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jeudi 26 mars 2026

Geoffroy de Lagasnerie - L'âme noire de la démocratie : manifeste pour un autre idéal politique

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=0G-0QQrGwOs

Le sociologue et philosophe Geoffroy de Lagasnerie propose une déconstruction radicale de l'idéal démocratique, souvent perçu comme l'horizon indépassable de nos sociétés ("TINA" : There Is No Alternative). Loin de prôner la dictature, il explore les "zones d'ombre" consubstantielles à la démocratie qui, selon lui, servent aujourd'hui à justifier des régimes répressifs et des politiques injustes au nom de la majorité.

L'auteur s'appuie sur la pensée de Henry David Thoreau pour opposer une politique de la justice à une démocratie de procédure. Il critique le "biais procéduraliste" où le simple respect du vote ou de la règle majoritaire suffit à légitimer des décisions meurtrières (précarité, pollution, politiques néolibérales). Pour Geoffroy de Lagasnerie, la légitimation doit devenir "substantielle" : une opinion ne devrait avoir le droit de gouverner que si elle protège les forces de la vie.

Il propose alors un vitalisme politique, où la science et la connaissance des corps auraient un pouvoir de censure sur les lois injustes. L'entretien explore également les conventions citoyennes comme laboratoires d'une compétence spécifique et d'une "gauchisation" par la délibération. Enfin, il plaide pour un droit à la décohabitation, refusant l'idée que l'appartenance à un territoire donne un droit de prise d'otage sur la vie d'autrui. Une réflexion profonde sur l'émancipation et la redéfinition du contrat social.

 


 




dimanche 26 octobre 2025

Scénarios 2050 de l'ADEME X Fresque de la renaissance écologique

Source : https://www.renaissanceecologique.fr/pro

 ou https://view.genially.com/628dc51733c195001893e3ec/interactive-image-fresque-renaissance-ecologique-transitions-2050-ademe

 


"Face à l’urgence climatique, les changements à opérer sont d’une telle ampleur qu’il est pourtant indispensable d’accélérer les débats sur les choix de société à conduire mais le chemin pour l’atteindre reste encore flou, voire inconnu, pour les décideurs et les citoyens. L'ADEME a souhaité soumettre au débat quatre chemins « types », cohérents et contrastés pour conduire la France vers la neutralité carbone."

L’ADEME a souhaité illustrer chacun des quatre scénarios du programme de prospective Transition(s) 2050 grâce à la fresque de la Renaissance Écologique. Ce travail a été réalisé par Julien DOSSIER (concepteur de la fresque de la Renaissance Écologique), Tu Doan-Quynh BUI, Guillaume GAUTIER, Mathilde GUYARD et Olivier MENICOT. Ce travail est protégé par la législation relative au droit d’auteur. Pour toute demande , contactez-nous :

vendredi 29 août 2025

Barbares et beaufs

Source : https://www.youtube.com/watch?v=NiXX9gIg6_8

Ce n'est pas tant que c'est "choc", c'est plutôt que c'est hyper intéressant, clair, que ça donne des clés, du discernement sur des questions complexes et des idées stratégiques...


Un article critique du 2nd livre : blogs.mediapart.fr/khaled-satour/blog/190223/beaufs-et-barbares-gramsci-meritait-il-d-etre-reveille-pour-si-peu-de-chose 

mercredi 26 mars 2025

Vers une lutte des classes climatique ?

Source : https://www.blast-info.fr/articles/2025/vers-une-lutte-des-classes-climatique-7i6eEkUKSueZ5--IroKdtA


Les rapports du GIEC se succèdent mais rien n’y fait : le consensus sur le seuil maximal d’un réchauffement planétaire global de +1,5° à ne pas dépasser n’est pas suivi de la réaction espérée. La catastrophe climatique s’annonce. Pour l’avocat Sébastien Mabile, c’est par le droit qu’il faut s’emparer du sujet pour réfléchir à la meilleure manière de répartir un stock maximum de gaz à effet de serre à émettre jusqu’à atteindre la neutralité carbone. Les 10% des plus riches étant aujourd’hui responsables de plus de la moitié des émissions, il en appelle à une nouvelle lutte des classes… climatique.

Avocat au barreau de Paris depuis vingt-cinq ans, Sébastien Mabile s'est imposé comme une figure incontournable du droit pénal de l'environnement. Son engagement dans des procès emblématiques - contre TotalEnergies pour le respect de l'Accord de Paris, le groupe Casino pour son implication dans la déforestation amazonienne ou encore Danone pour son usage abusif du plastique - témoigne d’un combat acharné et militant.

Dans son nouvel ouvrage "Justice Climatique, pour une nouvelle lutte des classes" publié chez Actes Sud, il pointe du doigt la responsabilité particulière des ultra-riches dans la crise climatique. Son constat est sans appel et malheureusement connu de tous : le réchauffement de la planète, causé par les émissions de gaz à effet de serre, s'accélère inexorablement. Si l'accord de Paris sur le climat de 2015 visait à limiter la hausse des températures à 1,5°C d'ici la fin du siècle, cet objectif semble désormais hors d'atteinte, les États échouant à concrétiser leurs engagements.

L'année 2023 a parfaitement illustré cette spirale affolante : alors que les catastrophes climatiques se multipliaient, la consommation de gaz et de pétrole atteignait des sommets historiques. La catastrophe climatique semble désormais quasi-inéluctable, avec son lot de conséquences tragiques : élévation du niveau des océans, vastes territoires inhabitables sur tous les continents, extinction massive des espèces... Pourtant, de nouveaux projets d'extraction d’hydrocarbures se développent, le trafic aérien continue sa progression effrénée et l’intelligence artificielle multiplie drastiquement les besoins en énergie, tout ceci accélérant la crise climatique alors qu’il s’agit de la freiner. Face à cette situation critique, l'action politique semble avoir abdiqué.

Le budget carbone de l’humanité

Pour proposer de nouvelles solutions, Sébastien Mabile évoque le principe d’un “budget carbone” restant à l’humanité, qu’il définit comme une estimation théorique des émissions mondiales nettes cumulées de CO², “depuis une date donnée jusqu'au moment où ces émissions deviennent égales à zéro, qui permettraient, avec une certaine probabilité de limiter le réchauffement planétaire à un niveau déterminé”. Le GIEC estime ce budget carbone à 580 milliards de tonnes en équivalent CO² pour ne pas dépasser les +1,5°. Un chiffre qui, au rythme actuel, devrait être atteint dès 2028 alors que la neutralité carbone est visée à l’horizon 2050 selon l’accord de Paris.

Face à l'urgence climatique, la solution s'impose d'elle-même : réduire drastiquement les émissions globales, maintenant. L'ouvrage de Mabile aborde alors une question cruciale : comment répartir équitablement cet effort de réduction ? Le défi est complexe, ce que l’on peut constater à l'échelle individuelle : même en adoptant un mode de vie vertueux - sans voiture ni avion, avec une consommation limitée de viande - nous dépassons encore les seuils recommandés. Selon le cabinet Carbone 4 de Jean-Marc Jancovici, cité par Mabile, les efforts individuels ne permettent en effet de réduire notre empreinte carbone que de 25 à 45%, le reste étant déterminé par l’environnement sociotechnique et politique.

Par ailleurs, 10% de la population mondiale, détenant 52% des richesses, est responsable de plus de la moitié des émissions produites entre 1990 et 2015 ! Plus frappant encore, le 1% des plus fortunés génère à lui seul 15 à 17% des émissions, avec une empreinte moyenne de cent tonnes de CO² par an et par personne - l'équivalent des émissions de 3,8 milliards des individus les plus pauvres. Une élite de super-milliardaires épuise ainsi le budget carbone de l'humanité sans contrainte ni contrôle, tandis que les populations les plus démunies, souvent à l'autre bout du monde, subissent déjà les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique.

Face à ce constat, Mabile plaide pour une réglementation du “budget carbone” considéré comme bien commun, impliquant une régulation du droit d’émettre des gaz à effets de serre. Au-delà des symboles évidents comme les yachts de luxe et les jets privés, il préconise l'instauration d'une véritable justice climatique mondiale.

La “Guerre climatique”

Pour Mabile, la justice climatique doit s'appuyer sur un nouvel arsenal juridique solide, légitimé par le droit à vivre des générations futures. Cette nouvelle approche permettrait d'engager la responsabilité des principaux émetteurs de gaz à effet de serre : compagnies pétrolières, institutions bancaires et États.

Notre système dans son ensemble doit être repensé. La réalité actuelle révèle un système aujourd’hui non seulement profondément inégalitaire mais carrément contraire aux principes énoncés. Par exemple, tandis que le citoyen ordinaire est lourdement taxé sur son carburant, les propriétaires de jets privés bénéficient d'une exemption de taxes sur leur kérosène. De la même manière, les usagers du rail s'acquittent de droits de péages kilométriques qui rendent le train coûteux tandis que le transport aérien prospère grâce à de généreuses subventions publiques. Les propriétaires de yachts de luxe, quant à eux, disposent de multiples échappatoires pour contourner leurs obligations fiscales.

En ciblant prioritairement les 10% les plus fortunés responsables de la moitié des émissions mondiales, la justice climatique créerait par ailleurs les conditions d'une acceptation sociale des efforts demandés au reste de la population : la mobilisation des gilets jaunes a démontré qu’il n’y aura pas d’acceptabilité de mesures en faveur du climat sans répartition juste. Il faut donc selon Mabile “empêcher les riches”, en limitant les émissions de chacun en fonction de son niveau de richesse. Un travail qui semble a priori complexe, mais a déjà été modélisé par plusieurs groupes de chercheurs dans le monde, avec divers scénarios.

Remettre en cause les dogmes

Comme le souligne Mabile, le principe de justice climatique n'est pas nouveau dans les relations internationales puisque les accords majeurs sur le climat - le protocole de Kyoto et l'accord de Paris notamment - reconnaissent déjà la responsabilité accrue des pays occidentaux dans la réduction des émissions, comparée à celle des pays en développement, et leur donne en conséquence des obligations plus importantes. Etrangement, cette logique n'a jamais été transposée à l'échelle individuelle.

Pour l'auteur, il faudra pour avancer remettre en question deux dogmes contemporains : le mythe de la croissance infinie et la sacralisation absolue des libertés individuelles, notamment celles de l’entrepreneur. Ces "totems", comme il les nomme, ne peuvent plus servir d'arguments pour bloquer l'action climatique. Mabile rappelle que sur de multiples sujets nos démocraties imposent déjà des limites aux libertés individuelles : la santé publique justifie par exemple la lutte contre le tabagisme, de même que la sécurité routière légitime les limitations de vitesse imposées aux conducteurs. Rien n’interdit donc au nom des droits fondamentaux des générations futures de limiter les émissions de chacun selon ses moyens.

La thèse de Mabile se démarque des discours habituels culpabilisant l'humanité dans son ensemble. La responsabilité dans l’action incombe selon lui clairement à une élite privilégiée qu'il décrit comme prisonnière d'une "vision narcissique de la liberté” dénuée de conscience et oublieuse de ses responsabilités. Cette même élite, consciente qu'elle seule disposera des moyens de s'adapter aux bouleversements climatiques à venir, perpétue un système profondément inégalitaire qu’il invite à combattre. L'auteur appelle ainsi à une nouvelle forme de lutte des classes, dont l'enjeu n'est autre que la survie de notre espèce.

Justice Climatique. Pour une nouvelle lutte des classes, Sébastien Mabile (Actes Sud, 176 pages,15 €)


vendredi 15 novembre 2024

Naomi Klein : « Nous avons besoin d’un populisme écologique »

 Source : https://reporterre.net/Naomi-Klein-Nous-avons-besoin-d-un-populisme-ecologique

© Cha Gonzalez / Reporterre

Reporterre - 11–14 minutes

Naomi Klein, activiste et intellectuelle canadienne, explique la victoire de Trump par l’incapacité de la gauche et des écologistes à parler des problèmes concrets des gens. Elle plaide pour un « écopopulisme ».

La journaliste et essayiste canadienne Naomi Klein, connue pour avoir publié No Logo et La Stratégie du choc (Actes Sud, 2001 et 2008) vient de sortir un nouveau livre : Le Double — Voyage dans le monde miroir, toujours chez Actes Sud. Dans cet entretien, elle fait le procès de la gauche étasunienne : « Nous devons nous concentrer sur des politiques écologiques qui soient aussi des politiques de redistribution économique. »


dimanche 15 septembre 2024

Travailler mieux, un recueil de propositions

 Source : https://laviedesidees.fr/Travailler-mieux-un-recueil-de-propositions

Conditions de travail difficiles, perte de sens, manque de reconnaissance, accidents et maladies professionnelles, les maux du travail sont nombreux. Fondé sur les acquis des sciences du travail, le recueil de propositions « travailler Mieux » vise à répertorier les mesures susceptibles d’améliorer la qualité du travail en France.




mercredi 26 juin 2024

Juliette Rousseau : « La fracture entre la gauche et les ruralités est quasiment totale »

Source : https://reporterre.net/Juliette-Rousseau-La-fracture-entre-la-gauche-et-les-ruralites-est-quasiment-totale


Juliette Rousseau : « La fracture entre la gauche et les ruralités est quasiment totale »

« Les ruralités sont un espace que la gauche ne pense pas, qui ne l’intéresse pas », écrit la militante bretonne Juliette Rousseau. Elle pourrait pourtant s’inspirer des pratiques de « ploucs » pour stopper le RN. 

[...]

Aujourd’hui encore, comme le rappelle la géographe Valérie Jousseaume, la ruralité reste majoritairement perçue comme une forme dégradée de l’urbain.

[...]

Et pourtant, ce « il va bien falloir faire avec » constitue l’une des principales raisons qui m’ont poussée à revenir à la campagne. Avec la solidarité matérielle, les coups de main entre voisins, pratiques si communes aux modes de vies ruraux et qui constituent la base d’un vivre ensemble qui n’a jamais tout à fait disparu.

Paradoxalement, si cela ne fait pas des ruraux des électeurs de gauche, je pense que la gauche gagnerait à s’en inspirer. J’ai toujours cru à la vie partagée, au fait de se rencontrer, de s’organiser avec celles et ceux qui nous sont proches géographiquement. C’est aussi un truc de plouc, de ceux que j’ai envie de me réapproprier pour les revendiquer. Les sciences sociales le désignent par l’expression « effet de lieu », c’est-à-dire une interdépendance et une interconnaissance profondes, liées à un lieu partagé.[...]

[...]

De la ruralité que je connais, j’aime les pratiques d’autonomie, de solidarité, et la défiance vis-à-vis de l’État, comme vis-à-vis des villes ou de ceux qui prétendent nous représenter sans jamais chercher à nous connaître ni nous traiter en égaux. Ces éléments peuvent poser les bases d’un tout autre projet politique. Cela va demander un travail de longue haleine, ainsi que l’instauration d’un rapport de force, tant vis-à-vis de l’extrême droite et de ses idées, que de la gauche et de ses impensés.

[...]

Construire et renforcer les réseaux de solidarité entre et avec celles et ceux que cette vision racialiste du monde met en danger. S’approprier les traditions et les rendre à nouveau vivantes, en mouvement, renouer avec celles que le patriarcat, le capitalisme ou le nationalisme ont effacé et qui peuvent nourrir l’émancipation vis-à-vis de ces systèmes d’oppression. S’attaquer aussi à la question de la production, depuis et avec celles et ceux qui en sont les rouages. Et tant d’autres choses encore.

[...]

Le chantier est immense mais nous avons pour nous la joie de faire avec la matière immédiate des lieux que nous habitons et de celles et ceux avec qui nous les partageons : un savoir-faire et un savoir-être de « ploucs » qui pourrait bien (re)trouver ses propres formes d’expression antifasciste et de libération. 


dimanche 23 juin 2024

L’urgence de penser la lourde défaite de l’écologie

Source : https://cedricchevalier.eu/situation-n3-lurgence-de-penser-la-lourde-defaite-de-lecologie/


 

Extraits

[...]

L’écologie est à la fois une science, une philosophie et une idéologie politique.

Elle connaît aujourd’hui une triple défaite, scientifique, philosophique et politique, qui dépasse la conjoncture électorale, puisque cela fait environ 50 ans qu’elle a émergé.

 [...]

Le courant écologiste a pour axe principal – plutôt que la liberté hors sol, l’égalité seulement entre humains, le passé réactionnaire ou le futur délirant – l’autonomie interdépendante entre humains et non humains, d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui et de demain, le pluralisme des modes de vie soutenables, la Métamorphose pour mettre fin à l’Écocide, un Pacte social-écologique qui institue la Limite, l’épanouissement de l’Humanité et de la Vie sur Terre. 

[...]

Depuis environ 50 ans, l’écologie s’est constituée en courant politique – l’écologisme –, c’est-à-dire en force politique désirant changer la société, au même titre qu’avant elle l’humanisme, le libéralisme, le socialisme et le communisme. Aujourd’hui, ces quatre anciens courants politiques peinent tous à intégrer l’écologie – quand ils ne sont pas éco-sceptiques –, tandis que l’écologisme peine à devenir hégémonique et majoritaire. Ces cinq courants, anciens et écologiste, conservent leur vocation démocratique. Ils sont néanmoins confrontés à deux courants profondément antidémocratiques : le courant illimitiste, incarné par le capitalisme néolibéral transhumaniste, et le courant passéiste, incarné par le conservatisme traditionnel, le nationalisme et le néofascisme. Le capitalisme néolibéral transhumaniste est tourné vers un futur fantasmé sans limite, les conservateurs, nationalistes et néofascistes sont tournés vers un passé fantasmé limité. Ces deux courants sont sans conteste éconégationnistes. Ils nient l’écologie en bloc. Ces deux courants rejettent la rationalité critique des Lumières (pourquoi faire ceci ?) soit dans la rationalité instrumentale toute puissante (on peut donc on le fait) soit dans l’obscurantisme de la tradition (faisons ce qu’on a toujours fait).

[...]

L’écologisme reste, à ce jour, le seul courant politique qui a véritablement pris acte du caractère existentiel de l’écologie,  

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En effet, il a pris acte que l’humanisme, le libéralisme, le socialisme et le communisme devaient être réactualisés à la lumière du fait écologique. Et que l’autonomie rêvée de l’être humain ne pourra être qu’interdépendante.

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l’écologisme se distingue radicalement de TOUS les autres anciens et nouveaux courants politiques par un critère fondamental : l’axe de l’autonomie interdépendante. L’humanisme serait anthropocentriste alors que l’écologisme est écocentriste ; le libéralisme aurait une conception indépendante et non interdépendante de la liberté humaine ; le socialisme ne verrait que l’égalité entre humains et pas celle entre humains et non humains et enfin, libéraux, socialistes et communistes ne verraient pas qu’il existe, entre l’Etat et le marché, une autre forme de gouverner les êtres et les choses : les communs. Tous les anciens échoueraient en tout cas, pour l’instant, à concevoir la possibilité, la nécessité et la souhaitabilité de la décroissance. De leur côté, le capitalisme néolibéral transhumaniste est hors sol et le conservatisme-nationalisme-néofascisme est hors temps. L’un ne peut s’inscrire dans le réel, même futur, l’autre ne peut s’inscrire dans le présent, car il reste dans un passé révolu.

[...]

 

lundi 22 janvier 2024

Manifeste des Peuples du Sud

Manifeste des Peuples du Sud

Au nom de la transition vers les énergies vertes, les pays les plus riches ont accentué leur course aux métaux critiques. Cette croissance des besoins amplifie l'extractivisme dans le Sud Global. A rebours de cette orientation mortifère, ce court manifeste appelle à une transition énergétique écosociale.

Collectif
5 janvier 2024

Lire le manifeste et le signer


 

vendredi 8 décembre 2023

samedi 2 décembre 2023

Faut-il en finir avec les locations immobilières ?

Source : https://mrmondialisation.org/finir-locations-immobilieres/

Symbole de la société capitaliste de classes, la location immobilière permet à une minorité d’individus de s’enrichir en exploitant le travail de millions de citoyens. À l’heure où le logement représente une part de plus en plus conséquente du portefeuille des foyers, la question du droit à la propriété et la limitation des locations se pose très sérieusement.

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