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samedi 29 août 2026

Légumes brûlés, maïs en chute libre, prairies grillées… Les chiffres chocs d’un été catastrophique pour l’agriculture française

 source : https://vert.eco/agriculture/legumes-brules-mais-en-chute-libre-prairies-grillees-les-chiffres-chocs-dun-ete-catastrophique-pour-lagriculture-francaise/ 

Depuis fin mai, le manque d’eau et les canicules à répétition ont profondément bouleversé l’ensemble de l’agriculture française, avec des impacts différents selon les filières et les régions.  

Vert a compilé les chiffres remontés par les filières et les services de l’État pour dresser le panorama de cet été désastreux.

vendredi 17 janvier 2025

FNSEA Syndicat de l'agriculture intensive : une série documentaire inédite de L214

Source : https://www.l214.com/stop-elevage-intensif/fnsea

L214 a enquêté sur le plus grand syndicat agricole français, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), qui prône une agriculture productiviste et intensive.

À l’aide d’images d’archives, d’interviews d’éleveurs et de synthèses graphiques, les épisodes explorent de multiples facettes de ce syndicat faiseur de ministres. Il met en lumière sa restructuration de l’agriculture, ses conflits d’intérêts, mais aussi les conséquences désastreuses de son action pour les éleveurs, l’environnement et les animaux.

Épisode 1 : Un syndicat au lourd bilan
Découvrir l'épisode


Épisode 2 : Le malaise des éleveurs
Découvrir l'épisode



Épisode 3 : La mafia de l'agroalimentaire ?
Découvrir l'épisode


vendredi 10 janvier 2025

Que pensent les agriculteurs ?

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=a6Ps5fVXUC4&t=13s

Le 12 décembre 2024, The Shift Project et The Shifters présentaient les résultats de la Grande Consultation des Agriculteurs. 

Cette grande consultation est composée d'étude qualitative suivie d’une enquête quantitative ayant recueilli l’avis de 7 711 agriculteurs et agricultrices sur l’avenir de leur secteur. 

La Grande Consultation des Agriculteurs révèle que la grande majorité des agriculteurs sont prêts à accélérer la transition environnementale de leur secteur : plus de 80 % des répondants souhaitent adopter des pratiques agronomiques plus durables, et seulement 7 % déclarent ne pas souhaiter s’engager ou accélérer la transition de leur exploitation.

Lire les résultats de la Grande Consultation des Agriculteurs : https://theshiftproject.org/article/r... 
Lire le rapport final "Pour une agriculture bas carbone, résiliente et prospère" : https://tinyurl.com/45yysxkx



samedi 19 octobre 2024

Documentaire Demain la vallée

Source : https://www.alimenterre.org/demain-la-vallee


Face au changement climatique , des citoyens et citoyennes, des agriculteurs de différents secteurs, accordent leurs voix pour décider ensemble des transformations justes de l’usage de leurs terres. Une expérience scientifique a été réalisée dans le cadre du programme européen “Just Scapes" pour des paysages justes dans la vallée de l’Arac, en Ariège. Ce documentaire raconte cette histoire.


Suites du documentaire : 

https://www.just-scapes.fr/post/des-nouvelles-de-l-arac-ce-qui-s-y-passe-suite-au-projet


mercredi 9 octobre 2024

Série documentaire: "Vers la résilience alimentaire", d'après le guide rédigé par Les Greniers d'Abondance

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=QLsCRCLqb9k&list=PLXevgjr3k1ILPEYqQw4YVGjO4U4TvtovA&index=1



Voies de résilience

n°1 – Augmenter la population agricole .................................................................49

n°2 – Préserver les terres agricoles..........................................................................61

n°3 – Favoriser l’autonomie technique et énergétique des fermes ........................71

n°4 – Diversifer les variétés cultivées et développer l’autonomie en semences ....81

n°5 – Adopter une gestion intégrée de la ressource en eau...................................91

n°6 – Évoluer vers une agriculture nourricière.......................................................101

n°7 – Généraliser l’agroécologie ...........................................................................111

n°8 – Développer des outils locaux de stockage et de transformation ................121

n°9 – Simplifer et raccourcir la logistique et l’achat alimentaire ..........................131

n°10 – Manger plus végétal...................................................................................143

n°11 – Recycler massivement les nutriments.........................................................153

 



samedi 8 juin 2024

Votre territoire peut-il nourrir ses habitants ?

Source : https://territoiresfertiles.fr/

Territoires Fertiles

Un outil libre et gratuit au service de la transition agricole et alimentaire dans les territoires, né du rapprochement de CRATer et PARCEL.

Raconter les enjeux des territoires

Changement climatique, agriculture, alimentation... sont des sujets complexes. Territoires Fertiles vous aide à comprendre ces enjeux à différentes échelles : commune, PNR, EPCI, département...

Encourager le passage à l’action

Nous racontons et valorisons des histoires de transition qui émergent des territoires, pour inspirer les porteurs de projet et favoriser les échanges d’expérience.

Outiller les porteurs de projet

Diagnostic, argumentaire, méthodologie… Territoires Fertiles met à disposition des ressources et des données territorialisées pour vous faire gagner du temps.


mardi 24 octobre 2023

La vie sur Terre est « en état de siège », alertent les scientifiques

Source : https://reporterre.net/La-vie-sur-Terre-est-en-etat-de-siege-alertent-les-scientifiques

Des chercheurs ont identifié 35 « signaux vitaux planétaires » : 20 atteignent des niveaux records 


 

« La vie sur la planète Terre est en état de siège », écrivent des scientifiques, qui préviennent que « nous entrons dorénavant dans une zone inexplorée ». Dans un article publié le 24 octobre dans la revue BioScience, une équipe internationale de chercheurs lance un nouveau cri d’alarme sur l’état écologique général de la planète et sa viabilité pour le vivant.


mercredi 20 avril 2022

Le Guide de la propriété foncière agricole

Source : https://terredeliens.org/guide-propriete-agricole-responsable

Ce guide est conçu comme un outil d’aide à la réflexion, pour ouvrir progressivement le champ des possibilités qui s’offre à propriétaire privé au moment de céder ou de louer son bien agricole, selon sa situation personnelle et familiale.

Il est destiné aussi bien aux propriétaires de biens agricoles se questionnant sur l’orientation et l’usage de leur propriété qu’aux accompagnatrices et accompagnateurs de projets fonciers.

3 millions de propriétaires agricoles, et moi et moi et moi 

Ils sont 3 millions et avec eux, c’est une partie de l’avenir de notre agriculture qui s’écrira. Agriculteurs, filles ou fils d’agriculteurs·trices mais aussi, simples héritier·es, les millions de propriétaires de terres agricoles en France représentent aujourd’hui l’une des clés de l’agriculture de demain. Car les chiffres sont là et vertigineux.

D’ici 10 ans, plus de 25% des agriculteurs·trices partiront à la retraite laissant derrière eux 5 millions d’hectares de terre à reprendre. Ce qu’il adviendra de ces terres lorsqu’elles seront remises sur le marché, pour être vendues ou louées, sera décisif.
Viendront-elles nourrir la concentration foncière, l’agriculture intensive, la déconnection entre agriculture et société et le déclin des campagnes ? Ou permettront-elles l’entrée d’une nouvelle génération d’agriculteurs·trices et la transition vers des formes d’agriculture biologique et protectrice de l’environnement ? Les propriétaires de terres agricoles ont une partie de la réponse. Mais ils sont encore aujourd’hui encore trop peu accompagnés.

Ce constat, c’est Terre de Liens qui le dresse, actrice de terrain, aux côtés des centaines de propriétaires agricoles qui sonnent chaque année à sa porte en recherche de solution.
Information dispersée ou inaccessible, solitude dans la démarche, parcours du combattant, toutes et tous parlent de la dose de courage, de patience et de détermination nécessaire à une transmission éthique et responsable de leurs terres.

Face aux urgences et à l’inexorable disparition des fermes, il est urgent de changer d’échelle.

On ne peut pas se résoudre à n’accompagner que les propriétaires ultra déterminés. Il faut que l’on touche toutes celles et ceux qui ont hérité de terres sans vraiment savoir ce qu’ils vont en faire, les agriculteurs et agricultrices en fin de carrière qui n’ont pas eu le temps de penser la transmission de leurs terres, etc… décrit Caroline Dumas, chargée de mission installation-transmission de Terre de Liens. Au risque de voir s’accélérer la disparition des fermes diversifiées, respectueuses de l’environnement et à taille humaine au profit de mégas-fermes en monocultures bâties sur le triptyque production massive - génétique - robotique.

Un guide pour aiguiller les propriétaires de terres agricoles

C’est de ces observations qu’est né le Guide de la propriété foncière agricole publié par Terre de Liens.

Fruit de 20 ans d’expertise de terrain, ce guide est une véritable boîte à outils au service des propriétaires de foncier agricole. Il réunit en un seul endroit toutes les informations utiles pour une transmission responsable de terres agricoles.

Vente, location, don, leg, il n’y a pas de réponse unique. Mais chacun·e peut désormais se projeter dans les contraintes du cadre légal et trouver l’équilibre entre son projet de transmission, ses besoins financiers et ses engagements éthiques.

Maintenant il n’y plus qu’à le faire connaître partout en France pour qu’il n’y ai plus de propriétaire agricole désemparé·e, résume Caroline Dumas !

 


Il se découpe en six parties, assorties d'une dizaine d'annexes :

  1. Faire bon usage des terres agricoles : un enjeu clé pour nos sociétés
  2. Comprendre le potentiel agricole d'un bien
  3. Orienter l'avenir d'un bien agricole
  4. Louer un bien agricole : comprendre le bail rural et ses différentes possibilités 
  5. Vendre pour favoriser des installations et l'agriculture biologique
  6. S'inscrire dans un projet collectif, solidaire et écologique pour préserver et partager les terres agricoles 

Pour retrouver l'ensemble des références mentionnées dans le guide, rendez-vous dans le dossier thématique dédié.

 

 


mardi 21 septembre 2021

Cette association veut réhabiliter les fermes pour créer des logements sociaux et paysans

Source : https://lareleveetlapeste.fr/cette-association-veut-rehabiliter-les-fermes-pour-creer-des-logements-sociaux-et-paysans


Pour acheter et réhabiliter des fermes sans en faire porter le poids financier aux habitants et paysans, l’association a fait le pari un peu fou de faire venir les bailleurs sociaux dans le monde rural pour refaire naître des fermes d’un nouveau genre.

 C’est n’est rien de moins qu’une petite révolution dans l’accès au logement social et foncier agricole que propose l’association ReNouveau Paysan. Sa stratégie : réhabiliter des fermes pour créer des logements sociaux accueillant paysans bien sûr, mais aussi d’autres familles pour créer des « communs alimentaires ». Après avoir lancé un premier projet dans le Béarn, la Ferme Mouliaa, l’association cherche maintenant à répliquer son projet au Pays Basque.
Redonner vie aux fermes pour favoriser l’installation agricole

Aujourd’hui, les fermes sont près de deux cents à disparaître chaque semaine en France. Départs à la retraite non renouvelés, suicides, mais aussi difficulté d’accès au foncier pour les aspirants paysans n’étant pas issus du monde agricole. En cause : l’agrandissement des fermes, poussées par les politiques publiques et notamment la PAC, et des investissements économiques importants qui nécessitent parfois l’engagement de toute une vie.

    « Depuis plusieurs décennies le monde paysan se délite en silence entraînant dans sa chute l’inexorable extinction de leur outil de vie et de travail. S’ils ne tombent pas en ruine, les bâtiments perdent quant à eux leur vocation agricole pour devenir des lieux d’habitations classiques ou, pire, des résidences secondaires dont on ouvrira les volets quelques jours par an, à la belle saison. Dans tous les cas, le microsystème cohérent que constituait la ferme n’est plus. » s’inquiète l’association ReNouveau Paysan

Ces problématiques, Linda Rieu et Lulu Lugan les connaissent bien à travers leur histoire personnelle, ils ont pour point commun d’avoir grandi dans une ferme basque. A force d’échanges, leur est alors venue une idée :

    « Créer des communs alimentaires sur les territoires en redonnant vie aux fermes qui en sont les pierres angulaires. »

Pour acheter et réhabiliter des fermes sans en faire porter le poids financier aux habitants et paysans, l’association a fait le pari un peu fou de faire venir les bailleurs sociaux dans le monde rural pour refaire naître des fermes d’un nouveau genre.

    « Le schéma agricole dominant n’est pas d’installer des paysans mais de faciliter l’agrandissement des fermes. Quand j’ai commencé à regarder la loi LAAF, le sentiment c’est que tout est à la fois possible et impossible dans la loi. Lorsque les bailleurs sociaux se sont posés la question d’être compétents à lier logement social et terres agricoles, nous avons donc mandaté deux maîtres de conférence de Pau qui ont étudié le droit pour savoir où situer notre démarche, et ils nous ont confirmé que c’est légalement faisable. » explique Lulu Lugan pour La Relève et La Peste

De nombreux projets paysans montés en collectif voient le jour actuellement. Mais la pression des difficultés économiques, couplé à l’urgence d’obtenir un modèle agricole rentable pour plusieurs personnes, fait souvent capoter la dynamique de groupe. La formule proposée par ReNouveau Paysan veut permettre à chacun.e de garder une certaine autonomie et une sérénité d’esprit.

Recréer du commun

A l’époque, plusieurs générations d’une même famille occupaient ces grandes surfaces. Aujourd’hui, l’association ReNouveau Paysan propose de transformer les fermes pour les diviser en plusieurs logements qui seront loués à des familles et aux paysans. Les familles civiles signeront un bail social classique tandis que les familles de paysans signeront un bail rural environnemental.

    « L’un des facteurs de suicide des paysans, c’est la solitude. On ne croit pas non plus au collectif à 100% car de nombreux projets paysans échouent en collectif. Il était donc très important que chacun ait son espace et son intimité, mais le fait d’avoir du lien choisi est quelque chose qui peut permettre la redynamisation des milieux ruraux. » explique Linda Rieu pour La Relève et La Peste

Dans cette nouvelle forme d’habitat partagé, chaque logement reste indépendant. Des espaces communs permettront de favoriser un environnement convivial et des dynamiques collectives. Comme pour les familles, le loyer des paysans ne sera pas basé sur leur performance et leur rendement agricole, mais fixé par le bailleur social.

    « Pour les paysans comme pour les familles, ce type de location est une vraie liberté et une sécurité. La location permet aux paysans de tester la pérennité de leur activité agricole sans s’endetter à vie. Redonner cette liberté est une vraie valeur ajoutée. » décrypte Lulu Lugan pour La Relève et La Peste

Évidemment, une telle démarche s’inscrit dans le respect de l’environnement. L’association souhaite qu’un inventaire écologique des lieux soit réalisé avant chaque rénovation, comme cela a été le cas en 2020 pour la Ferme Mouliaa, et les matériaux et techniques de construction seront choisis pour en faire des habitats innovants à basse consommation.

Dépasser les blocages

Dès le départ, la démarche de ReNouveau Paysan a été appuyée par la Région Nouvelle Aquitaine et le Conseil Départemental 64. En revanche, ils ont dû affronter plusieurs blocages émanant des organismes agricoles traditionnels et des bailleurs sociaux.

Les premiers avaient peur que cela entraîne une perte éventuelle des terres agricoles, « alors qu’il s’agit faire un remaillage d’un écosystème », et les seconds de sortir de leur champ de compétence traditionnel.

    « Surtout, la transversalité du projet a fait mettre différents acteurs des collectivités, qui n’ont pas l’habitude de se parler, autour d’une table ensemble. C’est la fin de la pensée par silo, les bailleurs sociaux et les collectivités n’ont pas du tout l’habitude de réfléchir comme ça mais c’est ce qu’on est censés faire ! Tout est lié ! Le fait de faire des zones de stockage de l’eau, on est en transversal avec l’agricole, le logement, la biodiversité : ce sont des passerelles auxquelles il faut habituer les gens. D’où l’importance de créer des convergences. » développe Lulu Lugan pour La Relève et La Peste

En avril 2019, Office 64 de l’Habitat, le plus important bailleur social public des Pyrénées-Atlantiques, a été convaincu par les arguments des deux comparses et décidé de s’engager dans l’aventure. Deux ans plus tard, il est devenu propriétaire de la ferme Mouliaa et de ses terres attenantes. C’est la première fois qu’un bailleur social lie un logement avec un espace professionnel agricole.

Située dans le village d’Espiute (64) qui compte aujourd’hui 100 habitants, la ferme Mouliaa se compose d’une maison et d’un hangar adjacent totalisant une surface plancher d’environ 640m2. Office 64 de l’Habitat va transformer les bâtiments existants en six logements sociaux à la location.

Deux d’entre eux sont destinés à des paysan.ne.s qui pourront cultiver les deux hectares de parcelles agricoles attenantes, immédiatement certifiables en BIO par leur qualité. Juridiquement, les paysans ont pour condition de cultiver les terres qui leur seront allouées.

Les quatre autres logements sont destinés à des familles avec des espaces allant du T2 au T4. Les familles pourront aussi, si elles le souhaitent, cultiver des petits jardins à disposition pour améliorer leur autonomie alimentaire.

    « La zone humide ou les chauve-souris recensées seront bien sûr prises en compte dans l’aménagement de la future ferme. En complément, des haies vont être plantées à l’hiver prochain et des mares créées pour favoriser un renforcement de la biodiversité. La gestion de l’eau sera également pensée au maximum de manière circulaire : récupération des eaux de pluie, infiltration dans les sols, etc. » détaille l’association

Linda et Lulu restent humbles dans leur démarche : pour eux, réhabiliter les fermes pour les transformer en logements sociaux et paysans est l’UNE des solutions ayant la capacité de répondre aux défis écologiques et sociaux du XXIème siècle.

Les familles seront sélectionnées par le bailleur social tandis que les paysans le seront par des partenaires agricoles qui vont évaluer la pertinence de leur projet, leur intégration dans le territoire et la non-mise en concurrence entre les deux paysans habitants. Un compagnonnage avec les chercheurs de Bordeaux Science Agro est également prévu pour évaluer la pérennité d’une microferme.

    « Nous ce qu’on essaie de faire, c’est de mettre en place des outils pour que les gens se les approprient. On aimerait créer un réseau de fermes comme ça sur l’ensemble du territoire français. La biodiversité, tout citoyen en a besoin, c’est donc à la collectivité de financer les projets qui la protègent mais l’engagement officiel de l’État au niveau national se fait encore attendre. » précise Lulu Lugan pour La Relève et La Peste

En effet, bien que le projet soit intégré depuis janvier 2020 dans le dispositif France Expérimentation, le Ministère du Logement n’a pas encore déclaré son positionnement officiel sur la possibilité pour un bailleur social de lier logements et terres agricoles.

L’association ReNouveau Paysan a donc lancé une pétition en ligne  afin de mobiliser les citoyens pour demander aux services de l’État de s’impliquer dans la démarche d’expérimentation du Bail Social Paysan.

Pour étendre leur initiative, ReNouveau Paysan recherche sur tout le Pays Basque des fermes à la vente ou à la transmission possédant a minima 2ha de terres environnantes. L’association va aussi se rapprocher d’agriculteurs bientôt à la retraite et toujours sans repreneur identifié. Pour l’association, la réhabilitation de leurs fermes peut leur permettre de disposer d’un logement en restant sur les lieux où ils ont toujours vécu tout en transmettant leur outil de travail.

De son côté, la ferme Mouliaa devrait être prête à accueillir ses habitants en 2023. Un beau projet à suivre de près.

 

jeudi 19 août 2021

À visage découvert, un employé dénonce l’horreur subie par les cochons d’un élevage de l’Yonne

 

Source : https://lareleveetlapeste.fr/a-visage-decouvert-un-employe-denonce-lhorreur-subie-par-les-cochons-dun-elevage-de-lyonne

Source : L214

 
Au bout de deux ans de travail, profondément choqué par la maltraitance animale, en dépression, il a porté plainte contre l’élevage. Décidé à rendre publiques les images qu’il a filmées, sa demande est nette : la fermeture complète de la porcherie.

 L214 dévoile aujourd’hui une nouvelle enquête concernant un élevage de cochons de l’Yonne. Un employé de l’élevage, qui a travaillé plus de deux ans dans la porcherie, dénonce les sévices graves et les maltraitances commis sur les animaux. Fait rare, il s’exprime à visage découvert. On peut notamment voir sur les images, prises avec son téléphone portable, des truies recevoir de multiples coups de tournevis pour les faire avancer plus vite. Tuméfiées sur tout le corps, des truies agonisent sur le sol en béton de l’élevage. Des jeunes truies ont les dents coupées à la tenaille. Les images montrent également la coupe des queues à vif et le claquage des porcelets.
Des sévices graves et de nombreuses infractions

Cette porcherie, la SCEA des Tremblats II, se trouve dans l’Yonne, sur la commune d’Annay-sur-Serein (près d’Auxerre). C’est un élevage intensif où sont détenues 1 800 truies, le triple de la moyenne française. Elle appartient au groupe Provent-SDPR, implanté en Savoie, qui exploite directement ou indirectement (intégration) une centaine de sites d’élevages de porc, dont 3 maternités de truies

Sur les images, on peut également voir la zone d’équarrissage où sont stockés les cochons morts, de tout âge. Certains cadavres sont littéralement dévorés par les asticots. Une des bennes, d’où émergent des ossements, en est remplie.

La vidéo dévoile aussi une méthode particulièrement cruelle, pratiquée dans les élevages porcins : le claquage des porcelets. Ceux qui sont jugés les moins rentables sont assommés violemment tout juste après leur naissance. Cette opération est censée les tuer rapidement, ce qui est loin d’être toujours le cas.

En plus des sévices graves, de nombreuses infractions à la réglementation ont été identifiées dans l’élevage :

    La coupe des queues des porcelets (caudectomie) est systématique (interdit dans l’arrêté du 16 janvier 2003 – annexe I, chap 1er. 8) ;
    Dans la verraterie (salle où sont encagées les truies en début et en fin de gestation), les truies n’ont pas d’accès à l’eau (exigence de l’arrêté du 16 janvier 2003 – annexe I, chap 1er. 7) ;
    Quand les truies sont en groupe, les densités d’élevage sont trop fortes (densité réglementée dans l’arrêté du 16 janvier 2003 – article 3) ;
    Les truies n’ont pas accès à des matériaux manipulables (exigence de l’arrêté du 16 janvier 2003 – annexe I) ;
    Les truies blessées ne sont pas soignées (exigence du code rural – Chapitre VI, article 226.6) ;
    Les dents des cochettes (jeunes truies de plusieurs mois) sont coupées à la tenaille (interdit dans l’arrêté du 16 janvier 2003 – annexe I, chap 1er. 8) ;
    L’aiguillon électrique est utilisé abusivement (réglementé par le règlement européen du 24 septembre 2009  – annexe III, point 1.9).

Une alerte restée sans réponse

Le lanceur d’alerte a souhaité parler des maltraitances avec son responsable. Sans réponse de sa part, il a dénoncé les faits au directeur de l’établissement. Ses signalements sont restés sans suite.

Au bout de deux ans de travail, profondément choqué par la maltraitance animale, en dépression, il a porté plainte contre l’élevage. Décidé à rendre publiques les images qu’il a filmées, sa demande est sans appel :

« Ce que je voudrais, c’est que le responsable ne travaille plus dans ce domaine là, et qu’il ferme la porcherie complètement parce que ça continuera tout le temps. »

Le lanceur d’alerte assure ne jamais avoir vu de contrôle des services vétérinaires dans l’élevage. L214 porte plainte pour sévices graves auprès du procureur d’Auxerre. Sébastien Arsac, directeur des enquêtes et porte-parole de L214, affirme :

« Nous saluons le courage de cet employé qui a décidé de rendre publics les sévices graves commis sur les animaux à la porcherie des Tremblats, dans l’Yonne. Les truies et les porcelets de cet élevage vivent déjà une vie misérable, comme dans la majorité des élevages de cochons (95 % des élevages de cochons sont de type intensif), ils sont en plus violemment maltraités sans réaction de la direction. Exigeons des sanctions pour cet élevage et une interdiction du claquage des porcelets ainsi que la coupe à vif de leur queue. »

Via une pétition en ligne, l’association demande une inspection immédiate de l’élevage, sa mise aux normes et que des sanctions soient prises. La castration à vif des porcelets sera bannie le 1er janvier 2022.

L214 demande au gouvernement que la coupe des queues à vif, source d’extrême souffrance pour les animaux, soit également interdite et que soit aussi proscrit le claquage des porcelets.



samedi 10 avril 2021

Résilience alimentaire

  Source : https://resiliencealimentaire.org

L'association Les Greniers d'Abondance a pour objectifs

RECHERCHE
Mener un travail de recherche sur les voies de résilience des systèmes alimentaires, et plus généralement sur la résilience globale des sociétés. Nous pilotons et contribuons notamment au projet ORSAT.
SENSIBILISATION
Favoriser la diffusion des connaissances et des travaux sur le sujet par divers moyens : publications, conférences, ateliers, formations…
ACCOMPAGNEMENT
Soutenir les personnes, les associations, les institutions publiques ou privées s'intéressant à cette question de résilience, en les faisant profiter de l'expertise de ses membres et en favorisant les échanges et les interactions.

 

Elle propose un exposé de la situation très clair
Voir le diaporama

 

Elle a également publié un guide sur la résilience alimentaire des territoires
Voir le guide en vidéos

Cette publication inédite marque l’aboutissement d’un travail de recherche d’un an et demi, conduit par l’association Les Greniers d’Abondance et de nombreux partenaires scientifiques, experts et acteurs de terrain.

Il expose les vulnérabilités du système alimentaire contemporain face à différentes crises systémiques : changement climatique, épuisement des ressources, effondrement de la biodiversité…

vendredi 28 août 2020

vendredi 14 août 2020

Vinciane Despret, philosophe : « On doit penser des relations politiques avec les animaux »

Source : https://www.nouvelobs.com/animaux/20200812.OBS32124/vinciane-despret-on-doit-penser-des-relations-politiques-avec-les-animaux.html

Propos recueillis par Arnaud Gonzague

Ils nous défendent, nous nourrissent, nous font peur quelquefois, nous dispensent leur affection, leur sensibilité ou tout simplement leur poésie. Et pourtant, regardons-nous réellement les animaux comme il le faudrait ? La philosophe Vinciane Despret nous éclaire.

Ils sont, pour nous humains, l’autre par excellence, et pourtant, nous les aimons, même si nous ne savons pas exactement pourquoi, ni si nous le faisons toujours de la bonne manière. Comment penser le lien qui nous unit aux chiens, aux chevaux, aux cygnes des jardins publics, aux insectes qui nous font horreur ? Toutes ces questions, la philosophe Vinciane Despret les a longuement mûries et les partage avec sa gourmandise coutumière.

En moins d’un mois, un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) sur la condition animale a rassemblé une centaine de signatures de parlementaires et trois quarts des Français s’y disent favorables. Cela a dû interpeller la spécialiste des animaux que vous êtes…

Je note en tout cas qu’un sentiment d’injustice envers les animaux qui, il y a encore quelques années, n’était vécu publiquement que par une minorité, est devenu collectif et consensuel. Jadis, quand on percevait une injustice (ce qui n’était, de loin, pas toujours le cas), on se disait souvent « c’est ainsi ». Le fait que celle-ci devienne intolérable indique que les hiérarchies (et l’idée de l’exceptionnalisme humain) sont en train d’être sérieusement remises en cause. 

Lire la suite

 

 

vendredi 7 décembre 2018

11 technologies alternatives pour vivre en totale autonomie

Bon, dans la case :
je commence le changement par moi-même.
ou par nous-mêmes disons, parce que pour les grincheux, l'autonomie ça n'a rien à voir avec l'autarcie,
l'autonomie c'est plutôt la reconnaissance de l'interdépendance avec la rivière et la colline, avec micheline et jacques, avec l'abeille et la bactérie (lire "Jamais seuls").
C'est le chemin pour libérer les 400 esclaves énergétiques (par personne) qui bossent pour nous jour et nuit (et finissent donc en CO2 dans l'atmosphère et en accélération vertigineuse de la prédation des ressources du monde, et aussi de nos vies - chais pas si vous aviez remarqué le côté accélération ?!).
C'est aussi le chemin pour recroiser ses voisins plus souvent et faire des trucs de la vie ensemble, à proximité, sans passer forcément par l'argent, donc par le travail salarié tout ça tout ça... je dis ça je dis rien
Et ça n'empêche pas de faire de la politique ! Ah mince, c'est déjà politique de créer des modes de vie ?
Non !? Je croyais que politique c'était tout ce qui n'est pas personnel, c'était seulement des longues réunions, des opinions contre d'autres opinions qui s'écoutent pas, des programmes, des tracts, des élections, des assemblées de mecs vieux-blancs-riches qui ont les réponses pour la vie des autres, des grandes institutions compliquées qui ne savent plus pourquoi (pour qui !!!) elles ont été créées au début...
Mais alors si ça se trouve, sortir dans la rue pour dire "merde c'est dur, on sait pas trop mais on sent que ça va pas, on veut se croiser et se tenir chaud... et puis on trouvera peut être un truc...", ça pourrait être politique aussi ?!



https://boutique.kaizen-magazine.com/hors-serie/331-lot-autonomie.html?fbclid=IwAR2zY4ypn1lfFDxZV8Y-Jx-4Pa_Fowo6pDzie0SXFgWI5mkoS1fRKnZWbB8 

vendredi 1 juillet 2016

Film : Ici, ailleurs... la terre qui nous nourrit

Dans le cadre de son partenariat Access to Land, Terre de Liens est co-producteur du film Ici, ailleurs... la terre qui nous nourrit, réalisé par Julio Molina Montenegro. Ce road-movie documentaire suit l’itinéraire de Gavin, jeune maraîcher bio anglais qui travaille dans une ferme du sud de l’Angleterre.
Confronté à la perte de ses terres agricoles, Gavin prend conscience de la difficulté de trouver des terres pour développer des projets d’agriculture de proximité comme le sien. Il part alors à la rencontre d’autres fermiers européens qui ont eux aussi lutté pour trouver des terres et les conserver dans la durée. Gavin découvre ainsi des organisations qui se mobilisent pour préserver les terres nourricières et faciliter l’installation d’une nouvelle génération d’agriculteurs.



 Introduction très concrète à la question de l’accès à la terre en Europe, Ici, ailleurs... la terre qui nous nourrit offre le panorama d’un mouvement en émergence qui voit fermiers, citoyens et organisations de la société civile s’unir pour préserver des terres pour une agriculture et une alimentation de proximité et de qualité.

Informations pratiques :
- Durée : 34 minutes
- Langue originale : Anglais
- Versions sous-titrées : Français - prochainement : Espagnol, Catalan, Italien, Roumain et Allemand
- Distribué sous licence Creative Commons Licence Attribution-Non Commercial-Share Alike 2.0
- Téléchargez la plaquette de présentation

Comment voir et partager le film ?
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Plaquette "Ici, ailleurs... la terre qui nous nourrit" (1.2 Mo)

samedi 28 mai 2016

Alimentation et agriculture : nos sénateurs à l'heure des choix

Ils ont été "élus" pour faire des choix : lesquels ?
En démocratie, ça s'appelle la reddition : Le concept et le terme de la reddition des comptes (accountability) sont intimement liés à ceux de la responsabilité politique de celles et ceux qui exercent des fonctions d’autorité publique, en d’autres termes celles et ceux qui prennent des décisions contraignantes pour une collectivité donnée.
Source : http://www.participation-et-democratie.fr/es/dico/reddition-de-comptes



Ci-joint et ci-dessous 2 exemples concrets qui orientent notre modèle alimentaire et agricole et singulièrement notre avenir

Les sénaTUEURS d'abeilles ont encore frappé !
http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/les-senatueurs-d-abeilles-ont-encore-frappe-neonicotinoides-loibiodiversit-3972

20% de bio en restauration collective: Les Sénateurs disent "non" !
http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/20-de-bio-en-restauration-collective-les-senateurs-disent-non-3974


mardi 3 mars 2015

Les 6 règles pour cuisiner dans une (très) petite cuisine

Source : Bioconsommacteurs


par Ôna Maiocco

Avant d’ouvrir mon atelier (dans lequel j’ai construit la cuisine de mes rêves !), j’ai été amenée à cuisiner dans des espaces petits, voire très petits. Mon record fut une cuisinette de moins d’1 mètre carré, autant dire un placard ! Je n’ai pas abandonné la cuisine maison pour autant, et cette expérience m’a fait comprendre qu’on peut cuisiner sans problème dans des espaces exigus à condition d’être parfaitement organisé. Je vous fais partager aujourd’hui mon expertise : 6 règles pour cuisiner dans n’importe quelle cuisine, en particulier les plus petites !

1. Point trop n’en faut
C’est la règle numéro un. Si votre espace est petit, il faudra stocker sur vos étagères et dans vos placards uniquement le strict nécessaire. La question à se poser est donc : de quoi ai-je besoin au quotidien (ou de façon hebdomadaire) ? Ce qui ne sert pas au moins une fois par semaine n’a pas sa place dans votre petite cuisine, stockez-le ailleurs ! On pourrait citer, entre autres : l’appareil à gaufres, le service en porcelaine de Mamie, les moules à cupcakes et leurs poches à douilles, l’huile de truffe, le plat à tajines…
On privilégiera les ustensiles ou ingrédients qui jouent plusieurs rôles (une casserole permet de faire bouillir de l’eau même si elle est moins rapide qu’une bouilloire électrique !), et qui prennent peu de place (la marguerite en inox dépliante en lieu et place d’un cuit vapeur électrique). Faire un point sur tout cela vous permettra d’y voir plus clair, de trouver rapidement ce que vous cherchez et de vous sentir léger (si si !). Car c’est aussi une bonne occasion d’offrir ou de vendre des choses dont vous vous servez très peu, voire jamais.

2. Des zones bien définies
Les actions que l’on fait dans une cuisine sont en nombre assez réduit : on stocke, on lave, on prépare / découpe, on cuit, on assaisonne, etc. Pour que chaque action soit efficace, il faut réunir dans l’espace les éléments qui y participent :
- Placer les ustensiles de cuisson (cuillères en bois, spatules, etc.) à portée de main, à côté des feux, dans un pot en verre, par exemple.
- Sur un petit plateau, une assiette ou une étagère à proximité de vos feux de cuisson, stockez les condiments et épices de base, celles que vous utilisez toujours : sel, poivre, huile d’olive, sauce de soja, herbes de Provence, par ex. Les autres épices et condiments peuvent être rangés ailleurs.
- Pensez à un coin petit-déjeuner, pour gagner du temps le matin : un bout d’étagère ou un petit plateau qui regroupe votre bol, votre muesli, etc. Tout ce dont vous avez besoin pour préparer rapidement ce repas important.
- Regroupez les couverts dont vous avez besoin : si vous êtes deux chez vous, ne gardez pas dans votre placard plus de 4 assiettes et 4 verres, cela occupe de l’espace pour rien.
- Sur (ou à proximité de) l’évier, le minimum. Produit vaisselle, éponges, égouttoir, torchon. Je conseille de sécher au torchon la vaisselle propre (et de la ranger directement) si vous êtes dans un espace vraiment très petit. Cela prend plus de temps, mais un égouttoir permanent prend beaucoup de place.
- Et bien entendu, il vous faut un plan de travail pour cuisiner correctement. Cet espace, même minuscule, est indispensable. Voyons ceci en détail.

3. Plan de travail obligatoire
Un plan de travail, c’est un endroit qui vous permet de cuisiner, c’est là où vous réalisez vos plats : vous y découpez des légumes et du pain, vous y préparez une salade et sa vinaigrette ou un gâteau. C’est un espace dégagé qu’il faudra toujours garder propre et libre. Dans une toute petite cuisine, le plan de travail peut se situer :
- sur le frigo ;
- au niveau de la partie égouttoir de votre évier, mais il faut poser un élément plat (planche ou autre) si elle est gondolée ;
- au-dessus du bac de l’évier si vous avez une planche prévue à cet effet ;
- sur une tablette murale éventuellement pliante (pour prendre moins de place) ;
- sur petite table (il existe des mini tables de jardin qui font à peine 50 cm sur 30 cm)
- sur deux de vos feux si vous en avez quatre. Attention, cette option est dangereuse si vous avez des plaques électriques qui peuvent être allumées par inadvertance.
Votre plan de travail doit être muni d’une planche à découper. Dans les toutes petites cuisines, cette dernière représente à elle seule le plan de travail.
Il doit également être muni d’autres éléments utiles : un pot avec des couteaux (le mieux étant d’accrocher au mur une barre aimantée pour ces derniers), une paire de ciseaux, un fouet, etc. Une fois encore, il faut penser aux actions que vous effectuez régulièrement, et ce dont vous avez besoin pour ce faire. Inutile de surcharger votre plan de travail ou votre cuisine de gadgets.

4. Les ingrédients du quotidien tu garderas sous la main
On l’a vu pour le petit-déjeuner, mais c’est la même chose pour tous les ingrédients que vous conservez dans votre cuisine. Avant, on avait un garde-manger dans lequel on piochait mais sa taille ne permettait aucun excès. Avec nos actuels réfrigérateurs, on a tendance à empiler et à oublier… source de gaspillage. Pour éviter ceci, le mieux est de ranger ensemble les ingrédients qui vont dans le même type de recette. Cela permet de se rendre vite compte de ceux qu’on utilise très peu et de les remiser ailleurs, ou de les donner. On peut alors imaginer organiser les produits de ses placards ou étagères ainsi :
- le coin « plats chauds » : avec les céréales, les légumineuses, les pâtes, le riz…
- le coin « plats vite faits » : sauces tomates, pois chiches en bocal, conserves variées…
- le coin dessert : chocolat, farine, sucre, poudre à lever, raisins secs, cannelle…
- le coin thé / goûter : paquet de thé, paquet de biscuits, fruits secs…

Vous l’aurez compris, pensez action, et pas ressemblance : rien de sert de ranger la farine avec les pâtes, même si les deux sont faites avec du blé !

Si vos étagères sont trop hautes, ménagez des demi-étagères en disposant des petites planches sur des grands bocaux en verre.

Dans le frigo, réunissez les produits à conservation courte (yaourts, etc.) à un endroit et ceux à conservation longue (confitures, cornichons, etc.) à un autre. Cela vous permet de voir rapidement où vous en êtes, afin d’optimiser les prochaines courses. Enfin, n’entassez pas les fruits et légumes dans le bac à légumes. Beaucoup peuvent rester hors du frigo (courges, tomates, poireaux, pommes, etc). Voir vos légumes dans votre cuisine vous aidera aussi à être plus créatif dans vos recettes. De même pour les herbes et épices tant qu’elles n’envahissent pas des espaces importants.

5. Ordre et propreté
Plus qu’ailleurs, l’ordre et la propreté des petites cuisines sont cruciaux. En effet, dès que des éléments ne sont pas rangés, ils monopolisent le peu d’espace disponible et inhibent les actions du quotidien. Comme des couverts sales dans un bac d’évier unique (comment se laver les mains ou rincer une salade ?), ou des ingrédients et ustensiles qui traînent sur votre plan de travail (où poser le gratin brûlant qui sort du four ?). Gardez un espace visuel le plus dégagé possible, cela agrandira votre cuisine.

6. Utilisation de la verticalité
Peu de surface au sol ? Vous en avez certainement pas mal au mur, pensez-y ! Posez de petites étagères, peu larges, mais qui vous aideront à soulager vos placards et à garder des objets ou ingrédients importants sous la main (sel, verres). Posez des crochets au mur, même assez haut : vous pourrez y suspendre des torchons et des ustensiles (louches, fouets, petites poêles).

A vous de jouer, désormais ! Vous verrez, ces conseils vous simplifieront la vie et la cuisine…