Source : https://www.youtube.com/watch?v=hsWDiW2g9ww
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dimanche 18 février 2024
lundi 20 novembre 2023
Réforme du RSA : « L’État cherche à retenir les déserteurs »
Source : https://reporterre.net/Reforme-du-RSA-L-Etat-cherche-a-retenir-les-deserteurs
Gaspard d'Allens
10–12 minutes
mardi 24 octobre 2023
Inégalités : millier, million et milliard...
Et si les un peu riches, les riches, les très riches et les super riches ne faisaient pas partie de la même classe ?
Appréhender la différence
Pour compter jusqu'à 100 000, il faut un peu plus de 12 heures...
Pour compter jusqu'à 1 million, il faut 11 jours...
Pour compter jusqu'à 1 milliard, il faut 31 ans.
Rapport sur les riches en France, édition 2022
La seconde édition du Rapport sur les riches en France dresse un portrait social des privilégiés, à travers les données les plus récentes sur les revenus et sur le patrimoine. Elle présente aussi deux éclairages inédits sur le rôle de l’héritage d’une part, et sur les conditions de vie des riches d’autre part.
mercredi 10 juin 2015
Rencontre avec Rémy, ouvrier-robot et révolté
Source : Pièces et Main d'Oeuvre (PMO)
C’était une rencontre, le 2 mai dernier, lors d’un rassemblement à Grenoble, contre la construction du Center Parcs de Roybon, dans l’Isère. Un aparté en marge d’un débat sur « Chantage à l’emploi, croissance illimitée, informatisation globalisée… ». Au nom de « la convergence des luttes », les organisateurs avaient invité un ingénieur de chez Soitec, militant CGT et Front de gauche, à s’exprimer. A Grenoble, quel que soit le sujet - mais surtout s’il est question de défense de l’environnement et de critique du progrès techno-scientifique - il ne faut jamais longtemps avant que des technologistes progressistes ne viennent noyauter ; défendre leurs intérêts ; ceux de leurs entreprises et leur activité en général. (Cf. Le Laboratoire grenoblois) Leurs éléments de langage sont assez répétitifs.
Lire la suite
Il se trouve que peu après cette prise de bec avec les militants bio’lcheviques, un peu à l’écart du débat, nous avons rencontré un ouvrier, un vrai, lecteur de Pièces et Main d’œuvre et de littérature technocritique. Rémy s’est présenté à nous comme un « robot dans une usine de robots sous la tyrannie technologique ». Il en avait gros à dire sur sa condition de robot, sur le détail concret de l’usine à- peu-près automatisée, en 2015, sur l’enchaînement qui l’avait mené en usine – puis à renouer avec les livres- sur ses aspirations et ses appréhensions, sur sa famille et ses collègues robots . A coup sûr, il ne fondera pas de « section luddite » dans son usine. Il voudrait juste « s’en sortir », sans bien savoir comment.
Il dit ce que beaucoup taisent peut-être, se croyant trop isolés pour oser l’exprimer.
Voici notre échange.
(Pour ouvrir l’entretien, cliquer ci-dessous.)

Entretien avec Rémy
Version prête à circuler
195.5 ko
C’était une rencontre, le 2 mai dernier, lors d’un rassemblement à Grenoble, contre la construction du Center Parcs de Roybon, dans l’Isère. Un aparté en marge d’un débat sur « Chantage à l’emploi, croissance illimitée, informatisation globalisée… ». Au nom de « la convergence des luttes », les organisateurs avaient invité un ingénieur de chez Soitec, militant CGT et Front de gauche, à s’exprimer. A Grenoble, quel que soit le sujet - mais surtout s’il est question de défense de l’environnement et de critique du progrès techno-scientifique - il ne faut jamais longtemps avant que des technologistes progressistes ne viennent noyauter ; défendre leurs intérêts ; ceux de leurs entreprises et leur activité en général. (Cf. Le Laboratoire grenoblois) Leurs éléments de langage sont assez répétitifs.
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Il se trouve que peu après cette prise de bec avec les militants bio’lcheviques, un peu à l’écart du débat, nous avons rencontré un ouvrier, un vrai, lecteur de Pièces et Main d’œuvre et de littérature technocritique. Rémy s’est présenté à nous comme un « robot dans une usine de robots sous la tyrannie technologique ». Il en avait gros à dire sur sa condition de robot, sur le détail concret de l’usine à- peu-près automatisée, en 2015, sur l’enchaînement qui l’avait mené en usine – puis à renouer avec les livres- sur ses aspirations et ses appréhensions, sur sa famille et ses collègues robots . A coup sûr, il ne fondera pas de « section luddite » dans son usine. Il voudrait juste « s’en sortir », sans bien savoir comment.
Il dit ce que beaucoup taisent peut-être, se croyant trop isolés pour oser l’exprimer.
Voici notre échange.
(Pour ouvrir l’entretien, cliquer ci-dessous.)

Entretien avec Rémy
Version prête à circuler
195.5 ko
mardi 30 décembre 2014
jeudi 27 mars 2014
Asservissons les robots, libérons les pauvres
Bon à part la question des ressources et de l'énergie pour toutes ces machines... l'hypothèse a le mérite de poser la question du travail et de la répartition des revenus.
Source : revenudebase.info
Pour Martin Wolf, célèbre éditorialiste du Financial Times, il est temps de changer radicalement de modèle économique pour faire face à l’émergence d’une nouvelle économie dominée par l’accélération de l’automatisation du travail et les inégalités qu’elle entraîne.
Source : revenudebase.info
Pour Martin Wolf, célèbre éditorialiste du Financial Times, il est temps de changer radicalement de modèle économique pour faire face à l’émergence d’une nouvelle économie dominée par l’accélération de l’automatisation du travail et les inégalités qu’elle entraîne.
En 1955, Walter Reuther, président du syndicat américain des ouvriers de l’automobile, racontait sa visite dans une usine du groupe Ford. Désignant les robots, son accompagnateur lui avait demandé comment il s’y prendrait pour que ces machines versent leur cotisation au syndicat. « Et vous, comment allez-vous les convaincre d’acheter des Ford ? », répliquait M. Reuther. L’automatisation n’est pas une nouveauté. Pas plus que le débat sur ses conséquences.
Le problème est que la généralisation des technologies de l’information entraîne une inégalité croissante des revenus. Or la technologie pourrait, à terme, occuper une place bien plus importante.
Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, auteurs de The Second Machine Age (paru en janvier aux Etats-Unis), affirment qu’elle favorisera la prospérité de tous mais qu’elle modifiera la répartition des opportunités, d’une part, entre travailleurs et, d’autre part, entre travailleurs et détenteurs de capitaux.
Selon un récent article des chercheurs Carl Frey et Michael Osborne de l’université britannique d’Oxford, l’automatisation pourrait mettre en péril 47% des emplois américains. Au cours des prochaines décennies, « la plupart des ouvriers du secteur du transport et de la logistique, une grande partie des employés de bureau et des personnels administratifs en bas de l’échelle, mais aussi les ouvriers du secteur de la production risquent d’être remplacés par du capital informatique ».
Inégalités exacerbées
En outre, « dans un avenir proche, l’informatisation va surtout détruire des emplois peu qualifiés et faiblement rémunérés. En revanche, les emplois hautement qualifiés et à forte rémunération seront les moins susceptibles d’être remplacés par du capital informatique ». Ce qui exacerbera encore les inégalités.
Jeffrey Sachs (université Columbia, New York) et Laurence Kotlikoff (université de Boston, Massachusetts) affirment même que la hausse de la productivité pourrait dégrader la situation des futures générations. Le remplacement des ouvriers par des robots pourrait réorienter les revenus des premiers vers les propriétaires des robots, dont la plupart seront à la retraite et épargneront moins que les jeunes.
Cela diminuera l’investissement dans le capital humain, car les jeunes n’auront plus les moyens de le financer, mais aussi dans les machines, en raison de la diminution de l’épargne dans ce type d’économie.
L’argument selon lequel une hausse de la productivité potentielle dégraderait durablement la situation de tous est astucieux. Mais d’autres possibilités me paraissent plus plausibles : les licenciements d’employés pourraient provoquer un choc d’ajustement de grande ampleur ; les salaires des personnels non qualifiés pourraient chuter bien en dessous du minimum socialement acceptable ; conjugués à d’autres technologies, les robots pourraient rendre la distribution des revenus bien plus inégalitaire qu’elle ne l’est déjà.
Redistribuer revenus et richesses
Alors, que faire ? Mieux former ? La formation n’est pas une baguette magique, ne serait-ce que parce que nous ignorons quelles aptitudes seront requises dans trente ans. En outre, même si la demande de services de savoir créatifs, entreprenants et de haut niveau devait croître dans les proportions nécessaires, ce qui est déjà hautement improbable, penser que nous deviendrons tous des « happy few » (« d’heureux privilégiés ») relève du pur fantasme.
En revanche, nous devons reconsidérer notre conception des loisirs. Longtemps les plus riches ont vécu une vie oisive aux dépens des masses laborieuses. L’émergence des machines intelligentes permettra à un nombre infiniment plus grand de gens de mener une telle existence sans pour autant exploiter autrui.
Le puritanisme triomphant d’aujourd’hui est révulsé à la perspective d’une telle inactivité. Eh bien, dans ce cas, laissons les gens s’amuser «activement» ! Sinon, dans quel but aurions-nous réalisé l’accroissement considérable de la prospérité générale ?
Surtout, il faudra redistribuer revenus et richesses. Cela pourrait prendre la forme d’un revenu de base versé à tout adulte, auquel s’ajouterait un financement de périodes de formation à tout âge de la vie. Les fonds pourraient provenir de taxes sur les pratiques nocives (la pollution…) ou sur les locations (dont celles des terrains et, surtout, de la propriété intellectuelle).
Les droits de propriété sont une création sociale. Le fait que seule une minorité infime soit en mesure de profiter massivement des nouvelles technologies doit être remis en cause. L’État devrait ainsi recevoir automatiquement une part des revenus de la propriété intellectuelle qu’il protège.
Enfin, au cas où les suppressions d’emplois non qualifiés s’accéléreraient, il faudra faire en sorte que la demande croisse proportionnellement à la hausse potentielle de l’offre. Si nous réussissons, beaucoup d’inquiétudes liées à la pénurie d’emplois disparaîtraient. Il est vrai qu’au vu de notre incapacité à y parvenir depuis 2007, cette possibilité est incertaine. Mais nous pourrions faire mieux.
L’émergence des machines intelligentes doit nous permettre de vivre une meilleure existence. Cela dépendra de la façon dont les profits seront distribués. Il peut en résulter une infime minorité de gros profiteurs et une multitude de perdants. Mais l’avènement d’un tel techno-féodalisme n’est pas fatal. Ce n’est jamais la technologie qui dicte les résultats, ce sont les institutions politiques et économiques. Si celles dont nous disposons ne donnent pas les résultats souhaités,nous devons en changer
jeudi 20 mars 2014
Dissonance cognitive et zone de confort
Une bonne vidéo sur l'histoire de "la dissonance cognitive" qui bloque tout le monde aujourd'hui...
C'est pour cela qu'un revenu inconditionnel permettrait de débloquer l'étau des possibles et que le droit à l'expérimentation sociale devrait être promu...
C'est pour cela qu'un revenu inconditionnel permettrait de débloquer l'étau des possibles et que le droit à l'expérimentation sociale devrait être promu...
mardi 14 janvier 2014
Revenu de base : "On sacrifie notre bonheur sur l'autel de l'emploi"
Source : @rrêt sur images, émission le 03/01/2014
Revenu de base : "On sacrifie notre bonheur sur l'autel de l'emploi"
Friot, Mylondo, Husson : débat sur une utopie
Une autre émission sur le sujet
Revenu de base : "On sacrifie notre bonheur sur l'autel de l'emploi"
Friot, Mylondo, Husson : débat sur une utopie
Une autre émission sur le sujet
mercredi 16 octobre 2013
vendredi 12 octobre 2012
Un revenu de base en Inde: des résultats
Source : BIEN.ch
Pendant plus d’un an, l’association indienne SEWA (Self Employed Women’s Association - Association des Travailleuses Indépendantes), avec le soutien de l’UNICEF, a mené un projet pilote de versement de prestations en espèces dans des zones rurales. Une partie des conclusions préliminaires viennent d’être publiés et les résultats sont extrêmement encourageants. L’étude a été menée dans 20 villages d’Inde. Les adultes résidents dans 8 de ces villages ont reçu chaque mois une prestation en espèces de 200 roupies (environ 3.75 dollars) ; les enfants recevaient 100 roupies. Les résidents des 12 autres villages ont servi de « groupe témoin », comme c’est le cas lors d’un essai clinique. L’argent a été distribué de manière inconditionnelle et il a été dit aux résidents qu’ils pouvaient faire ce qu’il désirait de l’argent reçu.
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Pendant plus d’un an, l’association indienne SEWA (Self Employed Women’s Association - Association des Travailleuses Indépendantes), avec le soutien de l’UNICEF, a mené un projet pilote de versement de prestations en espèces dans des zones rurales. Une partie des conclusions préliminaires viennent d’être publiés et les résultats sont extrêmement encourageants. L’étude a été menée dans 20 villages d’Inde. Les adultes résidents dans 8 de ces villages ont reçu chaque mois une prestation en espèces de 200 roupies (environ 3.75 dollars) ; les enfants recevaient 100 roupies. Les résidents des 12 autres villages ont servi de « groupe témoin », comme c’est le cas lors d’un essai clinique. L’argent a été distribué de manière inconditionnelle et il a été dit aux résidents qu’ils pouvaient faire ce qu’il désirait de l’argent reçu.
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mardi 4 septembre 2012
Pour un revenu social garanti : contribution de Christophe Girard pour le congrès du PS
Source : Huffingtonpost.fr


Christophe Girard - Adjoint au maire de Paris pour la Culture
Enfin la gauche, avec sérieux, sérénité et dans un esprit de responsabilité. La victoire de François Hollande le 6 mai 2012 permet de nouveau au Parti socialiste, et aux forces du progrès, de bénéficier d'une formidable dynamique pour apporter des solutions nouvelles et bousculer les conservatismes. Des solutions nouvelles s'imposent, en effet, face à une crise qui n'est pas entièrement derrière nous et qui met à mal tous les leviers classiques, dans une Europe qui déçoit et qui demeure encore trop bureaucratique. Les crises financières qui bouleversent les acteurs publics et privés révèlent la fragilité d'un système trop confiant dans ses capacités intrinsèques de redressement et d'autorégulation.
Des solutions nouvelles s'imposent non seulement pour permettre à l'action gouvernementale de redonner confiance dans l'action politique et de répondre aux besoins impérieux de nos concitoyens les plus durement frappés par la crise, mais aussi - et c'est tout l'objet d'une contribution pour le congrès du Parti socialiste - pour montrer que le pouvoir en place dispose d'une instance capable de connaître et de réfléchir sur le réel pour proposer de nouvelles pistes à explorer. La démarche est autant intellectuelle que strictement politique : l'histoire récente nous montre que le relâchement du travail militant, qui risquerait de se complaire dans la satisfaction ponctuelle du pouvoir conquis, peut vite conduire à l'affaissement d'une majorité et à l'assèchement des forces vives qui doivent se préparer pour l'avenir.
Et c'est aussi tout l'objet de ma contribution, qui s'inscrit pleinement dans la démarche de rassemblement autour de François Hollande et du gouvernement de Jean-Marc Ayrault : proposer une piste originale dans la mesure où elle n'a pas été abordée par l'opinion publique, et qui peut apporter des réponses inédites pour relancer la vitalité économique dans notre pays. Il s'agit ainsi d'explorer les solutions proposées par les théories de l'immatériel et de l'économie cognitive - mais surtout la principale d'entre elles, le Revenu Social Garanti - pour proposer des pistes de réformes, notamment au niveau de notre système de minima sociaux, et pour redonner des marges de manœuvre aux acteurs qui aujourd'hui se trouvent fragilisés par la crise : les étudiants, les artistes, les chômeurs. La rationalisation de notre système social est une source d'économies et un moyen de ramener au cœur des stratégies de croissance, et donc la vie nationale et républicaine, ceux pour qui nous pensons avoir tout essayé.
La gauche, celle des congés payés, du RMI, des 35 heures et de la CMU, s'est toujours distinguée par des mesures fortes, symboliques, pérennes. Elle a toujours cru aux vertus de ce que les économistes appellent les « externalités positives », c'est-à-dire aux effets sociaux et économiques positifs engendrés par des mesures courageuses. C'est cette forme de vitalité économique, celle qui nous vient des étudiants, des artistes et de la culture, de ceux qui ne trouvent pas les moyens de développer des activités créatrices de valeur, que la gauche doit aujourd'hui rechercher. Sous prétexte que nous assistons à une crise sans précédent, la gauche - et singulièrement le Parti Socialiste - ne doit pas démissionner de son devoir d'audace pour imaginer de nouvelles solutions, en s'appuyant sur de nouvelles théories. C'est ce que je propose à l'ensemble de mes camarades à travers une contribution qui se veut à la fois pédagogique et politique.
Une proposition fondamentale : le Revenu Social Garanti ou RSG
La complexité de nos sociétés est telle qu'il ne saurait y avoir une mesure qui n'entraîne pas une autre, une proposition qui ne nécessite pas d'être articulée avec une autre ou qui altère des équilibres existants depuis longtemps. Il est difficile pour cette raison d'avancer une seule proposition et d'espérer qu'elle puisse résoudre plusieurs anomalies à la fois.
Toutefois, nous avons vu comment quelques piliers peuvent parfois suffire pour bâtir une conception du monde qui soit cohérente et en accord avec une certaine idée de l'action politique. D'autre part, il serait redondant de reprendre des propositions valables que l'on retrouve un peu partout, mais dont la constante répétition et leur grand nombre donnent l'impression que plus on les ressasse, plus on renvoie la volonté ferme de les réaliser à des temps meilleurs.
Il existe ainsi une mesure qui me semble d'autant plus fondamentale qu'elle apparaît comme pouvant être la base de toute proposition, une solution possible à plusieurs problèmes et en accord avec le besoin de retrouver de nouveaux leviers pour relancer la vitalité économique de notre pays.
Cette mesure concerne ce qu'on appellera un « Revenu Social Garanti », semblable dans l'esprit à ce que d'aucuns ont parfois appelé « revenu d'existence » ou « revenu universel ». Quelques experts ont reculé en voyant la complexité d'un système de revenu qui serait universel, c'est-à-dire qui bénéficierait indistinctement à ceux qui en ont besoin et à ceux dont ce n'est pas le cas, mais il n'est pas moins vrai que l'idée du Revenu Social Garanti est précisément de concentrer d'abord l'effort budgétaire sur ceux qui ne parviennent pas à se développer dans le cadre du capitalisme actuel, comme cela peut être le cas pour les artistes, les étudiants en fin d'étude avec des parcours singuliers ou encore des chercheurs d'emploi, au bout de leur cycle de formation mais sans les moyens de réaliser leurs projets. Par conséquent, la conception d'un revenu garanti repose fortement sur l'idée que c'est au niveau des salaires qu'une partie importante des inégalités apparaît : on n'arrive plus à les indexer correctement sur la croissance et sur la création effective de richesse et de valeur en raison de la difficulté à quantifier et à mesurer la production du travail.
La mise en place
En vertu de ces considérations, un tel dispositif peut revêtir un caractère fondamental à condition de préciser concrètement les moyens de sa mise en place et de son évolution. Il est difficile en effet de faire accepter un revenu universel, du moins à court ou moyen terme. La fusion des minima sociaux est ainsi une voie possible pour mettre en place le Revenu Social Garanti. Le système français de minima sociaux est composé actuellement de plusieurs instruments tels que le RSA, l'allocation de solidarité spécifique, l'allocation d'insertion, l'allocation aux adultes handicapés, l'allocation supplémentaire d'invalidité. Selon des chiffres récents, plus de 3,5 millions de personnes sont allocataires de minima sociaux et un peu plus de 6 millions de personnes au total en vivent.
Comment à partir de ces quelques données mettre en place le Revenu Social Garanti ? Le RSG pourrait se substituer aux principaux minima sociaux, il pourrait comprendre et s'élargir aux aides au logement (aide personnalisée au logement, allocation de logement familial, allocation de logement social). Il serait cumulable avec les revenus du travail (faisant office de complément pour les plus bas salaires, et pouvant donc se substituer à l'actuelle Prime pour l'emploi - PPE) et plus généralement imposable, sans autre type de dégressivité que celle du système fiscal actuel ; il prendrait la forme d'un versement en liquidités, et non pas d'avantages en nature ou de déduction d'impôts. Ce critère d'« imposabilité » peut servir pour envisager la perspective d'universaliser un tel revenu à l'échelle de la population, en fonction des résultats et de l'état des lieux qui résulteraient de son application dans un premier temps aux bénéficiaires des minima sociaux. En plus des conditions d'éligibilité des minima sociaux qui resteraient les mêmes pour le RSG, il faudrait en faire bénéficier les jeunes étudiants de l'enseignement supérieur pendant la période qui recouvre la durée de leurs études, période qui peut éventuellement être prolongée de deux à trois ans après l'obtention du diplôme - les élèves des grandes écoles ne pouvant guère cumuler, quant à eux, le RSG et le revenu qui résulte déjà de leurs écoles. Une telle disposition leur permettrait sans doute de réaliser des stages ou des formations parallèles susceptibles d'enrichir leur discipline principale, sans les contraintes matérielles qui pèsent dans ces circonstances, tant pour le stagiaire que pour l'employeur ; elle permettrait également, pour les familles aux revenus modestes, d'augmenter leur propre pouvoir d'achat en allégeant les dépenses habituellement affectées aux enfants. Les bourses d'études pourraient être réduites grâce au RSG. Ainsi, le nombre de bénéficiaires du RSG serait sans doute initialement supérieur à celui des minima sociaux (autour de 6 millions de personnes), surtout en raison du nombre d'étudiants de l'enseignement supérieur (environ 2,2 millions d'étudiants), mais d'importantes économies - notamment des économies opérationnelles et fonctionnelles - résulteraient de la fusion des minima sociaux et des aides au logement, ce qui permettrait de maintenir le niveau de dépenses, grâce également à la dimension imposable de ce type de revenu, à un niveau constant proche, voire inférieur, du niveau actuel. Enfin, les intermittents du spectacle pourraient aussi en bénéficier, ce qui viendrait se substituer aux différentes aides déjà existantes.
L'acceptabilité
Le problème majeur auquel se heurterait une telle réforme est celui de son acceptabilité et de sa justification sociale. C'est principalement la raison pour laquelle l'inconditionnalité totale du revenu ne saurait être imposée telle quelle, du moins pas à court terme. Dans un premier temps on pourrait prévoir que les personnes au chômage, qui seraient les principaux concernés, consacrent une partie du temps dégagé par le revenu à une formation adaptée au métier exercé avant la période de chômage ou au domaine de compétence de la personne, à une activité sociale de solidarité couplée avec l'activité principale de la personne bénéficiaire et dédiée à la réalisation de projets personnels. En revanche, le revenu ne serait pas conditionné pour les personnes concernées à un retour à l'emploi marchand ou salarié, et par conséquent elles ne seraient pas considérées statistiquement et réellement comme étant au chômage, ce qui contribuerait fortement à contrer la stigmatisation qui pèse sur la perception des minima sociaux.
Le but du RSG serait de libérer de toute contrainte matérielle la force-invention de l'homme, de l'amener à créer, dans les secteurs dominants de l'immatériel, de la valeur et des richesses qui restent difficiles à mesurer. Il s'agira de créer des externalités positives : promouvoir l'esprit d'entreprise et d'initiative, faciliter en même temps la création de nouvelles entreprises innovantes ou les demandes de crédit, lutter contre l'exclusion sociale, contribuer au développement dans les meilleures conditions d'activités telles que la collaboration à des sites internet, les travaux artistiques et les métiers du spectacle, le design, l'art graphique ou tout autre activité freelance ; des externalités qui concourent ainsi au bien-être durable et soutenable de tous. Le chômage ne sera donc plus synonyme d'inactivité ou d'inutilité sociales, mais l'opportunité de créer de nouvelles richesses.
Le but du RSG serait de libérer de toute contrainte matérielle la force-invention de l'homme, de l'amener à créer, dans les secteurs dominants de l'immatériel, de la valeur et des richesses qui restent difficiles à mesurer. Il s'agira de créer des externalités positives : promouvoir l'esprit d'entreprise et d'initiative, faciliter en même temps la création de nouvelles entreprises innovantes ou les demandes de crédit, lutter contre l'exclusion sociale, contribuer au développement dans les meilleures conditions d'activités telles que la collaboration à des sites internet, les travaux artistiques et les métiers du spectacle, le design, l'art graphique ou tout autre activité freelance ; des externalités qui concourent ainsi au bien-être durable et soutenable de tous. Le chômage ne sera donc plus synonyme d'inactivité ou d'inutilité sociales, mais l'opportunité de créer de nouvelles richesses.
Un tel revenu renouvellera la place de l'État en la renforçant contre ceux qui travaillent à son dépérissement, et en redonnant un sens aux intérêts, aux biens et aux services publics tant maltraités. Cette nouvelle conception économique et sociale permettrait aussi d'opposer des arguments à ceux qui s'indignent d'un système favorisant l'« assistanat ». À ceux-là, qui eux-mêmes ne parviennent pas à proposer une analyse critique et une vision cohérente du monde tel qu'il est, et dénoncent l'« assistanat » pour en faire le couvercle justificateur de leurs propres erreurs ; à ceux-là, il sera répondu qu'assister les personnes défavorisées par les injustices, les inégalités et le moment de transition que paraît connaître l'économie mondiale, ne correspond pas exactement à subventionner l'oisiveté présumée de certains individus qui préféreraient vivre aux dépens de l'État. Il leur sera également répondu que l'une des différences sans doute fondamentales entre le socialisme et les autres conceptions politiques est qu'il n'a pas à rougir d'assumer ce qu'on pourrait appeler le principe d'assistance, un devoir de soutenir matériellement ceux qui en ont le plus besoin, source potentielle de richesse et de valeur inexploitée ; un devoir qui revient aux États, à la société tout entière et au dirigeant politique particulièrement. Voilà le moyen de contribuer à ce que précisément le tissu social se développe en tant que tel, et non pas comme agrégation de particularismes contradictoires avec le bien collectif.
En amont, en aval
Le Revenu Social Garanti est un noyau dur de conséquences en amont et en aval et c'est pour cela qu'il représente une mesure structurelle. En amont, pour être financé, il suppose des mécanismes clairement redistributifs et des prélèvements caractérisés par une assiette large. Le RSG pourrait donc être l'occasion de réaliser ce que de nombreux analystes préconisent : la fusion entre l'impôt sur le revenu (IR) et la contribution sociale généralisée (CSG) qui contribuerait, entre autres, à mettre en place un impôt doté d'une large assiette et prélevé à la source -simplifiant ainsi le système fiscal et favorisant les économies de gestion. Il permet d'éviter des erreurs aussi graves que celles qu'a entraînées -en conséquence directe de cette logique erronée du "travailler plus pour gagner plus"- l'ensemble des dispositions inefficaces, ayant "vidé les caisses", prévues par feu le bouclier fiscal.
En aval, les conséquences seraient considérables. Pour les salaires, le salaire minimum n'aurait plus de sens puisque le Revenu Social Garanti servirait de critère de revenu minimum et les entreprises pourraient rémunérer les personnes en complément de ce revenu. Mais à l'évidence, le RSG conférerait une force de négociation plus importante aux salariés et les entreprises seraient amenées à proposer des salaires plus importants si elles veulent attirer vers elles une force de travail de qualité, dans un contexte économique où le marché du travail serait à terme effectivement déterminé par la demande réelle de travail des entreprises, et où la réduction du chômage que le RSG entraînerait aurait comme conséquence mécanique l'augmentation des salaires. Pour l'organisation du travail, la mosaïque des contrats de travail pourrait être simplifiée et allégée : une flexibilité des contrats de travail serait socialement plus acceptable si la sécurité était en grande partie assurée par le RSG. La dualité entre les contrats à durée déterminée et indéterminée pourrait être maintenue, au détriment de tout autre type de contrat, par définition précaire. Le RSG apparaît ainsi comme une réponse vigoureuse à la précarité du travail. À long terme, il serait sans doute possible de parvenir à la mise en place d'un contrat unique, dont les modalités seraient plus faciles à déterminer par les partenaires sociaux grâce à la garantie du RSG.
Il existe enfin une conséquence du RSG et qui pourrait apporter aux socialistes, en accord avec la lecture économique et sociale proposée, une réponse majeure aux problèmes de sécurité. La volonté d'éradiquer la délinquance est un objectif légitime à viser, mais il est certain qu'une seule mesure ne suffirait pas pour atteindre ce but. Aussi, il n'y a aucune position idéaliste au sein du socialisme, qui voudrait laisser croire qu'il nourrit une conception naïve de l'homme et qui l'amènerait ainsi à adopter une attitude présumée « indulgente » à l'égard du crime et des criminels. C'est là un simplisme électoraliste monté de toutes pièces par les adversaires du socialisme, oubliant un peu rapidement que si le socialisme est animé par un idéal humain, il n'en fait pas pour autant « je ne sais quelle aristocratique fantaisie glissant à la surface des sociétés : il en veut faire l'ennoblissement de l'humanité tout entière, et pour cela, bien loin d'éliminer ou de dédaigner les instincts primordiaux, les appétits physiques, les tendances égoïstes, c'est sur elles qu'il s'appuie d'abord" (1).
C'est, plus fondamentalement, oui, la confiance que le socialisme a en la nature humaine : une confiance qui "n'est ni sotte, ni aveugle, ni frivole (...), [qui] n'ignore pas les vices, les crimes, les erreurs, les préjugés, les égoïsmes de tout ordre, égoïsme des individus, égoïsme des castes, égoïsme des partis, égoïsme des classes, qui apesantissent la marche de l'homme, et absorbent souvent le cours du fleuve en un tourbillon trouble et sanglant" (2).
Nos sociétés complexes montrent, il est vrai, que les faits délictuels ou criminels ne sont pas toujours la conséquence d'inégalités ou d'injustices préexistantes. Or l'histoire montre sans peine que cela n'est pas l'apanage des sociétés actuelles. Se réclamer du socialisme, c'est prendre conscience de cette conviction profonde que le traitement des inégalités ou des injustices, et de l'insécurité qu'elles génèrent, ne saurait être un traitement exclusivement policier ou répressif, et que toute forme de compétition électorale et de discours politique qui cherche à montrer que l'on tient à bien punir et à justement châtier une personne dont les conditions de vie sont déjà suffisamment misérables à bien des égards, manque son but et peut même aboutir à un résultat contraire: à l'hostilité à l'égard d'un système politique, économique et social qui n'a pas su donner les moyens à cette personne pour s'élever et qui est même allé jusqu'à la sanctionner si elle n'acceptait pas une offre d'emploi présumée "valable" -hostilité dont la légitimité serait difficilement contestable.
Le RSG apparaît comme un remède possible, intégré au sein des autres moyens -bien évidemment nécessaires, mais pas exclusifs, et en tout cas nullement suffisants-, pour prémunir contre la délinquance et pour traiter politiquement, économiquement et socialement le problème de l'insécurité. Ainsi, de même que l'on signalait plus haut que le RSG peut être l'élément central de la sécurité de l'emploi en tant que nécessaire corollaire de la flexibilité de celui-ci, il apparaît, de même, dans ce contexte, comme un facteur en état de créer des externalités allant dans un sens identique: le RSG permet de créer les conditions économiques et sociales de la sécurité, dans tous les sens de ce terme. C'est sans doute en grande partie par le RSG que l'État pourra s'imposer comme "producteur ou reproducteur d'externalités positives", tout en remédiant aux externalités négatives ; c'est aussi sans doute par là que le socialisme parviendra non seulement à défendre sa propre vision de l'économie et de la société, mais à proposer une voie possible et audacieuse pour sortir de l'un des problèmes les plus graves de ces dernières années.
Conclusion
Le socialisme aurait dans la défense du Revenu Social Garanti l'opportunité de renforcer le lien avec la population civile et les forces les plus vives de la société, des classes moyennes salariales aux intellectuels. Comme l'écrit André Gorz, « la revendication d'un revenu d'existence découplé du temps de travail et du travail lui-même n'est donc pas une utopie. Au contraire, elle prend acte du fait que le "travail", tel qu'on l'entend depuis deux siècles, n'est plus la force productive principale et que la force productive principale, le savoir vivant, ne peut être mesurée avec les étalons habituels de l'économie ni rémunérée selon le nombre d'heures pendant lesquelles chacun le met en œuvre" (3). Le succès de cette introduction dépendra bien plutôt d'une volonté politique et, tout à la fois, de la revendication collective de tous, du plus grand nombre, qui aura vécu les mutations du capitalisme, en aura pâti et en aura pris conscience. Aux socialistes alors d'éveiller les forces sociales, de gagner le soutien de celles-ci en distillant le fruit de leurs propres réflexions et de ne jamais renoncer à l'affirmation assumée de ce qu'ils sont, de ce qu'ils peuvent encore et doivent être. Et de se souvenir du fait que "si l'on ne veut pas courir à la plus effroyable des tyrannies, il faut sans relâche préciser la pensée et déterminer l'idéal" (4).
Soyons créatifs, responsables, modernes et courageux pendant le premier quinquennat de François Hollande.
mercredi 23 mai 2012
Misère et pauvreté
Source : Encyclopédie de l'Agora
- C'est dans cet esprit que nous avons été amenés à régénérer une bien vieille distinction entre la pauvreté et la misère: une distinction attribuée à saint Thomas, pour qui la pauvreté représentait le manque du superflu, alors que la misère signifiait le manque du nécessaire. C'est dans ce sens que, bien plus tard, Proudhon parlera de la pauvreté comme " la condition normale de l'homme en civilisation", que Péguy comparera la pauvreté comme un réduit, un asile sacré, permettant à celui qui s'y bornait de ne courir aucun risque de tomber dans la misère , et que l'historien Michel Mollat, enfin, a conclu que la misère était, jusqu'à la Révolution industrielle, un accident plutôt qu'un phénomène sociologique.
- La misère est tout le domaine en deçà de cette limite; la pauvreté commence au delà et finit tôt; ainsi la misère et la pauvreté sont voisines; elles sont plus voisines, en quantité, que certaines richesses ne le sont de la pauvreté; si on évalue selon la quantité seule, un riche est beaucoup plus éloigné d’un pauvre qu’un pauvre n’est éloigné d’un miséreux; mais entre la misère et la pauvreté intervient une limite; et le pauvre est séparé du miséreux par un écart de qualité, de nature.
Au-delà d'une justification première de l'existence d'un RdBase, son contenu apporte aussi sur le sujet du montant puisqu'on y lit l'importance de la limite entre 2 états, qui peut combiner une différence de quantité ET de nature. Le passage de cette limite est alors un basculement radical, pas une simple gradation.
Un autre sur le même sujet : La misère, dévoiement de la pauvreté
dimanche 13 mai 2012
Plaidoyer pour l'Allocation Universelle, solution inexplorée Jean-Marie Ghiot
Source : jmg01.wikeo.eu
La question de l'emploi et de la politique sociale est-elle considérée sous tous ses aspects ?.
A-t-on envisagé d'autres stratégies que les solutions traditionnelles. Avons-nous des idées
portables au niveau européen ?
Convaincu par les arguments des défenseurs de l'Allocation Universelle, j'ai collationné quelques idées de base à propos de ce concept
Lire l'article
La question de l'emploi et de la politique sociale est-elle considérée sous tous ses aspects ?.
A-t-on envisagé d'autres stratégies que les solutions traditionnelles. Avons-nous des idées
portables au niveau européen ?
Convaincu par les arguments des défenseurs de l'Allocation Universelle, j'ai collationné quelques idées de base à propos de ce concept
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mercredi 18 avril 2012
Les avantages d'un revenu de base inconditionnel
Source : Blog Martouf
- Si l'on ne change pas on est obligé de persévérer dans l'aberration, de continuer à tout miser sur la croissance économique pour produire toujours plus avec toujours moins, de produire de la surproduction.
Puis l'on est obligé de pousser à la consommation de cette surproduction par une manipulation mentale publicitaire toujours plus pernicieuse.D'un point de vue écologique, je doute que notre planète supporte encore longtemps notre habitude de transformer des ressources naturelles en déchets le plus vite possible. (La planète survivra, la vie... un peu moins !) - Le revenu de base inconditionnel résout de nombreux problèmes que l'on a de la peine à résoudre avec notre système actuel. En bref, il permet de financer :
- la création artistique en étant une alternative au système du droit d'auteur qui est mis à mal dans notre société de l'information.
- des biens communs. Ex: logiciels libres (les fondements d'Internet), l'encyclopédie wikipedia, la carte citoyenne openstreet map, l
- les soins aux personnes âgées qui sont souvent assumés actuellement par des bénévoles. Dans notre société vieillissante nous auront de plus en plus besoin d'assisster nos aînés. Nous pouvons le faire, sans faire exploser les coûts de la santé.
- l'éducation des enfants en restant avec eux à la maison plutôt qu'en les laissant se faire éduquer par la TV. (L'égalité entre homme et femme n'aura eu comme effet que d'avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d'un seul !)
- les régions périphériques. L'argent et les emplois ne sont plus centralisés dans les grands centres urbains. C'est un bon moyen de lancer des mini-entreprises sans prendre de risques.
- toute activité qui est maintenant bénévole car il n'existe actuellement aucun moyen pour la financer. - Qu'est ce qui est le plus utopique ?
Un revenu de base inconditionnel ?
Un système économique basé sur une croissance infinie dans un monde fini ?
mardi 17 avril 2012
À Otjivero en Namibie, le revenu minimum garanti a 2 ans
Un bon bilan, mais une expérimentation bloquée...
Source : MTM
Deux ans après le lancement du projet pilote sur le revenu minimum garanti dans un petit village du centre de la Namibie, l’heure est au bilan.
Chaque mois, les habitants reçoivent € 10, sans conditions contraignantes. « Le bilan est vraiment positif », se réjouit, Herbert Jauch, responsable du programme et représentant de la coalition BIG (revenu de base). La Namibie fait partie des pays où la disparité de revenu est la plus forte.
Dès 2002, la Commission d’orientation nationale proposait le versement d’un revenu minimum garanti. Le gouvernement ne s’étant pas décidé à se lancer dans le projet, les Églises et les syndicats ont pris les choses en main. Le choix du village s’est porté sur Otjivero, car aucun changement n’était attendu ou prévu (programme de création d’emploi, rentrées financières). Seul l’apport de 100 dollars namibiens par mois et par habitant allait peut-être changer la donne.
Le pari consistait aussi à contrer des préjugés, en donnant de l’argent à des pauvres sans contrepartie. « Nous avons pu observer une chose surprenante. Une femme s’est mise à confectionner des petits pains ; une autre achète désormais du tissu et coud des vêtements ; un homme fabrique des briques. On a vu tout d’un coup toute une série d’activités économiques apparaître dans ce petit village. Cela montre clairement que le revenu minimum ne rend pas paresseux mais ouvre des perspectives », écrit Herbert Jauch dans le journal allemand Franckfurter Rundschau. Ainsi, dans le village, le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passé de 76 % à 37 %. « Le RMG permet aux régions rurales de se développer », conclut Herbert Jauch. Reste à convaincre le gouvernement namibien.
Source : BIEN
Communiqué de presse de la coalition pour le revenu de base, 1 mars 2012
Pendant plusieurs années, les différentes organisations qui ont formé la collation pour le revenu de base ont demandé au gouvernement namibien d’instaurer un RB (BIG) national. Ces discussions ont commencé dès 2004 et ce n’est qu’à la suite des incertitudes du gouvernement quand à l’efficacité de la mesure proposée que la coalition BIG a décidé de réaliser le projet pilote à Otjivero pour démontrer ses effets dans la pratique. En 2008, le BIG est mis en œuvre, tandis qu’en des études d’impact sont faites en 2008 et en 2009. Ces études montrent qu’un revenu de base très modeste de 100 $ namibiens par personne et par mois a un impact positif. La baisse spectaculaire de la malnutrition des enfants, l’amélioration de la fréquentation des écoles et de la performance scolaire, le recul du taux de criminalité et l’essor nouveau d’activités économiques n’en sont que les signes les plus évidents. Plus important encore, ce revenu de base a également contribué à ce que la population retrouve dignité et confiance en soi. Les quelques 1000 personnes vivant à Otjivero, qui ont reçu ce RB, sont un témoignage vivant d‘une réelle possibilité de faire face à la pauvreté.
En dépit de ces résultats positifs, le gouvernement namibien ne s’est toujours pas engagé pour l’instauration d’un RB en Namibie. Au contraire, les dirigeants du gouvernement ont exprimé des craintes que le RB rendrait la population paresseuse et dépendante de l’aumône. De tels points de vue sont davantage basés sur des préjugés que sur les preuves ressortant de l’expérience d’Otjivero ! Il faut souligner que la coalition BIG a proposé à nombre de Namibiens, y compris des membres du parlement, de visiter Otjivero et d’y observer directement l’évolution de la situation. Cependant, ils ont préféré exprimer leur avis en privé au lieu de soutenir publiquement la proposition d’un RB national.
Il est sans doute nécessaire de rappeler au gouvernement namibien la pauvreté dont souffrent encore beaucoup trop de nos concitoyens. Depuis l’indépendance, la Namibie a instauré différentes prestations sociales, parmi lesquelles les pensions de retraite, des subventions pour les vétérans, des allocations pour orphelins, enfants fragilisés, etc. Ces prestations ont contribué à soulager certains Namibiens, mais beaucoup trop d’entre eux sont restés désespérément pauvres en raison du chômage rampant qui frappe aujourd’hui plus de la moitié de notre population. Il y a quelques mois, les médias ont montré des images choquantes de personnes cherchant de la nourriture dans des dépotoirs. Cela nous ramène à la dure réalité qui marque la vie de nombreux Namibiens : L’opulence et le désespoir coexistent côte à côte et bien peu de chose est entrepris pour éradiquer la pauvreté.
Le revenu de base (BIG) n’est certainement pas la seule mesure à prendre, mais il s’agit d’un point de départ important. Lors de nombreuses discussions avec le gouvernement et des organisations de la société civile dans le pays, la coalition s’est toujours dite prête à supporter des mesures meilleures et plus efficaces pour lutter contre la pauvreté, s’il y en avait. Jusqu’ici pourtant, ceux qui critiquent la coalition BIG n’ont pas été en mesure de présenter une alternative à même de traiter la pauvreté de manière plus complète et rapide que le revenu de base ! La question se pose donc : pourquoi le gouvernement namibien hésite encore à instaurer un BIG, sachant qu’il est finançable, que ses coûts administratifs sont très bas et qu’il touchera immédiatement tous les Namibiens ? Combien de temps allons-nous encore passer à débattre au sujet de la pauvreté au lieu d’agir pour la supprimer ?
Les débats exhaustifs et l’échange des différents points de vue concernant le BIG sont certainement légitimes et constituent aussi un ingrédient nécessaire de toute démocratie. Cependant, après des années de débat à propos du BIG, il n’est plus acceptable de se contenter de lamentations au sujet de la pauvreté alors qu’il est possible de la combattre. L’heure d’agir est venue et nous ne pouvons plus voir des milliers de personnes continuant de souffrir pendant que les politiciens ne parviennent pas à décider ce qui est à faire ! Aussi longtemps que de nombreux Namibiens resteront relégués dans une vie de misère, les fruits de l’indépendance et de la libération seront le privilège d’une minorité. Aussi longtemps que plus de 50% des Namibiens resteront sans emploi et dans la privation, nous ne pourrons annoncer que nous avons atteint nos objectifs. Sommes-nous tout simplement satisfaits par le statu quo ou sommes-nous décidés d’entreprendre des changements plus fondamentaux pour bâtir une société différente, fondée sur l’égalité et la justice sociale ? La réponse à ces questions essentielles déterminera le chemin que prendra notre pays.
Pour des centaines de milliers de Namibiens qui sont toujours piégés dans la pauvreté, les questions de redistribution, de justice sociale et le BIG sont des questions existentielles. Bientôt, ils demanderont des comptes à leurs dirigeants qui aujourd’hui rechignent devant l’instauration du BIG. Un chose est certaine : avec un BIG, personne en Namibie ne serait forcé de fouiller dans les ordures à la recherche de nourriture. C’est pourquoi notre large coalition en appelle une fois de plus au gouvernement namibien pour attaquer la pauvreté de face et introduire un BIG national maintenant !
L’intransigeance du gouvernement concernant le BIG ne perpétue pas seulement la pauvreté en Namibie, mais met aussi en danger la communauté d’Otjivero. Après avoir récolté des fonds pour le projet pilote (2008-2009), la coalition pour le BIG a encore réussi à assurer une allocation de transition pour les années 2010 et 2011. Cependant, nos ressources sont aujourd’hui épuisées tandis que les habitants d’Otjivero font face à la perspective de retomber dans les pires formes de pauvreté qu’ils ont connues avant l’instauration du BIG. C’est pourquoi, au nom de la solidarité humaine et de l’idée du revenu de base (BIG), nous en appelons à l’aide nationale et internationale en faveur de la population d’Otjivero. Nous voulons en premier lieu atteindre nous compatriotes ici, en Namibie : nous vous demandons de soutenir publiquement l’idée d’un BIG national et de faire un don en faveur des survivants d’Otjivero. Le temps est venu de prendre position et de se compter. Nous avons besoin de votre soutien maintenant !
Merci !
Evêque Dr Z. Kameeta, Président de la Coalition BIG
Source : MTM
Deux ans après le lancement du projet pilote sur le revenu minimum garanti dans un petit village du centre de la Namibie, l’heure est au bilan.
Chaque mois, les habitants reçoivent € 10, sans conditions contraignantes. « Le bilan est vraiment positif », se réjouit, Herbert Jauch, responsable du programme et représentant de la coalition BIG (revenu de base). La Namibie fait partie des pays où la disparité de revenu est la plus forte.
Dès 2002, la Commission d’orientation nationale proposait le versement d’un revenu minimum garanti. Le gouvernement ne s’étant pas décidé à se lancer dans le projet, les Églises et les syndicats ont pris les choses en main. Le choix du village s’est porté sur Otjivero, car aucun changement n’était attendu ou prévu (programme de création d’emploi, rentrées financières). Seul l’apport de 100 dollars namibiens par mois et par habitant allait peut-être changer la donne.
Le pari consistait aussi à contrer des préjugés, en donnant de l’argent à des pauvres sans contrepartie. « Nous avons pu observer une chose surprenante. Une femme s’est mise à confectionner des petits pains ; une autre achète désormais du tissu et coud des vêtements ; un homme fabrique des briques. On a vu tout d’un coup toute une série d’activités économiques apparaître dans ce petit village. Cela montre clairement que le revenu minimum ne rend pas paresseux mais ouvre des perspectives », écrit Herbert Jauch dans le journal allemand Franckfurter Rundschau. Ainsi, dans le village, le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passé de 76 % à 37 %. « Le RMG permet aux régions rurales de se développer », conclut Herbert Jauch. Reste à convaincre le gouvernement namibien.
Source : BIEN
Communiqué de presse de la coalition pour le revenu de base, 1 mars 2012
Pendant plusieurs années, les différentes organisations qui ont formé la collation pour le revenu de base ont demandé au gouvernement namibien d’instaurer un RB (BIG) national. Ces discussions ont commencé dès 2004 et ce n’est qu’à la suite des incertitudes du gouvernement quand à l’efficacité de la mesure proposée que la coalition BIG a décidé de réaliser le projet pilote à Otjivero pour démontrer ses effets dans la pratique. En 2008, le BIG est mis en œuvre, tandis qu’en des études d’impact sont faites en 2008 et en 2009. Ces études montrent qu’un revenu de base très modeste de 100 $ namibiens par personne et par mois a un impact positif. La baisse spectaculaire de la malnutrition des enfants, l’amélioration de la fréquentation des écoles et de la performance scolaire, le recul du taux de criminalité et l’essor nouveau d’activités économiques n’en sont que les signes les plus évidents. Plus important encore, ce revenu de base a également contribué à ce que la population retrouve dignité et confiance en soi. Les quelques 1000 personnes vivant à Otjivero, qui ont reçu ce RB, sont un témoignage vivant d‘une réelle possibilité de faire face à la pauvreté.
En dépit de ces résultats positifs, le gouvernement namibien ne s’est toujours pas engagé pour l’instauration d’un RB en Namibie. Au contraire, les dirigeants du gouvernement ont exprimé des craintes que le RB rendrait la population paresseuse et dépendante de l’aumône. De tels points de vue sont davantage basés sur des préjugés que sur les preuves ressortant de l’expérience d’Otjivero ! Il faut souligner que la coalition BIG a proposé à nombre de Namibiens, y compris des membres du parlement, de visiter Otjivero et d’y observer directement l’évolution de la situation. Cependant, ils ont préféré exprimer leur avis en privé au lieu de soutenir publiquement la proposition d’un RB national.
Il est sans doute nécessaire de rappeler au gouvernement namibien la pauvreté dont souffrent encore beaucoup trop de nos concitoyens. Depuis l’indépendance, la Namibie a instauré différentes prestations sociales, parmi lesquelles les pensions de retraite, des subventions pour les vétérans, des allocations pour orphelins, enfants fragilisés, etc. Ces prestations ont contribué à soulager certains Namibiens, mais beaucoup trop d’entre eux sont restés désespérément pauvres en raison du chômage rampant qui frappe aujourd’hui plus de la moitié de notre population. Il y a quelques mois, les médias ont montré des images choquantes de personnes cherchant de la nourriture dans des dépotoirs. Cela nous ramène à la dure réalité qui marque la vie de nombreux Namibiens : L’opulence et le désespoir coexistent côte à côte et bien peu de chose est entrepris pour éradiquer la pauvreté.
Le revenu de base (BIG) n’est certainement pas la seule mesure à prendre, mais il s’agit d’un point de départ important. Lors de nombreuses discussions avec le gouvernement et des organisations de la société civile dans le pays, la coalition s’est toujours dite prête à supporter des mesures meilleures et plus efficaces pour lutter contre la pauvreté, s’il y en avait. Jusqu’ici pourtant, ceux qui critiquent la coalition BIG n’ont pas été en mesure de présenter une alternative à même de traiter la pauvreté de manière plus complète et rapide que le revenu de base ! La question se pose donc : pourquoi le gouvernement namibien hésite encore à instaurer un BIG, sachant qu’il est finançable, que ses coûts administratifs sont très bas et qu’il touchera immédiatement tous les Namibiens ? Combien de temps allons-nous encore passer à débattre au sujet de la pauvreté au lieu d’agir pour la supprimer ?
Les débats exhaustifs et l’échange des différents points de vue concernant le BIG sont certainement légitimes et constituent aussi un ingrédient nécessaire de toute démocratie. Cependant, après des années de débat à propos du BIG, il n’est plus acceptable de se contenter de lamentations au sujet de la pauvreté alors qu’il est possible de la combattre. L’heure d’agir est venue et nous ne pouvons plus voir des milliers de personnes continuant de souffrir pendant que les politiciens ne parviennent pas à décider ce qui est à faire ! Aussi longtemps que de nombreux Namibiens resteront relégués dans une vie de misère, les fruits de l’indépendance et de la libération seront le privilège d’une minorité. Aussi longtemps que plus de 50% des Namibiens resteront sans emploi et dans la privation, nous ne pourrons annoncer que nous avons atteint nos objectifs. Sommes-nous tout simplement satisfaits par le statu quo ou sommes-nous décidés d’entreprendre des changements plus fondamentaux pour bâtir une société différente, fondée sur l’égalité et la justice sociale ? La réponse à ces questions essentielles déterminera le chemin que prendra notre pays.
Pour des centaines de milliers de Namibiens qui sont toujours piégés dans la pauvreté, les questions de redistribution, de justice sociale et le BIG sont des questions existentielles. Bientôt, ils demanderont des comptes à leurs dirigeants qui aujourd’hui rechignent devant l’instauration du BIG. Un chose est certaine : avec un BIG, personne en Namibie ne serait forcé de fouiller dans les ordures à la recherche de nourriture. C’est pourquoi notre large coalition en appelle une fois de plus au gouvernement namibien pour attaquer la pauvreté de face et introduire un BIG national maintenant !
L’intransigeance du gouvernement concernant le BIG ne perpétue pas seulement la pauvreté en Namibie, mais met aussi en danger la communauté d’Otjivero. Après avoir récolté des fonds pour le projet pilote (2008-2009), la coalition pour le BIG a encore réussi à assurer une allocation de transition pour les années 2010 et 2011. Cependant, nos ressources sont aujourd’hui épuisées tandis que les habitants d’Otjivero font face à la perspective de retomber dans les pires formes de pauvreté qu’ils ont connues avant l’instauration du BIG. C’est pourquoi, au nom de la solidarité humaine et de l’idée du revenu de base (BIG), nous en appelons à l’aide nationale et internationale en faveur de la population d’Otjivero. Nous voulons en premier lieu atteindre nous compatriotes ici, en Namibie : nous vous demandons de soutenir publiquement l’idée d’un BIG national et de faire un don en faveur des survivants d’Otjivero. Le temps est venu de prendre position et de se compter. Nous avons besoin de votre soutien maintenant !
Merci !
Evêque Dr Z. Kameeta, Président de la Coalition BIG
jeudi 12 avril 2012
André Gorz, un penseur pour le XXIe siècle
Source : Editions La Découverte
Évidemment ce n'est pas une découverte, mais un tel chemin de pensée et de vie mérite bien des rappels, comme au spectacle...
"Philosophe autodidacte d'origine autrichienne néà Vienne en 1923, proche de Jean-Paul Sartre, André Gorz est l'un des grands penseurs de la critique sociale du XXe siècle. Il a choisi de nous quitter à l'automne 2007 en compagnie de sa femme Dorine. L'acuité de sa pensée et la perspicacité de ses analyses prennent un nouveau relief aujourd'hui, tandis que l'économie mondiale est confrontée à l'une des crises les plus importantes de son histoire. Mais, pour André Gorz, l'enjeu n'est pas tant la sortie de cette crise, que la sortie du capitalisme lui-même.
Sa pensée a influencé la gauche dans toute l'Europe. En France, bien sûr, sa terre d'adoption depuis 1949, où sa critique du capitalisme a longtemps accompagné le mouvement syndical, mais également en Allemagne et dans les pays scandinaves, où elle a souvent servi de socle théorique à l'action des mouvements écologistes. La clôture de son oeuvre autorise désormais l'exercice de l'interprétation et sa situation, plus générale, dans l'histoire de la pensée. Cet ouvrage, hommage à un philosophe d'exception, rassemble les contributions d'auteurs qui ont tous connu André Gorz et côtoyé de près sa production intellectuelle. Il montre l'ampleur et la pertinence de l'oeuvre, présentant et discutant les nombreuses thématiques qu'elle a abordées : l'écologie politique, la place du travail et du temps choisi, la critique du capitalisme, le revenu d'existence, etc.
Invitant un large public à le découvrir, ou à le redécouvrir, l'ouvrage laisse enfin la parole à Gorz lui-même."
Évidemment ce n'est pas une découverte, mais un tel chemin de pensée et de vie mérite bien des rappels, comme au spectacle...
"Philosophe autodidacte d'origine autrichienne néà Vienne en 1923, proche de Jean-Paul Sartre, André Gorz est l'un des grands penseurs de la critique sociale du XXe siècle. Il a choisi de nous quitter à l'automne 2007 en compagnie de sa femme Dorine. L'acuité de sa pensée et la perspicacité de ses analyses prennent un nouveau relief aujourd'hui, tandis que l'économie mondiale est confrontée à l'une des crises les plus importantes de son histoire. Mais, pour André Gorz, l'enjeu n'est pas tant la sortie de cette crise, que la sortie du capitalisme lui-même.
Sa pensée a influencé la gauche dans toute l'Europe. En France, bien sûr, sa terre d'adoption depuis 1949, où sa critique du capitalisme a longtemps accompagné le mouvement syndical, mais également en Allemagne et dans les pays scandinaves, où elle a souvent servi de socle théorique à l'action des mouvements écologistes. La clôture de son oeuvre autorise désormais l'exercice de l'interprétation et sa situation, plus générale, dans l'histoire de la pensée. Cet ouvrage, hommage à un philosophe d'exception, rassemble les contributions d'auteurs qui ont tous connu André Gorz et côtoyé de près sa production intellectuelle. Il montre l'ampleur et la pertinence de l'oeuvre, présentant et discutant les nombreuses thématiques qu'elle a abordées : l'écologie politique, la place du travail et du temps choisi, la critique du capitalisme, le revenu d'existence, etc.
Invitant un large public à le découvrir, ou à le redécouvrir, l'ouvrage laisse enfin la parole à Gorz lui-même."
Qu’est-ce que le revenu de base ?
Source : Blog TêtedeQuenelle
Pour répondre à ces questions, ou en tout cas ouvrir la discussion, un groupe de six allemands a réalisé 24 interviews de personnalités connues en Allemagne telles que Gotz Werner, Susanne Wiest, Enno Schmidt… Ils leurs ont posé pas moins de 50 questions dont ils ont agrégé les réponse en 50 courtes vidéos.
Voir les autres vidéos
Pour répondre à ces questions, ou en tout cas ouvrir la discussion, un groupe de six allemands a réalisé 24 interviews de personnalités connues en Allemagne telles que Gotz Werner, Susanne Wiest, Enno Schmidt… Ils leurs ont posé pas moins de 50 questions dont ils ont agrégé les réponse en 50 courtes vidéos.
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mercredi 11 avril 2012
Un revenu de base de 2500 francs (suisses) pour tous: l’initiative est lancée
Source : Le Temps
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- Un revenu universel garanti, permettant à tous de «mener une existence digne». C’est ce que propose l’initiative «Pour un revenu de base inconditionnel», publiée mardi dans la Feuille fédérale.
- Si le texte ne fait que poser le principe et laisse au législateur le soin de régler le financement et le montant de ce revenu, ses promoteurs ont une idée précise de ce qu’ils envisagent: entre 2000 et 2500 francs par mois, «de quoi libérer chacun de l’obligation de travailler pour gagner sa vie», explique l’ancien vice-chancelier de la Confédération, Oswald Sigg, membre du Comité d’initiative.
- Le Comité d’initiative a 18 mois pour réunir 100 000 signatures et espérer que le peuple se prononce.--> Aaaah, 100 000 signatures pour avoir le droit à un referendum d'initiative populaire... on en rêve ! Il y a des utopies qui existent pas loin quand même...
- Mais le principe d’un revenu de base fait déjà bondir les milieux économiques.
--> ça c'est bon signe ! - Quant au financement, c’est une plaisanterie
--> ça, c'est de l'argument !
PS : 2 000 francs suisses = 1 663,2896 €
samedi 7 avril 2012
Nous sommes tous propriétaires de la richesse commune, il est temps de demander notre part !
Source : Tête de Quenelle
- Alors pourquoi ne payons-nous pas à tout le monde un revenu non tiré du travail – vous savez, le genre d’argent qui va disproportionnellement chez les riches ? Je ne vous parle pas de redistribution, je vous parle de distribuer un dividende à des actionnaires, comme dans le bon vieux capitalisme. Sauf que dans le cas présent, les actionnaires ne sont pas des propriétaires privés, ce sont les propriétaires d’une richesse commune. C’est à dire vous et moi, tout le monde quoi.
- Ce cadeau aux banques est justifié sur le motif qu’elles injectent l’argent nécessaire à l’économie, mais un stimulus comparable pourrait être réalisé en donnant aux gens des dollars émis par le gouvernement — par exemple, en virant de la monnaie sur leurs comptes bancaires — tout en limitant les banques à ne prêter que l’argent qu’elles ont en dépôts. L’argent frais alimenterait alors l’économie via les ménages plutôt qu’à travers les circuits bancaires.
- Quel serait le montant de ces dividendes ? Il pourrait varier d’une année à l’autre, exactement comme les dividendes versés par les entreprises. Mais le système doit être conçu de manière à s’ajouter aux revenus du travail, non à les remplacer. Une bonne idée à ce sujet est la règle de Warren Buffet pour transmettre de l’argent aux enfants : “Il faut leur donner assez pour faire ce qu’ils souhaitent, mais pas assez pour qu’ils ne fassent rien.” Nous pouvons aussi garder à l’esprit que plus le dividende sera élevé, plus la classe moyenne sera forte, et plus l’écart entre les 1% les plus riches et le reste de la population sera faible.
Pourquoi la gauche bloque-t-elle sur le revenu de base inconditionnel ?
Source : Blog Jeff Renault
- quand on égraine les apports de l’application du revenu de base inconditionnel, nombreux sont ceux qui semblent compatibles avec les thèmes de gauche
- force est de constater que les partis de gauche sont plus que frileux sur le sujet. Et même qu’ils l’évitent.
- Alors qu’est-ce qui justifie cela ? Pourquoi autant d’hermétisme vis-à-vis d’une mesure en apparence facilement soluble dans les idéologies de gauche ? C’est probablement dans le lien travail-revenu qu’il faut chercher la réponse.
- Or, si le revenu de base inconditionnel apporte des solutions (on l’a vu plus haut) gaucho-compatibles, il est aussi et surtout un changement de paradigme qui induit une séparation entre d’un côté le revenu, de l’autre le travail. On passe d’une logique de “travailler pour gagner sa vie” à une logique “gagner sa vie pour pouvoir travailler”.
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