Le
sociologue et philosophe Geoffroy de Lagasnerie propose une
déconstruction radicale de l'idéal démocratique, souvent perçu comme
l'horizon indépassable de nos sociétés ("TINA" : There Is No
Alternative). Loin de prôner la dictature, il explore les "zones
d'ombre" consubstantielles à la démocratie qui, selon lui, servent
aujourd'hui à justifier des régimes répressifs et des politiques
injustes au nom de la majorité.
L'auteur s'appuie sur la pensée
de Henry David Thoreau pour opposer une politique de la justice à une
démocratie de procédure. Il critique le "biais procéduraliste" où le
simple respect du vote ou de la règle majoritaire suffit à légitimer des
décisions meurtrières (précarité, pollution, politiques néolibérales).
Pour Geoffroy de Lagasnerie, la légitimation doit devenir
"substantielle" : une opinion ne devrait avoir le droit de gouverner que
si elle protège les forces de la vie.
Il propose alors un
vitalisme politique, où la science et la connaissance des corps auraient
un pouvoir de censure sur les lois injustes. L'entretien explore
également les conventions citoyennes comme laboratoires d'une compétence
spécifique et d'une "gauchisation" par la délibération. Enfin, il
plaide pour un droit à la décohabitation, refusant l'idée que
l'appartenance à un territoire donne un droit de prise d'otage sur la
vie d'autrui. Une réflexion profonde sur l'émancipation et la
redéfinition du contrat social.
De
conseils de défense impénétrables en allocutions télévisées, la gestion
verticale de la crise sanitaire par l’État attise la défiance tandis
que la banalisation de l’état d’urgence sanitaire tend à affaiblir le
pouvoir des députés. Pourtant, des exemples de gestion de crise
démocratique et transparente existent.
C’est sous les ors du Salon Murat que le « PC Jupiter »
a établi ses quartiers d’hiver. Trop étroit, le bunker présidentiel ne
permettait pas la distanciation physique de rigueur. C’est donc au
rez-de-chaussée de l’Élysée que se tient le Conseil de défense et de
sécurité nationale (CDSN). Installé en mars
2020, celui-ci se réunit désormais avec la régularité hebdomadaire d’un
Conseil des ministres. Ses invités sont triés sur le volet : le chef de
l’État, le Premier ministre, les ministres des Armées, de l’Intérieur,
de la Santé et le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, y ont
un rond de serviette. Les autres ministres peuvent être invités à s’y
exprimer, mais leur présence n’est pas systématique. Autour de la table,
vingt à trente spécialistes partagent informations, réflexions et
propositions pour endiguer l’épidémie. Parmi eux, les treize membres du
conseil scientifique, composé de scientifiques, de médecins, d’un
sociologue, d’un anthropologue, d’une responsable de l’organisation ATD-Quart Monde et récemment d’un vétérinaire. Tous sont sous le sceau du secret défense, qui punit jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende la divulgation de ces échanges. Au terme du Conseil, Emmanuel Macron décrète la stratégie adoptée.
Confinement, couvre-feu, attestation. En moins d’un an, le
vocabulaire du quotidien s’est enrichi d’un lexique autoritaire. Au fil
des allocutions télévisées, les restrictions décidées en Conseil de
défense s’accumulaient au motif légitime de préserver des vies. Opacité
et verticalité semblent être les maître-mots de cette gestion de crise.
Sociologue, Laurence Créton-Cazanave a participé à des recherches« embarquées »
au sein de différentes institutions chargées de gérer les crises entre
2015 et 2018. Elle a observé le travail des acteurs du centre de crise
zonal (préfecture de police) et de la cellule de crise
interministérielle de Beauvau lors de la COP21, de la coupe d’Europe 2016 et des attentats du 13 novembre. « La cellule de crise, par définition, réunit un petit groupe de professionnels. Elle n’est pas faite pour durer un an et demi, observe-t-elle. Cette
crise met le doigt sur notre modèle de gestion de crise, qui est un
modèle d’urgence. Dans l’urgence, on n’a pas le temps d’intégrer les
citoyens. Là, on est sur une crise qui rouvre complètement l’assemblée
convoquée. On ne peut pas gérer le Covid sans lier tout le monde, vu
qu’on a une crise multidomaines, multifactorielle, qui touche le
travail, l’école, la santé… On devrait élargir le nombre de gens qui
gèrent, et ils le réduisent. »
« On assiste à une banalisation des régimes d’exception qui deviennent le fonctionnement normal de nos institutions »
Cette contraction des pouvoirs autour de l’Élysée marginalise
également le rôle du Parlement. Les députés et sénateurs sont déjà
essorés par les discussions en procédure accélérée et la présence
plafonnée à la moitié des effectifs de chaque groupe. Et ils voient en
plus l’Élysée avoir recours aux ordonnances dans des domaines qui
devraient relever de leurs attributions. « On
a l’impression d’être dans un monde parallèle, l’essentiel du pays est
confronté au Covid et à la réponse qu’on y apporte, et rien ne passe par
l’Assemblée nationale, fulmine le député (La France insoumise) de la Somme François Ruffin. Le Premier ministre a annoncé un couvre-feu il a quinze jours, il n’y a pas eu de discussion à l’Assemblée ! Le président réfléchit, mais les représentants de la nation ne sont pas associés à cette réflexion. » Cerise sur le palais Bourbon, l’état d’urgence sanitaire limite davantage ses compétences que l’état d’urgence « classique ». « Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, le Parlement est appelé à intervenir au bout d’un mois et non douze jours ;
il n’est pas informé de toutes les mesures adoptées au titre de l’état
d’urgence sanitaire alors qu’il l’est quand l’urgence est sécuritaire », explique Marie-Laure Basilien-Gainche, professeure de droit public à l’université Lyon 3.
Le pouvoir conféré par cet état d’urgence est d’autant plus prégnant qu’il est impossible d’en discerner l’horizon : « Un état d’exception doit être limité dans le temps. Or l’état d’urgence a été activé le 23 mars, puis prorogé. Le dispositif de "sortie de l’état d’urgence sanitaire"
a permis l’essentiel des restrictions aux droits et libertés. Puis
l’état d’urgence sanitaire a de nouveau été déclaré en octobre, a été
prorogé une première fois et en passe de l’être à nouveau. » La juriste poursuit :
On assiste à une banalisation des régimes d’exception qui deviennent le fonctionnement normal de nos institutions. »
Afin de veiller au grain sur les libertés et droits fondamentaux, le
groupe de réflexion Génération Libre a répertorié les restrictions
décrétées pendant l’épidémie. « Ce tableau
sert à recenser où en est l’état des restrictions, à s’assurer qu’elles
seront levées lorsque la pandémie se terminera, et à ce qu’il n’y ait
pas un glissement de certaines mesures dans le droit commun », renseigne Vincent Delhomme, chercheur associé au sein du groupe. Un souci du détail issu de l’expérience : « À
la sortie du précédent état d’urgence, nous avons eu le droit au
passage dans le droit commun d’un certain nombre d’exceptions qui ont
été pérennisées. Il faut s’assurer que ça ne soit pas le cas cette fois. »
Selon le chercheur, ce ne sont pas les mesures les plus liberticides
qui vont perdurer, il s’agit donc d’être vigilants sur les plus
discrètes. « C’est notamment le
cas sur les données médicales : les médecins font remonter des données
auprès du gouvernement et les employeurs peuvent être informés que leurs
employés ont le Covid. Cela changerait totalement notre rapport à la
santé. »
« Il n’y a pas d’avantage comparatif très clair entre pays centralisé et décentralisé »
Comparée à ses voisins européens, aux restrictions plus ou moins souples, la France fait figure autoritaire. « Le
pays se caractérise par un haut niveau de centralisation et
d’autoritarisme, avec des décisions extrêmement fortes comparées à nos
voisins allemands, hollandais ou danois. Les décisions et les
contraintes françaises sont beaucoup plus importantes et soudaines »,
analyse Raul Magni-Berton, professeur de sciences politiques à Sciences
Po Grenoble. Le chercheur, qui effectue un travail de comparaison de la
gestion de la crise sanitaire entre les États européens, souligne les
différentes nuances d’états d’urgence : « En
Pologne, on ne déclare pas l’état d’urgence, mais on applique des
mesures strictes qui en sont dignes. Cela dépend beaucoup de la facilité
des constitutions à le déclarer. »
Les pays mus par une gestion décentralisée — à l’instar de la
Belgique ou de l’Allemagne — obtiennent-ils de meilleurs résultats que
la France dans leur gestion de l’épidémie ? Pour le politologue, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions : « Il
n’y a pas d’avantage comparatif très clair entre pays centralisé et
décentralisé. Le pays décentralisé permet une gestion plus adaptée aux
circonstances locales. Mais un pays centralisé favorise la coordination
entre les différents territoires. » D’autant que la crise tend à rapprocher ces deux extrêmes. « Pendant
la première vague, les pays décentralisés s’en sortaient mieux.
Maintenant, c’est moins évident. Régulièrement, dans les pays
centralisés, quand il y a beaucoup de morts, que la gestion est
difficile, il y a des protestations pour décentraliser. À l’inverse dans
les pays décentralisés, quand on atteint ces situations difficiles, il y
a des manifestations pour centraliser. »
Pour Raul Magni-Berton, la crise a surtout un effet révélateur des
carences de l’État français, dont le système électoral majoritaire
tranche avec la nécessité de cohésion de ses partenaires européens. La
différence est ainsi institutionnelle : « En
Allemagne, en Hollande ou en Suède, il y a des systèmes électoraux
proportionnels, aucun parti ne peut gouverner seul et la coalition
représente 51 % de la population.
On est obligé de prendre en compte d’autres vues et de choisir des
décisions consensuelles, y compris dans la tempête. En France, il y a
une disproportion extrême et unique dans l’histoire : environ 14 % de votants inscrits ont voté pour l’actuelle coalition au gouvernement, qui a 62 % des sièges. Or l’enjeu central dans une telle crise, c’est que les gens se comportent de manière coordonnée. » Et si le gouvernement est peu représentatif, un « cercle vicieux » se met en place : « quand les gens n’ont pas confiance dans les mesures prises, ils ne les suivent pas ; les paliers sanitaires restrictifs suivants seront alors plus durs, et les gens auront encore moins confiance. »
Grenoble expérimente un comité de liaison citoyen
Comment construire cette adhésion ? « Il n’y a rien dans la littérature sociologique sur comment intégrer les citoyens au sein des cellules de crise »,
constate Laurence Créton-Cazanave. Ou plutôt, pas encore. Une
expérimentation a germé à Grenoble sous la houlette de la mairie
écologiste : celle d’un comité de liaison citoyen dédié au Covid-19.
Une trentaine d’habitants et représentants d’acteurs locaux tirés au
sort se réunissent un samedi par mois avec les représentants de la
ville. Objectif, associer la société civile à la gestion de la crise via
une « convention citoyenne Covid-19 ».
Y sont abordées des questions du quotidien : l’ouverture des marchés
alimentaires, l’isolement et la solitude, la réouverture des commerces,
les vaccins…
Ce dispositif a été imaginé par Pierre-André Juven, nouvel adjoint Europe Écologie — Les Verts (EELV) en charge de la santé, inspiré par les recommandations du Conseil scientifique dans une note révélée en avril par Mediapart et intitulée « L’urgence sociétale, l’inclusion et la participation de la société à la réponse du Covid-19 ». Son auteur, le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy, y spécifiait la nécessité d’une « démocratie sanitaire » pour regagner la confiance des Français. « Les
élus en charge de la gestion de crise au printemps avaient identifié le
fait que, dans une période aussi critique, les décisions sont vite
centralisées », explique l’élu, qui aborde son premier mandat après une carrière de sociologue chargé de recherche au CNRS. Pour lui, un comité de liaison « a
encore plus de sens au niveau local. Ce n’est pas parce qu’on est en
situation de crise que les modalités doivent être suspendues. On a
besoin d’échanger de façon très forte avec les habitants, de voir les
priorités, de mettre les avis en discussion, de construire ensemble une
partie de la gestion de crise ».
Initié en novembre, le comité de liaison a connu trois séances et en
prévoit trois nouvelles. L’expérience semble prometteuse après une
première période de rodage. « Ce dispositif fait apparaître des problèmes et des solutions que les élus n’avaient pas envisagées, relève Laurence Créton-Cazanave, observatrice de ces sessions. Ce
qui est épatant, c’est que les citoyens n’ont pas de problème à
soulever des questions qui leur paraissent importantes. Les gens étaient
très critiques sur le dispositif lors des premières séances. En face,
les élus ont eu une vraie capacité à entendre et à s’ajuster. C’est un
apprentissage par l’équipe municipale, de comment formuler les
questions, comment mettre en place un dispositif qui satisfait tout le
monde. » Pour Pierre-André Juven, « il
y a une infusion de la décision politique par la multiplicité des
réunions citoyennes. À force de lire les comptes-rendus, les élus sont
plus sensibles aux préoccupations des gens et proposent de consulter le
comité citoyen sur tel ou tel point. »
Au Parlement, l’idée d’une intégration de citoyens à la gestion de crise fait des émules. « Je
veux proposer une convention citoyenne sur le coronavirus, qu’on mette
ensemble des commerçants, des soignants, des gens de la culture... et
qu’on ait une discussion sur les réponses apportées, sur ce à quoi on
peut renoncer et ce que nous ne pouvons pas sacrifier »,
déclare François Ruffin. À L’Élysée aussi, l’idée d’une concertation
semble avoir fini par s’installer. Début janvier, le Conseil économique,
social et environnemental (CESE) a tiré au sort trente-cinq
citoyens représentatifs chargés de faire remonter les préoccupations de
l’opinion publique sur la campagne de vaccination. Une ambition qui
laisse beaucoup d’acteurs sceptiques : la convention citoyenne sur le
climat a laissé un souvenir amer des expériences de démocratie
participative du gouvernement. Un premier rapport d’étape doit être
présenté le 23 février. Sera-t-il lu dans les salons du « PC Jupiter » ?
Avec la permission de nos dieux,
de nos frères aînés et de notre Pachamama (Terre-Mère) , de nos
ancêtres, de nos achachilas (Esprits des aïeux qui protègent la
communauté) , avec la permission de notre Patujú (Plante dont la
fleur, aux couleurs du drapeau de la Bolivie rouge, jaune et vert,
est un symbole national) , de notre
arc-en-ciel, notre feuille de coca sacrée.
Avec la permission de nos peuples, avec la permission de tous
ceux qui sont présents et absents dans cet hémicycle.
Aujourd’hui, permettez-moi de prendre quelques minutes afin de
partager notre vision avec vous.
La communication, le dialogue est
une obligation, c’est un principe du vivre
bien.
Les peuples des cultures millénaires, ceux de la culture de la
vie, avons conservé nos origines depuis la nuit des temps.
Nous, les enfants, avons hérité d’une ancienne culture qui
comprend que tout est lié, sans division ni
exclusion.
C’est la raison pour laquelle on nous a dit de nous unir, d’aller
ensemble, sans laisser tomber personne, pour que tout le monde ait
tout et que personne manque de rien.
Le bien-être collectif est le bien-être individuel, aider nous
aide à grandir et à être heureux, renoncer à quelque chose au
profit de son prochain nous renforce. S’unir et
se reconnaître dans le “tout” est la voie du passé,
du présent, de demain et de toujours, cette voie de laquelle nous
ne nous sommes jamais éloignés.
L’ayni (principe de réciprocité et de solidarité générale), la
minka (tradition du travail collectif à des fins sociales), la
tumpa (protocole d’invitation, d’invocation des
esprits sacrés et des défunts), notre colka (grand
entrepôt où sont stockés des aliments principalement) et autres
codes des cultures millénaires sont l’essence de nos vies, de
notre ayllu .
Ayllu n’est pas uniquement l’organisation sociétale des être
humains, ayllu est un système d’organisation
de la vie, de tous les êtres vivants, de tout ce qui existe,
de tout ce qui s’écoule, en équilibre avec notre planète ou
notre mère, la terre. (Ayllu : communauté composée
de plusieurs familles dont les membres considèrent qu’ils ont une
origine commune (filiale ou religieuse) qui travaille de façon
collective dans un territoire de propriété commune).
Des siècles durant, les modèles de civilisation de l’Abyayala (nom que le peuple Kuna utilise
pour se référer aux Amériques) ont été déstructurés et beaucoup
d’entre eux exterminés, la pensée originelle a systématiquement
été soumise à celle des colons.
Malgré tout cela, ils n’ont pas réussi à nous faire disparaître,
nous sommes en vie, nous venons de Tiwanacu (désigne le lieu
considéré comme berceau de la civilisation pré-inca du même nom),
nous sommes forts comme la pierre, nous sommes kalawawa
(transparent, sans rien à cacher), nous sommes Cholke (graine
incassable, traditionnellement accrochée autour du cou des
nouveaux-nés), sinchi (forts, courageux), Rumy (durs à cuire),
nous sommes Jenecherú (Jenecherú : mot d’origine tupiguarani qui
signifie « feu qui ne s’éteint jamais »), le feu qui ne s’éteint
jamais, nous venons de Samaipata
(Samaipata : nom du lieu où s’élève le mystique et mystérieux
rocher sculpté de Samaipata), nous sommes le jaguar, nous sommes
Katari (divinité représentée par un serpent ailé, symbolisant la
vitalité de l’eau qui irrigue les terres agricoles et permet
l’existence des communautés), nous sommes les peuples aïnous,
maoris, comanches, mayas, nous sommes guaranis, mapuches, mojos,
nous sommes aymaras, quechuas, jokis et nous sommes tous les
peuples faisant partie de la culture de la vie, qui avons réveillé
notre larama (nom donné aux sages, philosophes et scientifiques),
le même larama qu’autrefois, un rebelle emplit de sagesse.
Aujourd’hui, la Bolivie et le monde vivons une transition qui se
répète chaque 2’000 ans, le cycle des temps, nous passons de
l’intemporel au temporel, amorçant une ère nouvelle, un autre
Pachakuti (« changement de la terre », arrivée d’un temps nouveau,
retour à l’équilibre, à l’égalité originelle) dans notre
histoire.
Un soleil nouveau et une nouvelle expression dans le langage de
la vie, où l’empathie pour l’autre
ou le bien collectif remplace l’individualisme égoïste
Avec des boliviens qui se considèrent tous égaux et conscient
qu’ensemble nous sommes plus forts. Le temps est venu de retourner
au Jiwasa (un tout, composé de singularités), il
ne s’agit pas du ‘soi’ mais du ‘nous’. Jiwasa
représente la fin de l’égocentrisme, Jiwasa est la
mort de l’anthropocentrisme et la fin de l’eurocentrisme.
Il est temps de redevenir Jisambae (communication codée qui aida
le peuple Guaraní à se protéger), ce code qui a protégé nos
frères et soeurs guaranis et également Jambae (individu libre, qui
n’a pas de maître), un être qui n’a pas de maître, personne dans ce monde doit se sentir maître ou
propriétaire de quiconque ou quoi que ce soit.
Depuis l’année 2006, nous avons entamé en Bolivie un travail
exigeant dans le but de connecter nos racines individuelles et
collectives pour redevenir nous-mêmes, nous recentrer, revenir à
notre taypi (noyau ou centre de la terre, point de rencontre des
forces positives et négatives, lieu où les opposés, l’antagonisme
coexiste), a la pacha (terre, cosmos, univers, temps et espace),
à l’équilibre qui laisse émerger la sagesse des civilisations les
plus importantes de notre monde.
Nous sommes en plein processus de récupération de nos
connaissances, des codes de la culture de la vie, des schémas de
civilisation d’une société qui vivait en intime
connexion avec le cosmos, la terre, la nature, la vie
individuelle et collective, de construction de
notre sumak kamaña (vivir bien : concept du vivre bien), de notre
sumajakalle (action de garantir le bien individuel et le bien
collectif ou communautaire), garantissant ainsi le bien-être
individuel et commun.
Nous sommes en période de récupération de notre identité, notre
racine culturelle, notre sake (racine culturelle), nous avons
cela, nous avons une philosophie, une histoire, nous avons de
tout, nous sommes des êtres humains et nous avons des droits.
Une des références inébranlables de notre civilisation est la
sagesse héritée des connaissances liées à la terre, garantir
l’équilibre en tous temps et espace. C’est savoir comment gérer toutes les énergies complémentaires,
celle cosmique venant du ciel avec celle qui émerge du centre
de la terre.
Ces deux forces telluriques interagissent en créant ce qu’on
appelle la vie, un ‘tout’ composé de ce qui est
visible, Pachamama et spirituel, Pachakama (univers
spirituel, en complément à Pachamama).
En appréhendant la vie du point de vue des
énergies, nous avons la possibilité de modifier notre
histoire, la matière et la vie, telle la
convergence de la force chachawarmi (complémentarité des opposés,
dualité et harmonie) lorsque l’on se réfère à la complémentarité
des opposés.
Les temps nouveaux que nous commençons seront soutenu par
l’énergie de l’ayllu, la communauté, les
consensus, l’horizontalité, les équilibres complémentaires
et le bien commun.
Historiquement, on entend la révolution comme un acte politique
pour changer la structure sociale pour ainsi transformer la vie de
l’individu, aucune des révolutions a réussi à modifier la
conservation du pouvoir pour maintenir le contrôle sur les
personnes.
Il n’a pas été possible de changer la nature du pouvoir,
cependant le pouvoir lui a réussi à déformer l’esprit des
politiciens, il a pu les corrompre. Il est très difficile de
modifier l’influence du pouvoir et de ses institutions mais c’est
un défi que nous relèverons avec la sagesse de nos peuples, notre révolution est une révolution des idées,
elle est une révolution des équilibres car nous sommes convaincus
que pour transformer la société, le gouvernement, la bureaucratie,
les lois et le système politique, nous devons
nous transformer en tant qu’individu.
Nous allons promouvoir les conjonctions avec l’opposition afin de
chercher des solutions entre la gauche et la droite, la jeunesse
rebelle et la sagesse des anciens, entre les
limites de la science et la nature sans faille, les
minorités créatives et les majorités traditionnelles, entre les
malades et ceux qui ne le sont pas, les gouvernants et les
gouvernés,entre leadership et don
de soi pour servir les autres.
Notre vérité est très simple, le condor prend son envol à la
seule condition que son aile droite soit en parfait équilibre avec
son aile gauche. La tâche de nous former pour devenir des êtres
équilibrés a été brutalement interrompue il y a des siècles de
cela, nous n’avons pu la mener à bien mais à présent l’heure de
l’ère de l’ayllu, la communauté, est arrivée et est avec nous.
Cela implique que nous soyons des individus libres et équilibrés
pour construire des relations harmonieuses avec les autres et
notre entourage, il est urgent que nous soyons des êtres aptes à
maintenir les équilibres pour soi et la communauté.
Nous sommes à l’époque des frères de la apanaka pachakuti
(comprenez les frères de l’opposition politique), nous ne luttions pas seulement pour nous mais aussi
pour eux et surtout pas contre eux, nous luttions
pour obtenir un mandat, nous ne cherchions pas l’affrontement, au
contraire, nous cherchions la paix. Nous
n’appartenons pas à la culture de la guerre, ni de la
domination, notre lutte vise toute tentative de
soumission et combat la pensée unique
coloniale, patriarcale, qu’elle vienne d’où elle
vienne.
L’idée de la rencontre entre l’esprit et la
matière, le ciel et la terre, Pachamama et
Pachakama, nous permet de penser qu’une femme et un homme nouveau
puissent guérir l’humanité, la planète et la sublime vie qui la
compose, pour rendre la beauté à notre terre-mère.
Nous défendrons les trésors sacrés de notre culture face à toute
ingérence, nous défendrons nos peuples, nos ressources naturelles,
nos libertés et nos droits.
Nous retournerons à notre Kapak Ñan (Voie véritable, le juste
chemin. Aussi employé pour désigner le fameux réseau de routes qui
traversait l’empire Inca), le noble chemin vers l’unité, la voie
du respect envers nos autorités, pour nos sœurs, le chemin du
respect pour le feu, la pluie, le respect de nos montagnes, nos
rivières, notre mère la terre, le chemin vers le respect de la
souveraineté de nos peuples.
Frères et sœur, pour conclure, les boliviens devons surmonter la
division, la haine, le racisme, la discrimination entre
compatriotes, finissons-en avec la persécution de la liberté
d’expression et la judiciarisation de la politique.
Finissons-en avec l’abus de pouvoir, celui-ci doit être employé
pour aider, le pouvoir doit circuler, comme l’économie, il doit
être redistribué, il doit circuler, s’écouler, comme le sang
s’écoule dans notre organisme. Plus d’impunité mais justice,
frères et sœurs.
Mais la justice doit véritablement être indépendante, mettons un
terme à l’intolérance, à l’humiliation et la violation des droit
humains et de la terre-mère.
Le temps nouveau signifie être à l’écoute du message de nos
peuples et qui a été emi du fond de leurs cœurs, cela signifie guérir des blessures,
nous regarder avec respect,
récupérer la patrie, rêver ensemble, construire la fraternité,
l’harmonie, l’intégration et l’espoir afin de garantir la paix et
le bonheur des générations à venir.
C’est uniquement de cette manière que nous atteindrons le vivre
bien et la gouvernance par nous-mêmes.
Il est courant de déplorer le déclin de la souveraineté de l’État-nation, qui semble devoir être aujourd’hui supplantée par la puissance du capital mondial. Restaurer la verticalité de l’État et son autorité serait ainsi la seule voie pour contester le globalisme néolibéral. C’est contre cette illusion, encore trop répandue à gauche, que Pierre Dardot et Christian Laval ont entamé ce long parcours dans l’histoire complexe et singulière de l’État occidental moderne, depuis sa naissance à partir du modèle de l’Église médiévale jusqu’à son rôle actuel d’État-stratège dans la concurrence mondiale.
Comprendre les aléas et les détours de cette construction, c’est mettre à nu les ressorts d’une domination sur la société et sur chacun de ses membres qui est fondamentalement de l’ordre de la croyance : les « mystères de l’État », le culte de sa continuité qui oblige ses représentants par-delà leur succession, la sacralité dont ces derniers aiment à s’entourer dans l’exercice de leurs fonctions, autant d’éléments qui ont pu changer de forme, mais qui demeurent au principe de sa puissance. En retraçant cette généalogie, il s’agit pour les auteurs de montrer que l’on ne peut répondre aux défis de la mondialisation capitaliste et du changement climatique sans remettre en cause cet héritage. Car l’invocation de la souveraineté « nationale » est devenue l’alibi de l’inaction climatique et de la perpétration des écocides.
Pour affronter ces enjeux globaux, il est indispensable de s’attaquer à un tel régime d’irresponsabilité politique qui dispense les gouvernants de rendre des comptes aux citoyens. C’est dire qu’il faut ouvrir la voie à un au-delà de la souveraineté étatique.
Pour pallier la déception des Français à l’égard des institutions, de nombreux mouvements politiques entendent revitaliser la démocratie en remettant le citoyen en son cœur. Le phénomène témoigne d’une volonté de changement. Reporterre fait l’inventaire de toutes les initiatives.
Comment ne pas "penser un au-delà" de la démocratie : le ton hautain et condescendant de cet article démonte tranquillement le processus islandais, sans en tirer des leçons qui permettraient d'approfondir cette expérience au lieu de la balayer d'un revers de main...
Et en plus en faisant comme si ce processus avait été beaucoup médiatisé chez nous !
Un bel exemple de contre-révolution !
Extraits et commentaires
Mais ce qui devaitconstituerl'aboutissement d'une révolution démocratique ne fait plusfantasmerque les Européens, persuadés d'assisterà la naissance de"la démocratie de demain".
Mais un taux d'abstention record – 36 % de participation, le plus faible de l'histoire du pays – vientsanctionnerl'élection, et trahit les premiers signes d'un certain désintérêt populaire.
--> Bien organisé, le désintérêt :
"Il y avait beaucoup de handicaps : une médiatisation faible, une campagne très courte, un manque évident de pédagogie, et un mode de scrutin particulièrement complexe, analyseRosa Erlingsdottir,
Mais là encore, la "e-révolution" annoncée par tous les médias européensn'a pas été à la hauteur des espérances. Au total, l'initiative n'a recueilli que 3 600 commentaires, et 370 propositions d'articles. Un chiffre décevant même dans un pays qui compte autant d'habitants que la ville de Nice.
Beaucoup de spécialistes n'hésitent pourtant pas àcritiquerles limites éthiques et juridiques du processus.
--> Une belle phrase vide : "beaucoup" ?? "Limites" ??? C'est vrai que le système habituel n'a pas de limites !
elle estime que les élus, désignés dans la précipitation, restent"de grands inconnus"pour lapopulation."Or, puis-jevoterpour quelqu'un chargé de rédiger la Constitution de mon pays alors que je n'ai aucune idée de sa conception du rôle de président de la République ou de ses propres intérêts en matière écologique, par exemple ?"
--> tirage au sort !!!!
Le Parti de l'indépendance, très conservateur, a en effet appelé les électeurs àvoter"non" au référendum,"d'une part parce qu'il juge ses rédacteurs incompétents, d'autre part parce que l'Althingi[le Parlement]n'a pas eu à seprononcersur le texte",
Et voilà, le retour de l'argument de "compétence", contraire au principe même de démocratie. Et le retour de la sacralisation de la représentativité.
Sous letitre"La Bataille de l'Islande", il rappelle que derrière le référendum se joue"une bataille entre le vieux château, qui n'a désormais plus depouvoirmais conserve l'argent, et les gens de la rue, ceux qui ont pour l'instant encore dupouvoir, mais sont terrifiés que cela s'arrête au printemps. Pour se préserver, ils veulent écrire leurs propres règles, avant que ceux qui ont déjà échoué par le passé reprennent l'avantage."
Nous sommes des Indignés et nous constatons chaque jour un peu plus que la vie politique a été confisquée au peuple, à vous, à moi, à nous. Seule une remise en cause complète de notre système politique nous permettra de sortir de la voie sans issue dans laquelle nous sommes tous engagés. Une possibilité méconnue existe en dehors de cette pièce de théâtre déjà jouée que sont les présidentielles. C'est de constituer nous-mêmes, c'est la Constituante.
Voie déjà empruntée à plusieurs reprises au cours de l'histoire, en France mais aussi en maints endroits du monde. Une issue souvent oubliée mais qui réapparait pourtant comme une évidence lorsque les temps se font plus sombres ou que l'oppression d'une minorité sur une majorité n'est plus soutenable.
Il y a Constituante quand le peuple se réunit pour réécrire les règles du vivre ensemble.
Le but premier d'une Constituante est la réappropriation collective de la vie politique. Le fruit de son travail est la Constitution, texte fondamental sur lequel s'appuient nos règles de vie communes, les Lois. Une Constituante ne saurait être octroyée par ces hommes et femmes providentiels qui fleurissent à tout va en cette période électorale printanière. Comment peut-on à la fois se présenter à des élections présidentielles et proposer une Assemblée constituante dont la raison d'être est précisément la remise en cause du fonctionnement général de notre vie politique et donc, à fortiori, du présidentialisme ? La Constituante est le seul processus légitime qui amène à la rédaction d'une Constitution. Dans une démocratie, ce n'est pas aux gens de pouvoir d'écrire ces règles du pouvoir. C'est aux peuples de déterminer par eux-mêmes comment ils seront dirigés. Les traités européens et notre Constitution actuelle, ne sont pas le fruit d'une Constituante. Le peuple n'y a été consulté que pour répondre par oui ou non à des textes écrits par des gens de pouvoir ou des experts à leur service.
Notre proposition pour enclencher un processus constituant Seule l'approbation du peuple peut donner légitimité à engager un processus constituant. Il nous apparaît donc logique de nous adresser au plus grand nombre et de demander si, pour vous, il est nécessaire qu'une Constitution soit réécrite par et pour le peuple. Nous ne pourrons dès lors que nous ranger à l'avis de la majorité quel que soit le résultat de cette votation citoyenne. Nous pensons qu'il est de notre devoir d'entreprendre ce qui nous semble juste pour ne pas avoir à le regretter par la suite.
Calendrier :
-1er tour de la votation : du 14 au 22 avril - 2° tour de la votation : du 28 avril au 6 mai.
Petit lexique de la Constituante Cahier de doléances : Les doléances, indignations, revendications ou exigences, et qui ont valeur de support pour légiférer, peuvent être issues d'initiatives individuelles ou bien le résultat de débats en assemblées. Mandat : C'est le pouvoir qu'octroie un mandant à un mandataire en vu de réaliser une mission définie. Le constituant a le mandat de rédiger la Constitution. Il peut être représentatif ou impératif selon des degrés divers et révocable ou non. Assemblée constituante : Pour être réellement légitime elle doit être mandatée par le peuple. C'est elle qui élabore la Constitution. Elle confronte les doléances. Elle peut être élue selon différentes modalités de suffrages, tirages au sort, et être ouverte ou fermée aux échanges avec l'extérieur comme des assemblées locales. Référendum : Quel que soit la forme que peut prendre l'Assemblée constituante, une fois la Constitution écrite celle-ci est soumise à référendum au suffrage universel qui, selon un principe d'égalité des voix, et le seul capable de légitimer ou d'invalider son travail. Si le « non » l'emportait une nouvelle Constitution devrait être réécrite en changeant ou non les Constituants et les procédures utilisées.
Dette, légalité et légitimité Si le poids de la dette est le facteur majeur de notre précarisation, il est vain de s'en prendre aux divers organismes financiers qui gèrent cette dette. Si leurs pratiques ne sont pas légitimes, elles sont rendues légales par nos gouvernements. Bien sûr un simple audit de la dette aurait été suffisant dans un monde idéal. Or, même si nos dirigeants le voulaient, le pourraient-ils ? Nous pensons que non. Dès lors, seule une remise en cause du système politique nous permettra de nous réapproprier notre souveraineté monétaire. Et ceci même si la Constituante n'a pas pour objet essentiel l'économie.
Les processus constituants récents ou en cours de formation http://www.constituante.be/ (Belgique) http://www.poder-constituent.org/ (Catalogne) http://constituyentes.org/ (Espagne) http://www.laconstituyente.org/ (Bolivie) http://constituyente.asambleanacional.gob.ec/ (Équateur) http://asambleaconstituyente.cl/ (Chili) http://www.constituyentesocial.org.ar/?lang=es (Argentine) http://www.election.gov.np/EN/ (Népal) http://www.ge.ch/constituante/ (Genève)
Précédents en France : Assemblées constituantes de : - 1789 et dont la Constitution consacre une monarchie constitutionnelle ; - 1848 et dont la Constitution instaure la II° République ; - 1871 et dont la Constitution instaure la III° République ; - 1945 et dont la Constitution instaure la IV° République ; - et aujourd'hui, où en sommes-nous et vers quoi irions-nous ? Nous pouvons choisir.
Site web : http://laconstituanteenmarche.net/ Votons pour nous ! Votation citoyenne pour une nouvelle Constitution écrite par et pour le peuple du 14 au 22 avril et du 28 avril au 6 mai.
Je n'ai pas trouvé confirmation de cette phrase là... mais je cherche...
"Le candidat Mélenchon a prêté serment à la Bastille qu'une victoire électorale signifierait l'appel à l'élection d'une constituante et sa propre démission du poste de Président pour rendre le pouvoir à la nation française sur sa propre destinée."
On ne faisait pas du tout le lien entre la critique du capitalisme et celle du productivisme.
Le développement des forces productives ne pouvait être le vecteur central du progrès humain.
Oui, c’est une révolution personnelle, mais pas au sens du reniement du passé, au contraire. L’écologie vient renforcer mes convictions anticapitalistes et renouveler ma vision matérialiste. C’est une nouvelle manière d’aborder le monde qui nous entoure.
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Ce matin je me suis levé léger, j’ai regardé mon compte, mon revenu de base a été viré, j’ai envoyé mon loyer tout de suite. Mes journées sont basées sur quatre parties. Le matin je sors courir et m’entretenir un peu le corps, ensuite vers 10h, je me pose sur mon PC et j’étudie, j’aime bien aller sur les sites d’université et regarder des conférences sur différentes notions. J’échange des idées et les notions, je partage mes informations à mon réseaux et j’assimile ce que m’envoie mes amis.
A midi je vais manger au restaurant le plus proche. Une assemblée se constitue vers ces heures là par les citoyens pour définir le besoins et manques dans l’arrondissement. Je m’interresse à une activité dans mes cordes : ce soir un restaurant a besoin d’un second de cuisine. Je suis motivé pour les aider ce soir. Je réfléchis un peu sur ma rémunération, j’ai reçu mon revenu de base, je suis large pour ce mois alors je me dis que ce soir c’est gratuit!! Le chef de cuisine me donne l’heure du début de l’activité 18h30. Parfait ça me laisse toute l’après-midi pour mes activités personnelles. Je vais dessiner un peu et peindre, travailler mon coté artistique.
Un mail viens d’arriver, je suis tiré au sort pour aller à l’assemblée constituante local. Il y a 3 ans je me suis inscrit sur les liste des volontaire au tirage au sorts les liste « VATAS ». On peut refuser bien sur mais je suis motivé pour y aller. Ce sont des contrats d’un an non renouvelable, nourris, logé et blanchi par l’assemblée payé 1500 euros par mois pour tout le monde. Je suis invité donc à aller à 50 km de chez moi pour un an afin de discuter de la constitution. Après cette année, je peux être tiré au sort pour un an de plus à l’assemblée départemental et ainsi de suite jusqu’à l’assemblée nationale constituante. Depuis sa création il y a une dizaine d’année, le système est resté en place car il réagit comme un poumons législatif, les lois arrivent à l’assemblé national constituante, redescendent vers le peuple, sont assimilées et le peuple peut à tout moment en discuter dans les assemblée local. si un problème apparait le cycle de la lois remonte jusqu’à acceptation de tous et ainsi de suite. Si je suis tiré au sort à chaque année, je peux faire un cursus de 4 ans de constituante. Il y a toujours des discutions sur le montant du revenu de base à la constituante car il faut l’adapter constamment à son époque.
Après cette bonne nouvelle, je me dirige vers l’école de mon quartier pour aller partager mes connaissances avec la nouvelle génération. J’y reste 2h, c’est le moment que j’apprécie le plus dans mes journées, le partage avec nos enfants.
Le soir je retrouve le chef de cuisine dans son restaurant et le service se passe paisiblement. Je rentre chez moi content de ma journée, j’ai entretenue mon corps, j’ai entretenu mes connaissances, j’ai partagé mes connaissances, j’ai participé à l’intérêt général et en plus j’ai été tiré au sort pour la constituante afin de participer à la respiration constante de nos lois! Que du bonheur!!
Demain matin je vais à l’assemblée local, pour voir si on a besoins de mes aptitudes à des taches de la vie quotidienne. Peut être que je ferai éboueur pendant 4 h ( l’activité la mieux payé!!) pour me faire un petit pécule.
L'appel pour une Constituante: 7000 signataires
Il a été lancé le 20 juin 2011 pour les 222 ans du serment du jeu de paume. Signez l'appel
La Constituante en Equateur Ce pays est bien connu pour avoir réussi un audit de la dette publique dont une bonne partie a été annulée... Ce bouleversement a donné lieu à la convocation d'une Assemblée Constituante. + d'infos
Chapitre 1 : Le constat d’impuissance du peuple
Chapitre 2 : La France est-elle une démocratie
Chapitre 3 : L’élection n’est pas la démocratie
Chapitre 4 : Au cœur du problème notre constitution
Chapitre 5 : Ecrire une meilleure constitution
Chapitre 6 : Conclusion