux, de
marabouts. Selon nos comptages, on dénombrait environ 40 000
manifestant-e-s accompagné-e-s de plus de 400 tracteurs. Cette grande
manifestation populaire a encore une fois démontré l’échec de la campagne
des autorités pour diviser l’opposition à l’aéroport et à son monde.

Vers 13h, le début du cortège est arrivé sur le site de réoccupation alors
que la fin de la manif n’était pas encore partie du bourg ! Pendant qu’un
campement d’accueil se montait dans un champ, le défrichage a commencé sur
le terrain choisi pour accueillir le nouveau lieu d’organisation : un bois
de châtaigners parsemé de clairières en cours d’expropriation. On était
plein à faire la chaîne pour acheminer les matériaux de construction
déchargés des tracteurs au bout du chemin boueux. Les charpentes des
structures de base a été montées très rapidement. Pendant ce temps, dans
le champ, de nombreux groupes en luttes témoignaient des luttes qu’illes
mènent ici et ailleurs contre l’aménagement du territoire et le monde qui
va avec.

A la fin de la journée, les murs de la cabane de discussion et la cuisine
collective sont érigés. On construit aussi sanitaires, dortoirs, atelier
et mobilier, et autres petites structures. De nombreuses autres cabanes
amenées lors de la journée seront montées dans les jours qui viennent.

On était des dizaines de milliers pour occuper ce nouveau lieu
d’organisation de la lutte contre l’aéroport et son monde. Ça fait une
belle force collective pour intensifier la lutte d’ici dans la
perspectives des travaux qui s’annoncent. Cette force collective, on
souhaite aussi qu’elle donne de l’énergie à tou-te-s celleux qui sont
venu-e-s de plus loin pour lutter contre les projets et autres merdes
qu’illes se prennent sur la geule.

Par ici la lute continue dans le temps qui viennent : ce week-end et la
semaine prochaine pour continuer la reconstruction sur le terrain occupé
aujourd’hui, dans la forêt de Rohanne et ailleurs ; le week-end prochain
pour la manifestation mensuelle contre l’aéroport et son monde à Nantes
samedi 24 ; et dans les mois qui viennent pour empêcher la destruction de
la forêt de Rohanne et les premiers traveaux du barreau routier prévus
dans les mois qui viennent - des rendez-vous qui seront relayés sur le
site web zad.nadir.org.

Alors qu’ils pensaient vider la zone, le mouvement contre l’aéroport et
son monde prend de l’ampleur. Une lutte collective qui ne fait que
commencer.

vendredi 16 novembre 2012

Halte aux privilèges, à bas les dépassements d’honoraires !

Source : Pratiques, Les cahiers de la médecine utopique

La revue Pratiques est profondément choquée par l’annonce de l’accord intervenu entre la sécurité sociale et les syndicats de médecins libéraux. Elle vous invite à partager la révolte de soignants et citoyens qui rejettent tout dépassement d’honoraires par les médecins ou autres professionnels de santé. Les soins ne sont pas une marchandise, les tarifs doivent être encadrés comme toute activité financée par la solidarité. Il en va de l’avenir de notre sécurité sociale
Pour l’abolition des privilèges, pour un débat public sur la santé ouvert à l’ensemble des citoyens, signez la pétition !


jeudi 8 novembre 2012

L'importance des limites - Benasayag

Source : TEDx

Toujours bon. Un peu moins de blagues et d'apartés cabotins peut être...