dimanche 8 novembre 2009

Cartoons






Réveille-toi, révolte-toi [ www.cinerebelde.org ]

jeudi 5 novembre 2009

Ecologie et inégalités

Source : L'Observatoire des Inégalités

Ecologie et inégalités sont deux domaines très souvent imbriqués. Economiste et conseiller scientifique à l’OFCE (Centre de recherche en économie à Sciences Po) et chercheur invité au Centre d’études européennes de l’Université d’Harvard, Eloi Laurent nous propose une synthèse des principales problématiques liées aux enjeux environnementaux et sociaux.

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Extrait
  • "L’ambition de l’écologie politique pourrait être, au moyen des ressources accumulées par la puissance publique, de permettre au plus grand nombre d’accéder au développement humain (revenu, éducation, santé) de manière durable. Les rapports qu’entretiennent la démocratie, définie comme le régime politique qui vise à réaliser la justice sociale, et l’écologie, définie comme la considération portée aux générations futures, se trouvent, dans cette approche, au centre des interdépendances – en fait de la codétermination – des systèmes économique, écologique et politique."

Le nombre de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour (carte en anamorphose) :

mercredi 4 novembre 2009

Transmission ?

Esteban, 5 ans.

"Pour l'univers, on est comme des atomes, on est invisible.
...
De toutes façons, l'univers il a pas d'yeux.
...
Oui mais nous on fait partie de l'univers, alors il a des yeux l'univers, des milliers d'yeux !"

lundi 2 novembre 2009

Rappel : pourquoi l'escargot ?


En plus de son caractère lent et paisible, il y a une autre raison pour laquelle l'escargot est le symbole des mouvements d'objection de croissance.

Ivan Illich : 

« L’escargot construit la délicate architecture de sa coquille en ajoutant l’une après l’autre des spires toujours plus larges, puis il cesse brusquement et commence des enroulements cette fois décroissants. 
C’est qu’une seule spire encore plus large donnerait à la coquille une dimension seize fois plus grande. Au lieu de contribuer au bien-être de l’animal, elle le surchargerait. Dès lors, toute augmentation de sa productivité servirait seulement à pallier les difficultés créées par cet agrandissement de la coquille au-delà des limites fixées par sa finalité. »

Cette métaphore témoigne du caractère insoutenable et irréaliste de la croissance infinie. Elle indique en outre la nécessité de la réduction de la production, lorsque certains seuils sont atteints et que commence alors un processus de destruction des effets positifs engrangés jusque là. 

samedi 31 octobre 2009

Expérience concrète de revenu d'existence

Où ça ?
  • Dans un pays gâté par la nature et l'histoire.
  • Dans un pays assez riche pour commencer à réfléchir à un partage plus équitable.
  • Dans un pays comptant une population très bien éduquée et regroupant de très nombreuses universités, donc une masse d'esprits visionnaires et humanistes à même de porter un tel projet.
  • Dans un pays où de longues traditions démocratiques ont permis l'émergence d'un projet réellement centré sur les besoins des citoyens.
Bien sûr, vous l'aviez deviné, il s'agit bien de la Namibie !

  1. la Namibie est un État indépendant depuis 1990.
  2. la population est d'environ 2,2 millions d'habitants en 2007 pour 842 000 km².
  3. la Namibie est un des pays les plus arides et les moins peuplés du monde.
  4. L'espérance de vie est de 47 ans.
  5. 44% de la population a moins de 16 ans.
  6. 76% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
  7. en 2005, le taux de chômage tourne autour des 35% (57% pour les 20-24 ans).
  8. Le coefficient de Gini est de 0,7 (mesure du degré d'inégalité de la distribution des revenus - 0 = égalité sociale, 1 = inégalité sociale) (0.36 en France).
  9. la Namibie est classée 129 sur 179 pays selon l'IDH (Indice de Développement Humain, santé + éducation + niveau de vie).
  10. selon l'Onusida, la Namibie est confrontée à l'un des taux de VIH-sida les plus élevés du monde avec 21,3% des adultes contaminés.
  11. la production de diamants représente quelques 40% du Produit Intérieur Brut (PIB)
Le revenu de base mis en place (sur 1000 habitants et à titre expérimental sur 2 ans) représente 100 $ namibiens, soit un peu moins de 9 € / mois.
Par rapport au niveau des revenus d'activités dans le pays, c'est un peu plus de 1/10 d'un salaire de base.

Effets observés : diminution de la sous-alimentation, du développement du Sida, de la criminalité ET développement des échanges économiques...
A suivre.
Source : BIG Coalition Namibia

Anecdote : des études ADN font de la Namibie le berceau de l’humanité...

MAJ Marseillaise V2.0

Parce que nous sommes aussi des êtres de symboles et d'émotions...
Voici la proposition de nouvelle marseillaise de Graeme Allwright et Sylvie Dien
Site Internet

Ecouter

Le texte :

Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L’étendard d’espoir est levé
L’étendard de justice et de paix.

Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos cœurs
L’amitié la joie et le partage.

(refrain)
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière.

vendredi 30 octobre 2009

Le consommateur, problème ET solution, acteur majeur du changement climatique


Le consommateur, acteur majeur de la lutte contre le changement climatique

Une étude britannique replace le consommateur au cœur de la lutte contre le changement climatique et offre un autre regard sur ce sujet au moment où les pouvoirs publics français souhaitent inciter des modes de consommation et de production durables.

28/10/2009 -
Lire l'actu

© Actu-Environnement

"Pour appuyer son analyse, l'étude britannique calcule les émissions de gaz à effet de serre de chaque pays selon sa consommation et non plus selon sa production. [...] selon ses auteurs, une vision basée sur la consommation raconte une autre histoire… Une part importante de la production de certains pays, ''les usines du monde'', est en effet destinée à l'exportation quand d'autres ont délocalisé en partie leur production."
Ainsi, les émissions des pays dits développés augmentent de près de 20%, alors que celles de la Chine diminuent d'autant."
Ca me fait penser à un possible effet pervers de la fiscalité "carbone" basée sur les émissions de la production : plus ça coûtera cher de polluer, plus tout le monde voudra se débarrasser chez le voisin des productions polluantes... tout en consommant le résultat de cette production. On voit bien comment certains acteurs "transnationaux" tireront leur épingle du jeu (en prenant la marge des 2 côtés) et comment le social et l'environnemental seront perdants. Alors que si on base cette même fiscalité sur la consommation, alors là, pas d'autre échappatoire que la sobriété.

Simple mais étonnant :
Le rapport pointe aussi le fait que les productions délocalisées dans les pays "en développement" sont plus polluantes (en plus du transport) que si nous avions continué à produire chez nous. En effet, ces pays ne disposent pas encore des mêmes technologies "moins polluantes" que nous.


Voir aussi l'intéressant scénario "saute-mouton" qui me semble montrer ce que disent les objecteurs de croissance à propos de la décroissance au Nord et de l'autre croissance au Sud.
Et enfin, une analyse détaillée et imagée de l'impact d'un produit à différentes étapes de son cycle de vie.
Et des pistes d'amélioration. Un exemple de politique "orientée consommateur" :
On peut penser qu'il suffirait plutôt d'interdire la production d'appareils de classe > B, mais quand on voit la puissance des lobbies, on se dit que cette méthode "douce", centrée sur les comportements est peut être plus efficace et plus durable.

C'est en anglais mais ça vaut le coup, je trouve : http://www.sci.manchester.ac.uk/medialibrary/copenhagenpaper.pdf

Et si certains en ont marre d'être pointés du doigt, culpabilisés... essayez d'arrêter de l'être, coupables, ce n'est pas un sentiment, c'est une réalité, difficile à assumer, certes, mais qui peut évoluer un peu chaque jour :-)

C'est dit !

''Nous sommes à un tournant de l'humanité et si nous devons changer les choses, c'est maintenant. 50 % de nos émissions de gaz à effet de serre proviennent de nos modes de production et de consommation. Nous devons tourner le dos aux excès de la société de consommation et revenir à la simple satisfaction de nos besoins. C'est une question de choix de société''.

Bonne nouvelle ! C'est Chantal Jouanno qui parle. La schizophrénie de certains ne laisse pas de m'étonner. A moins que ce soit de la comm'...

jeudi 29 octobre 2009

Courrier international : La vie meilleure : mode d'emploi

Source : Courrier International

Bonne nouvelle : Pour prolonger ce hors-série, Courrier international continuera, chaque semaine, à publier d’autres expériences, dans une page intitulée “La vie meilleure”.

mercredi 28 octobre 2009

Mon Dieu !

Décroissance ? Vous avez dit décroissance? Source : Blog MediaPart
Juste pour le début :
"
Si l'on avait, lors d'un dîner, au temps de louis XIV, de louis XV , comme cela, entre gens biens, gentilshommes, clercs, honnêtes hommes , déclaré, tout de go , entre la carpe et le sanglier, que, tout bien analysé, l'idée d'un dieu vivant et crucifié n 'était pas très sérieuse, il est à peu près certain que l'on vous eut sur le champ coupé la tête après maints supplices.

Avec et après mille contorsions verbales essayez aujourd'hui, entre la poire et le fromage, d'avancer l'idée que la croissance n est peut-être ni le moteur ni l'idéal des sociétés futures et l'on vous accusera aussitôt de ramener le monde aux temps des bougies, d'être un être égoïste et sans cœur qui mesure mal les insatisfactions du monde, un repu qui crache dans la soupe, un nanti peu soucieux des besoins des autres, provocateur gras et, la croissance étant l' emploi, un pervers qui fait du chômage et des misères qu'il engendre un cancer en expansion continuelle.

Et pourtant l'angélisme des tenants de la croissance, quelque soit sa couleur, a quelque chose d'infiniment plus pervers puisqu'il ne permet pas de poser la seule question qui vaille :où allons nous?
"

dimanche 25 octobre 2009

Petit jeu : "pourquoi, pourquoi, pourquoi..."

Source : "l'arpent nourricier"

"
La règle est simple, et vous pouvez vous l’appliquer à vous-même : il sufit de considérer une décision importante que vous avez prise ou que vous vous apprêtez à prendre, et de demander ‘pourquoi ?’ de façon récursive jusqu’à ce que ça n’ait plus aucun sens. Si l’on conduisait cet exercice assez souvent, on serait plus au fait de nos motivations profondes.
"

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vendredi 23 octobre 2009

Lectures (encore)

Quelques lectures, orientées, mais pas forcément convergentes, puisque comme dans tous systèmes, la vérité est sans doute plurielle, afin d'assurer un fragile équilibre entre efficacité et résilience...

Lire à ce sujet l'article très intéressant de Bernard Lietaer, Robert Ulanowicz, Sally Goerner, qui, s'il se concentre sur le système bancaire, propose une analyse et une méthode qui s'applique à beaucoup de domaines : Livre blanc
Jean Zin continue a creuser un sillon que je trouve très pertinent :
http://jeanzin.fr/index.php?post/2009/09/07/Un-seul-monde-plusieurs-systemes

Jean Gadrey rejoint les objecteurs de croissance et donne une analyse critique intéressante des bonnes raisons de ne pas utiliser le terme "Décroissance". Il débat également sur la sortie du salariat (apparemment il a raté le revenu d'existence...) et donne une piste complémentaire de gisement d'emplois.
http://www.alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/10/08/la-decroissance-idees-fortes-terme-ambigu/

Texte fouillé et de fond sur la stratégie des objecteurs de croissance :
Les 3 pieds politiques de l'Objection de croissance : texte qui tente d'organiser la cohérence politique en assumant une triple présence : dans le champ "politicien", dans le champ des alternatives concrètes, dans le champ "idéologique" du projet. En PDF

Le mensuel La Décroissance, qui, s'il me hérisse toujours les poils avec son côté inutilement agressif, regroupe quand même quelques articles qui posent de vraies bonnes questions. Et donc notamment dans la dernière livraison : Non au ghetto écolo !
http://www.ladecroissance.net/?chemin=journal
Une réflexion théorique en réponse à un questionnement porté par le livre "L'insurrection qui vient"
La Décroissance serait-elle un concept économique ? http://bellaciao.org/fr/spip.php?article92883

La Décroissance plus ou moins assumée par des personnalités grand public dans des médias grand public :
http://www.francesoir.fr/politique/2009/10/22/noel-mamere.html http://www.lejdd.fr/Medias/Television/Actualite/Arthus-Bertrand-Je-crois-a-la-decroissance-143346/

mardi 20 octobre 2009

L'émergence de nouveaux services comme moteur de la croissance

Source : Lemonde.fr

C'est marrant, on peut comprendre des choses très différentes à la lecture de cet article...
J'y lis tantôt :
  • le début de la valorisation de l'usage contre la propriété (donc le développement des services de location, de partage d'objets, de réparation...).
  • une justification du revenu d'existence (non solvabilité des ménages).
Ou j'en retiens des horreurs :
  • "segments à moindre valeur ajoutée" = les moins de 30 ans, les moins riches, les familles monoparentales et les Parisiens.
  • Toujours selon l'article, ceux-ci sont externalisés par la mondialisation ! C'est à dire ?
  • l'amalgame entre la part du budget consacrée à l'immobilier et celle consacrée à l'alimentation (alors qu'en fait, la première explose, la seconde diminue).
Je pense que le journaliste n'a pas lu le rapport !
On le trouve ici : stratégie.gouv.fr
Regardez la composition du groupe [expertocratie flamboyante !], c'est amusant d'imaginer tout ce beau monde en train de réfléchir à notre place. Dommage qu'ils n'aient jamais entendu parlé des conférences de citoyens...
Je vais jeter un oeil, voir ce qui est vraiment dit dans ce rapport...

Après lecture du résumé.
D'autres horreurs :
  • "une dégradation relative de la qualité de l’emploi et des conditions de travail des bas salaires en France12 et une limitation des salaires des classes moyennes entre bas et hauts salaires." Ah bon, je croyais que ce n'était pas vrai ça ?
  • "les formes contractuelles instables issues de la dualisation du marché du travail ont diminué l’espérance de revenu tout au long de la vie de certains salariés peu qualifiés"
    Vous avez compris ? En français : ceux qui n'ont pas eu la chance de faire des études, n'ont pas non plus le pouvoir de négocier un contrat stable ni un bon salaire. En bref : précarité.
  • "Certes, l’ajustement de l’emploi qu’a connu l’économie française depuis début 2008 a été d’une ampleur sans précédent, mais il touche essentiellement la périphérie (contrats précaires, sous-traitance)." Ca pourrait être drôle si ce n'était pas si cynique... quel charabia bordel !
  • "Les mécanismes à l’oeuvre aujourd’hui valident et amplifient l’idée d’une dualisation du marché du travail, en fonction des qualifications."
    Comme ça c'est dit. On va malheureusement pouvoir ressortir la lutte des classes, en sachant clairement qui est de quel côté.
  • "la crise a exacerbé un rapport paradoxal au travail. La relation au travail s’est affaiblie dans les pays occidentaux sous l’effet de la crise et des pratiques managériales qui l’ont accompagnée. Le travail est alors perçu comme plus contraint, source de stress, voire ayant perdu du sens." Sans blague ! Demandez aux gars de France Telecom.
  • "Des études récentes remettent en cause l’efficacité de la motivation des individus par leur niveau de salaire et témoignent d’une transformation de la valeur travail ; L’actionnariat salarié, de même que les entreprises coopératives, peut fournir un mode plus équilibré de participation des salariés à la vie et aux profits de l’entreprise." Bravo, vous allez finir par y arriver.
  • "Un mouvement correcteur naturel parfois annoncé de relocalisation est peu probable. Les échecs répétés en matière de délocalisation ne créent pas une contre-tendance. Ils sont inhérents à la délocalisation, comme les faillites le sont aux créations d’entreprises. La hausse des coûts du transport, évoquée souvent comme facteur de relocalisation, devrait, selon le CEPII, être extrêmement forte pour induire un impact négatif significatif sur les échanges." Dommage ! On verra...
L'article et les accroches du rapport sont très "positivants" par rapport au contenu lui-même... communication.
Ces gentils experts qui ne nous veulent que du bien devraient aller au bistrot de temps en temps, ou à la plage (publique), ou à une manif, ou dans la rue, ou dans une file d'attente à La Poste... bref parler à des vrais gens.

Serge Latouche : « Nous devons sortir de la toxico-dépendance de la société de consommation »

Source: Basta!
  • Décroissance = décrue (d'un fleuve qui a débordé).
  • terme "peu" récupérable par le marketing
"
En cette période de crise économique où beaucoup prophétisent impatiemment le "retour de la croissance", Serge Latouche défend à contre-courant une société de sobriété choisie. Ce professeur émérite de l’université Paris-Sud invite à contrer la propagande du marketing, pour inventer de nouveaux modes de vie. Pour lui, la crise doit être une occasion pour réinterroger les comportements individuels et collectifs, afin peut-être d’éviter à notre société le "crash".
"

Textes et vidéos.

samedi 3 octobre 2009

Blog 1+1 = salade : pour une alimentation permaculturelle

Source : 1+1 = salade

"Puisque la production alimentaire et l’alimentation sont les deux faces d’une même pièce, et que la permaculture s’est beaucoup intéressée aux systèmes agricoles, aborder l’alimentation sous un angle permaculturel semble couler de source.

L’alimentation devrait être abordée suivant plusieurs angles fortement connectés : nutrition, écologie, énergie, culture :

  • Par nutrition, j’entends une alimentation respectueuse des Hommes.
  • Par écologie, j’entends une alimentation respectueuse des écosystèmes.
  • Par énergie, j’entends une alimentation nécessitant peu d’énergie sur toute la chaîne (de la fourche à la fourchette).
  • Par culture, j’entends une alimentation intégrée dans un art de vivre."
Lire la suite

Et plus d'explication sur la permaculture sur le même blog.

mercredi 30 septembre 2009

Politis : le bel avenir de la décroissance

Source : Politis

En Une de Politis cette semaine, un dossier consacré à la décroissance.
Crise aidant, les thèmes de la décroissance sont de plus en plus audibles dans la société.
Dossier préparé par Patrick Piro.

Apparemment, ça concerne aussi les jupes, chic ! Ca doit être dû au réchauffement ;-)


Sujet assez survolé pour une couverture... des fois la presse papier m'interroge ?

Belle allégorie des limites de l'agriculture industrielle

Copy and clone.


jeudi 24 septembre 2009

Décroissance forcée

Source : Fortune et LeMonde.fr et Telegraph

"Après les ravages de la crise des surprimes et de la récession, des quartiers entiers doivent être passés au bulldozer. Ce plan radical intitulé « rétrécir pour survivre » (« shrink to survive ») pourrait être l’ultime recours d’une cinquantaine de villes américaines pour qui réduire l’aire urbaine serait le seul moyen d’éviter la faillite.

À Pittsburgh, plus de cent parcelles ont été rasées et transformées en fermes urbaines et en jardins communautaires. À Detroit, où un tiers de la ville est à l’abandon, 16 millions de dollars vont être consacrés à la destruction de maisons. La municipalité, au bord de la faillite, envisage de diviser la ville en une série de centres urbains séparés par des zones vertes."

Où l'on redécouvre la juste dimension des choses pour une vie humaine... en attendant de relocaliser l'économie à cette échelle aussi.

mardi 22 septembre 2009

Pensée magique et technologie

Source : LeMonde.fr

Par Hervé Kempf

Bien sûr, il n'y a rien à voir entre nous, Occidentaux éclairés du XXIe siècle, et les misérables peuplades qui vouaient un culte au cargo ou attachaient des pouvoirs surnaturels aux esprits de la forêt. Non, nous sommes rationnels, libres, conscients, irréductibles à toute trace de pensée magique. La pensée magique ? L'idée que face à une situation inextricable, des forces mystérieuses vont intervenir, si on sait les solliciter avec les égards appropriés, et résoudre le casse-tête.

Oh, une auto électrique ! Elle est propre, elle est belle, elle ne pollue pas, elle arrive. Et hop ! Nous voilà débarrassés de ce satané problème de la voiture à pétrole qui émet plein de CO2. Ah, merci, merci, Technologie, merci Puissance miraculeuse de la Recherche et Développement, merci Ingénieurs et Chercheurs, prêtres du monde parfait, merci Capitalistes désintéressés, merci Industrie automobile au service de l'humanité !

Je caricature ? Non. Dans le capitalisme finissant, la technologie est une pensée magique, destinée à évacuer les questions délicates que génèrent les formes des relations sociales dans cette phase de l'histoire. Car l'auto, autant qu'objet technique, est un usage social.

Point central du dossier de l'auto électrique : d'où vient l'électricité ? Dans le monde, majoritairement de la combustion du charbon.

Si bien que l'absence de l'émission de CO2 par la voiture est compensée par l'émission de CO2 lors de la production d'électricité. Et d'ici à ce que les renouvelables soient à un niveau suffisant pour prendre le relais, de l'eau aura coulé sous les ponts. L'énergie nucléaire ? Pensée magique. Alignez les milliards d'euros et placez sous le tapis déchets nucléaires et risques d'accidents.

Autre point : la fabrication des autos et de leurs composants (notamment les batteries au lithium) a un impact environnemental majeur. Il faut opérer le bilan total de l'objet, de la production à la disparition. Une analyse dite du "cycle de vie" singulièrement absente des débats.

Mais l'enjeu est au fond ailleurs. D'accord, bien sûr, pour améliorer les techniques. Mais tout progrès sera annulé si on laisse augmenter le parc automobile. The Economist écrit ainsi sans s'émouvoir que "dans les prochaines quarante années, le nombre total d'autos dans le monde devrait quadrupler pour atteindre 3 milliards de véhicules". Accepter cette idée, c'est se garantir l'aggravation de la crise écologique dans ses pires manifestations.

Il nous faut sortir de la pensée magique, arrêter de croire que la technologie tranchera les choix que nous ne voulons pas faire. La question de l'auto se pose en fait ainsi : comment allons-nous faire pour diviser par deux le parc automobile des pays développés ?

Passer en France, par exemple, de 37 millions de véhicules à 18 millions d'ici quarante ans ?

mercredi 16 septembre 2009

Samedi, convivialité et alternatives

Les jardins de Cocagne du coin fêtent leurs 1O ans. Comme j'ai participé à l'organisation, j'en profite pour faire un peu de pub...
  • Venez à 10h pour la table ronde  : des solutions pratiques pour améliorer sa vie quotidienne tout en participant à la construction d’un nouveau modèle socio-économique.
    - Jean-Guy Henckel - Directeur du Réseau Cocagne.
    - François Plassard - Acteur de démarches « écohameau », 
    de l'université du « temps choisi », des Jardins de Cocagne et des Sel.
    - Frédéric Bosqué - Acteur de la coopérative d’achats Katao, 
    promoteur de la monnaie éthique SOL et du revenu d’existence.
  • Après il y a le marché gourmand et plein d'animations pour toute la famille.