Source : https://www.faireargile.fr/
L'ARGILE EST UNE M.A.D : Matière À Défendre
Plus de céramique, moins de plastique
Podcast : écouter plus longuement dans le podcast de Sophie FRYS
Source : https://www.faireargile.fr/
Podcast : écouter plus longuement dans le podcast de Sophie FRYS
Source : https://www.renaissanceecologique.fr/pro
"Face à l’urgence climatique, les changements à opérer sont d’une telle ampleur qu’il est pourtant indispensable d’accélérer les débats sur les choix de société à conduire mais le chemin pour l’atteindre reste encore flou, voire inconnu, pour les décideurs et les citoyens. L'ADEME a souhaité soumettre au débat quatre chemins « types », cohérents et contrastés pour conduire la France vers la neutralité carbone."
L’ADEME a souhaité illustrer chacun des quatre scénarios du programme de prospective Transition(s) 2050 grâce à la fresque de la Renaissance Écologique. Ce travail a été réalisé par Julien DOSSIER (concepteur de la fresque de la Renaissance Écologique), Tu Doan-Quynh BUI, Guillaume GAUTIER, Mathilde GUYARD et Olivier MENICOT. Ce travail est protégé par la législation relative au droit d’auteur. Pour toute demande , contactez-nous :
Source : https://www.annemasse.fr/participation-citoyenne/annemasse-2050
Un travail collectif de prospective
> une foule de belles idées, plus ou moins réalistes ou folles mais toujours inspirantes !! 💡🚧🌈♻️😍
Annemasse est une ville qui prend soin de tous ses habitants, en particulier ceux qui sont souvent oubliés. En 2050, elle montre une vraie solidarité en créant des liens entre les générations, en rendant les services accessibles à tous et en veillant à ce que chacun puisse vivre dignement.
À Annemasse, plusieurs problèmes ont été dénoncés par
les habitants : les voix des enfants étaient souvent ignorées, tandis
que les personnes en situation
de handicap éprouvaient des difficultés à s'intégrer. Collectivement, les habitants cherchent à bâtir un environnement qui tient compte des besoins de chacun.
Rejoignez les habitants d’Annemasse pour voir comment, en 2050, leur ville est devenue un modèle de communauté vivante ! Les habitants s’impliquent et se rassemblent dans des lieux conçus pour encourager les rencontres et célébrer la diversité.
La croissance rapide d’Annemasse, à cause de sa proximité avec Genève, a parfois créé une séparation entre les anciens habitants et les nouveaux. Mais les Annemassiens ont pris conscience qu'il était important de créer des espaces pour se rencontrer et lutter contre l’isolement.
Dans cette vision, ralentir n’est pas une contrainte mais un choix pour réparer, prendre soin de la nature et préparer un avenir durable. Les Annemassiens privilégient une consommation responsable et la ville soutient un développement qui prend en compte les générations futures.
Face à des crises environnementales et sociales de plus en plus graves, Annemasse a pris conscience des limites de la croissance rapide et d’une consommation excessive. Les pénuries de ressources, le stress de la population et les impacts du changement climatique ont convaincu la ville de repenser son mode de vie.
La ville a compris que les solutions aux crises climatiques viennent de nouvelles collaborations avec la nature. Les façons de produire la nourriture, d'utiliser les espaces publics ou de se déplacer sont repensées, pour s'harmoniser avec les écosystèmes.
Les paysages alpins sont profondément touchés impactés/affectés/transformés par le changement climatique. Les glaciers rétrécissent et laissent place à des vallées plus sèches. L’eau devient une ressource précieuse et les tempêtes deviennent plus fréquentes. Annemasse expérimente des solutions pour s’adapter.
Dans cette 2ème vision, Annemasse est devenue un terrain d'expérimentation pour de nouveaux droits. Ici, nous ne nous contentons pas de suivre les règles ; nous les redéfinissons ! La ville teste des droits civiques, sociaux et environnementaux qui visent à améliorer la vie de tous ses habitants.
Avant 2050, plusieurs droits fondamentaux ont reculé dans le monde, comme l'accès à un logement décent, à une bonne alimentation et au respect des choix de vie. La ville a choisi de défendre ces droits par des actions concrètes qui transforment le quotidien des habitants.
Dans
cette vision, la ville fait le pari de l’hospitalité. Elle s’est
métamorphosée en plaçant l'accueil des nouveaux arrivants au coeur de sa
mission, qu'ils viennent de régions voisines ou de contrées lointaines.
Face aux crises du 21e siècle, entraînant des flux migratoires et des
pénuries de ressources, Annemasse prend les devants. Elle est un refuge
pour ceux qui cherchent une nouvelle vie, qu’ils fuient des conflits ou
aspirent à de meilleures opportunités.
En accueillant de
nouveaux habitants, la ville ne cherche pas seulement à résoudre des
urgences, mais à renforcer son tissu social et économique.
Source : https://www.blast-info.fr/articles/2025/vers-une-lutte-des-classes-climatique-7i6eEkUKSueZ5--IroKdtA
Les rapports du GIEC se succèdent mais rien n’y fait : le consensus sur le seuil maximal d’un réchauffement planétaire global de +1,5° à ne pas dépasser n’est pas suivi de la réaction espérée. La catastrophe climatique s’annonce. Pour l’avocat Sébastien Mabile, c’est par le droit qu’il faut s’emparer du sujet pour réfléchir à la meilleure manière de répartir un stock maximum de gaz à effet de serre à émettre jusqu’à atteindre la neutralité carbone. Les 10% des plus riches étant aujourd’hui responsables de plus de la moitié des émissions, il en appelle à une nouvelle lutte des classes… climatique.
Avocat au barreau de Paris depuis vingt-cinq ans, Sébastien Mabile s'est imposé comme une figure incontournable du droit pénal de l'environnement. Son engagement dans des procès emblématiques - contre TotalEnergies pour le respect de l'Accord de Paris, le groupe Casino pour son implication dans la déforestation amazonienne ou encore Danone pour son usage abusif du plastique - témoigne d’un combat acharné et militant.
Dans son nouvel ouvrage "Justice Climatique, pour une nouvelle lutte des classes" publié chez Actes Sud, il pointe du doigt la responsabilité particulière des ultra-riches dans la crise climatique. Son constat est sans appel et malheureusement connu de tous : le réchauffement de la planète, causé par les émissions de gaz à effet de serre, s'accélère inexorablement. Si l'accord de Paris sur le climat de 2015 visait à limiter la hausse des températures à 1,5°C d'ici la fin du siècle, cet objectif semble désormais hors d'atteinte, les États échouant à concrétiser leurs engagements.
L'année 2023 a parfaitement illustré cette spirale affolante : alors que les catastrophes climatiques se multipliaient, la consommation de gaz et de pétrole atteignait des sommets historiques. La catastrophe climatique semble désormais quasi-inéluctable, avec son lot de conséquences tragiques : élévation du niveau des océans, vastes territoires inhabitables sur tous les continents, extinction massive des espèces... Pourtant, de nouveaux projets d'extraction d’hydrocarbures se développent, le trafic aérien continue sa progression effrénée et l’intelligence artificielle multiplie drastiquement les besoins en énergie, tout ceci accélérant la crise climatique alors qu’il s’agit de la freiner. Face à cette situation critique, l'action politique semble avoir abdiqué.
Pour proposer de nouvelles solutions, Sébastien Mabile évoque le principe d’un “budget carbone” restant à l’humanité, qu’il définit comme une estimation théorique des émissions mondiales nettes cumulées de CO², “depuis une date donnée jusqu'au moment où ces émissions deviennent égales à zéro, qui permettraient, avec une certaine probabilité de limiter le réchauffement planétaire à un niveau déterminé”. Le GIEC estime ce budget carbone à 580 milliards de tonnes en équivalent CO² pour ne pas dépasser les +1,5°. Un chiffre qui, au rythme actuel, devrait être atteint dès 2028 alors que la neutralité carbone est visée à l’horizon 2050 selon l’accord de Paris.
Face à l'urgence climatique, la solution s'impose d'elle-même : réduire drastiquement les émissions globales, maintenant. L'ouvrage de Mabile aborde alors une question cruciale : comment répartir équitablement cet effort de réduction ? Le défi est complexe, ce que l’on peut constater à l'échelle individuelle : même en adoptant un mode de vie vertueux - sans voiture ni avion, avec une consommation limitée de viande - nous dépassons encore les seuils recommandés. Selon le cabinet Carbone 4 de Jean-Marc Jancovici, cité par Mabile, les efforts individuels ne permettent en effet de réduire notre empreinte carbone que de 25 à 45%, le reste étant déterminé par l’environnement sociotechnique et politique.
Par ailleurs, 10% de la population mondiale, détenant 52% des richesses, est responsable de plus de la moitié des émissions produites entre 1990 et 2015 ! Plus frappant encore, le 1% des plus fortunés génère à lui seul 15 à 17% des émissions, avec une empreinte moyenne de cent tonnes de CO² par an et par personne - l'équivalent des émissions de 3,8 milliards des individus les plus pauvres. Une élite de super-milliardaires épuise ainsi le budget carbone de l'humanité sans contrainte ni contrôle, tandis que les populations les plus démunies, souvent à l'autre bout du monde, subissent déjà les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique.
Face à ce constat, Mabile plaide pour une réglementation du “budget carbone” considéré comme bien commun, impliquant une régulation du droit d’émettre des gaz à effets de serre. Au-delà des symboles évidents comme les yachts de luxe et les jets privés, il préconise l'instauration d'une véritable justice climatique mondiale.
Pour Mabile, la justice climatique doit s'appuyer sur un nouvel arsenal juridique solide, légitimé par le droit à vivre des générations futures. Cette nouvelle approche permettrait d'engager la responsabilité des principaux émetteurs de gaz à effet de serre : compagnies pétrolières, institutions bancaires et États.
Notre système dans son ensemble doit être repensé. La réalité actuelle révèle un système aujourd’hui non seulement profondément inégalitaire mais carrément contraire aux principes énoncés. Par exemple, tandis que le citoyen ordinaire est lourdement taxé sur son carburant, les propriétaires de jets privés bénéficient d'une exemption de taxes sur leur kérosène. De la même manière, les usagers du rail s'acquittent de droits de péages kilométriques qui rendent le train coûteux tandis que le transport aérien prospère grâce à de généreuses subventions publiques. Les propriétaires de yachts de luxe, quant à eux, disposent de multiples échappatoires pour contourner leurs obligations fiscales.
En ciblant prioritairement les 10% les plus fortunés responsables de la moitié des émissions mondiales, la justice climatique créerait par ailleurs les conditions d'une acceptation sociale des efforts demandés au reste de la population : la mobilisation des gilets jaunes a démontré qu’il n’y aura pas d’acceptabilité de mesures en faveur du climat sans répartition juste. Il faut donc selon Mabile “empêcher les riches”, en limitant les émissions de chacun en fonction de son niveau de richesse. Un travail qui semble a priori complexe, mais a déjà été modélisé par plusieurs groupes de chercheurs dans le monde, avec divers scénarios.
Comme le souligne Mabile, le principe de justice climatique n'est pas nouveau dans les relations internationales puisque les accords majeurs sur le climat - le protocole de Kyoto et l'accord de Paris notamment - reconnaissent déjà la responsabilité accrue des pays occidentaux dans la réduction des émissions, comparée à celle des pays en développement, et leur donne en conséquence des obligations plus importantes. Etrangement, cette logique n'a jamais été transposée à l'échelle individuelle.
Pour l'auteur, il faudra pour avancer remettre en question deux dogmes contemporains : le mythe de la croissance infinie et la sacralisation absolue des libertés individuelles, notamment celles de l’entrepreneur. Ces "totems", comme il les nomme, ne peuvent plus servir d'arguments pour bloquer l'action climatique. Mabile rappelle que sur de multiples sujets nos démocraties imposent déjà des limites aux libertés individuelles : la santé publique justifie par exemple la lutte contre le tabagisme, de même que la sécurité routière légitime les limitations de vitesse imposées aux conducteurs. Rien n’interdit donc au nom des droits fondamentaux des générations futures de limiter les émissions de chacun selon ses moyens.
La thèse de Mabile se démarque des discours habituels culpabilisant l'humanité dans son ensemble. La responsabilité dans l’action incombe selon lui clairement à une élite privilégiée qu'il décrit comme prisonnière d'une "vision narcissique de la liberté” dénuée de conscience et oublieuse de ses responsabilités. Cette même élite, consciente qu'elle seule disposera des moyens de s'adapter aux bouleversements climatiques à venir, perpétue un système profondément inégalitaire qu’il invite à combattre. L'auteur appelle ainsi à une nouvelle forme de lutte des classes, dont l'enjeu n'est autre que la survie de notre espèce.
Justice Climatique. Pour une nouvelle lutte des classes, Sébastien Mabile (Actes Sud, 176 pages,15 €)
Reporterre
8–11 minutes
Source : https://www.youtube.com/watch?v=a6Ps5fVXUC4&t=13s
Le 12 décembre 2024, The Shift Project et The Shifters présentaient les résultats de la Grande Consultation des Agriculteurs.
Cette grande consultation est composée d'étude qualitative suivie d’une enquête quantitative ayant recueilli l’avis de 7 711 agriculteurs et agricultrices sur l’avenir de leur secteur.
La Grande Consultation des Agriculteurs révèle que la grande majorité des agriculteurs sont prêts à accélérer la transition environnementale de leur secteur : plus de 80 % des répondants souhaitent adopter des pratiques agronomiques plus durables, et seulement 7 % déclarent ne pas souhaiter s’engager ou accélérer la transition de leur exploitation.
Lire les résultats de la Grande Consultation des Agriculteurs : https://theshiftproject.org/article/r...
Lire le rapport final "Pour une agriculture bas carbone, résiliente et prospère" : https://tinyurl.com/45yysxkx
Source : https://bedetheque.com/BD-Ressources-Un-defi-pour-l-humanite-505568.html
Source : https://www.youtube.com/watch?v=fqioyjOkf1c
Ça me détend tellement que des scientifiques disent à la fois les faits scientifiques et partagent leurs émotions... empathie empathie empathie...
00:00 : Introduction 02:34 : Que racontent les inondations en Espagne ? 06:27 : Le sentiment d’impuissance et la colère des scientifiques 12:56 : Comment le dérèglement climatique intensifie les orages 16:56 : Des inondations aggravées par une urbanisation brutale 24:48 : Les conséquences du climatoscepticisme au pouvoir / l’impréparation 29:05 : « Les valeurs du RN sont incompatibles avec la transition » L’extrême droite et l’écologie 42:05 : Le traumatisme des victimes de catastrophes climatiques 44:32 : S’adapter à une France à +4°C ? 51:13 : Comment s’adapter ? Nous avons les solutions 55:35 : Conclusion
De Paloma Moritz avec Christophe Cassou, climatologue et Magali Reghezza, géographe.
Source : https://fabriquedestransitions.net/recherche/mise-en-recits
Source : https://www.alimenterre.org/demain-la-vallee
Face au changement climatique , des citoyens et citoyennes, des agriculteurs de différents secteurs, accordent leurs voix pour décider ensemble des transformations justes de l’usage de leurs terres. Une expérience scientifique a été réalisée dans le cadre du programme européen “Just Scapes" pour des paysages justes dans la vallée de l’Arac, en Ariège. Ce documentaire raconte cette histoire.
https://www.just-scapes.fr/post/des-nouvelles-de-l-arac-ce-qui-s-y-passe-suite-au-projet
En 2023, l’année la plus chaude jamais enregistrée, la quantité de carbone absorbée par les terres s’est temporairement effondrée, selon les conclusions préliminaires d’une équipe internationale de chercheurs rapportées par The Guardian, le 14 octobre.
Cette année-là, à cause des sécheresses et des incendies, les forêts, les plantes et les sols n’ont pratiquement pas absorbé de carbone. En fondant plus vite que prévu, les glaciers du Groenland et les calottes glaciaires de l’Arctique ont perturbé le courant océanique Gulf Stream et les mouvements naturels du zooplancton, ralentissant de ce fait la vitesse à laquelle les océans absorbent le carbone.
L’effondrement des puits de carbone en 2023 pourrait être temporaire. Mais l’enjeu est de taille : ces écosystèmes — vastes forêts, prairies, tourbières et océans — sont indispensables pour absorber une partie des 37,4 milliards de tonnes de carbone émises dans le monde en 2023, un volume record. En outre, la possibilité d’un effondrement rapide n’a pas été prise en compte dans la plupart des modèles climatiques ; si ce phénomène perdure, il soulève la perspective d’un réchauffement rapide de la planète, au-delà des prévisions de ces modèles.
Source : https://www.youtube.com/watch?v=QLsCRCLqb9k&list=PLXevgjr3k1ILPEYqQw4YVGjO4U4TvtovA&index=1
n°1 – Augmenter la population agricole .................................................................49
n°2 – Préserver les terres agricoles..........................................................................61
n°3 – Favoriser l’autonomie technique et énergétique des fermes ........................71
n°4 – Diversifer les variétés cultivées et développer l’autonomie en semences ....81
n°5 – Adopter une gestion intégrée de la ressource en eau...................................91
n°6 – Évoluer vers une agriculture nourricière.......................................................101
n°7 – Généraliser l’agroécologie ...........................................................................111
n°8 – Développer des outils locaux de stockage et de transformation ................121
n°9 – Simplifer et raccourcir la logistique et l’achat alimentaire ..........................131
n°10 – Manger plus végétal...................................................................................143
n°11 – Recycler massivement les nutriments.........................................................153
Plusieurs initiatives de mise en récit pour de nouveaux imaginaires...
Source : https://reporterre.net/Les-fictions-de-Reporterre-249
Reporterre vous propose chaque premier samedi du mois une nouvelle de science-fiction inédite. Nous avons donné carte blanche à des autrices et auteurs pour écrire des textes qui nous transportent vers des futurs écologiques désirables.
Source : https://lafrancea2degres.fr/
Les impacts du changement climatique sont déjà visibles en France et dans le monde, et continueront de s’accroître. Pour pouvoir s’y préparer, il est essentiel de mieux se représenter ces conséquences.
À travers ces courtes histoires thématiques, mêlant ressources scientifiques et fiction, projetez-vous dans les chamboulements de la vie quotidienne induits par un réchauffement climatique à +2°C.
ÇA SENT LE SAPIN
LES LARMES SÈCHES
Dans sa coopérative agricole, comment Tino pourra continuer de nourrir le monde sans eau ?
LE CALME APRÈS LA TEMPÊTE
Récit de Salma, médecin au cœur des urgences. Chaleur, pandémies… Faire face.
DANSE AVEC LES VAGUES
Anapa et Poe accueillent leur cousin Soan en Polynésie pour un vaste programme de relocalisation.
LE STREAMER ET LE PAPILLON
ROULE QUI PEUT
Source : https://theshiftproject.org/resilience-des-territoires/
https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2022/10/TSP_SRT_Cahiers_CAMPAGNES_WEB.pdf
Replay et support PPT de la présentation
Source : https://www.youtube.com/watch?v=SjgRbA918Bg
Dans cet épisode, on va explorer comment l’humanité a complètement bouleversé son environnement au cours des 12 000 dernières années, et comment ces changements nous ont impactés en retour.
Nous allons étudier comment les sociétés humaines des Amériques, de l’Europe et de la Chine se sont transformées durant 4 grandes périodes de l’histoire :
Le Néolithique, l'âge des empires, la modernité , et la grande accélération.
Quels sont les éléments clés qui ont fait basculer nos sociétés, des fois jusqu’à leurs effondrements ? Qu’est-ce que le passé nous apprend pour faire face aux crises actuelles et futures ?
Laurent Testot est journaliste scientifique et spécialiste d’histoire globale
« Les ruralités sont un espace que la gauche ne pense pas, qui ne l’intéresse pas », écrit la militante bretonne Juliette Rousseau. Elle pourrait pourtant s’inspirer des pratiques de « ploucs » pour stopper le RN.
[...]
Aujourd’hui encore, comme le rappelle la géographe Valérie Jousseaume, la ruralité reste majoritairement perçue comme une forme dégradée de l’urbain.
[...]
Et pourtant, ce « il va bien falloir faire avec »
constitue l’une des principales raisons qui m’ont poussée à revenir à
la campagne. Avec la solidarité matérielle, les coups de main entre
voisins, pratiques si communes aux modes de vies ruraux et qui
constituent la base d’un vivre ensemble qui n’a jamais tout à fait
disparu.
Paradoxalement, si cela ne fait pas des ruraux des électeurs de gauche, je pense que la gauche gagnerait à s’en inspirer. J’ai toujours cru à la vie partagée, au fait de se rencontrer, de s’organiser avec celles et ceux qui nous sont proches géographiquement. C’est aussi un truc de plouc, de ceux que j’ai envie de me réapproprier pour les revendiquer. Les sciences sociales le désignent par l’expression « effet de lieu », c’est-à-dire une interdépendance et une interconnaissance profondes, liées à un lieu partagé.[...]
[...]
De la ruralité que je connais, j’aime les pratiques d’autonomie, de
solidarité, et la défiance vis-à-vis de l’État, comme vis-à-vis des
villes ou de ceux qui prétendent nous représenter sans jamais chercher à
nous connaître ni nous traiter en égaux. Ces éléments peuvent poser les
bases d’un tout autre projet politique. Cela va demander un travail de
longue haleine, ainsi que l’instauration d’un rapport de force, tant
vis-à-vis de l’extrême droite et de ses idées, que de la gauche et de
ses impensés.
[...]
Construire et renforcer les réseaux de solidarité entre et avec celles
et ceux que cette vision racialiste du monde met en danger. S’approprier
les traditions et les rendre à nouveau vivantes, en mouvement, renouer
avec celles que le patriarcat, le capitalisme ou le nationalisme ont
effacé et qui peuvent nourrir l’émancipation vis-à-vis de ces systèmes
d’oppression. S’attaquer aussi à la question de la production, depuis et
avec celles et ceux qui en sont les rouages. Et tant d’autres choses
encore.
[...]
Le chantier est immense mais nous avons pour nous la joie de faire avec la matière immédiate des lieux que nous habitons et de celles et ceux avec qui nous les partageons : un savoir-faire et un savoir-être de « ploucs » qui pourrait bien (re)trouver ses propres formes d’expression antifasciste et de libération.
Source : https://cedricchevalier.eu/situation-n3-lurgence-de-penser-la-lourde-defaite-de-lecologie/
[...]
L’écologie est à la fois une science, une philosophie et une idéologie politique.
Elle connaît aujourd’hui une triple défaite, scientifique, philosophique et politique, qui dépasse la conjoncture électorale, puisque cela fait environ 50 ans qu’elle a émergé.
[...]
Le courant
écologiste a pour axe principal – plutôt que la liberté hors sol,
l’égalité seulement entre humains, le passé réactionnaire ou le futur
délirant – l’autonomie interdépendante entre humains et non humains,
d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui et de demain, le pluralisme des modes
de vie soutenables, la Métamorphose pour mettre fin à l’Écocide, un
Pacte social-écologique qui institue la Limite, l’épanouissement de
l’Humanité et de la Vie sur Terre.
[...]
Depuis environ 50 ans, l’écologie s’est constituée en courant politique – l’écologisme –, c’est-à-dire en force politique désirant changer la société, au même titre qu’avant elle l’humanisme, le libéralisme, le socialisme et le communisme. Aujourd’hui, ces quatre anciens courants politiques peinent tous à intégrer l’écologie – quand ils ne sont pas éco-sceptiques –, tandis que l’écologisme peine à devenir hégémonique et majoritaire. Ces cinq courants, anciens et écologiste, conservent leur vocation démocratique. Ils sont néanmoins confrontés à deux courants profondément antidémocratiques : le courant illimitiste, incarné par le capitalisme néolibéral transhumaniste, et le courant passéiste, incarné par le conservatisme traditionnel, le nationalisme et le néofascisme. Le capitalisme néolibéral transhumaniste est tourné vers un futur fantasmé sans limite, les conservateurs, nationalistes et néofascistes sont tournés vers un passé fantasmé limité. Ces deux courants sont sans conteste éconégationnistes. Ils nient l’écologie en bloc. Ces deux courants rejettent la rationalité critique des Lumières (pourquoi faire ceci ?) soit dans la rationalité instrumentale toute puissante (on peut donc on le fait) soit dans l’obscurantisme de la tradition (faisons ce qu’on a toujours fait).
[...]
L’écologisme reste, à ce jour, le seul courant politique qui a véritablement pris acte du caractère existentiel de l’écologie,
[...]
En effet, il a pris acte que l’humanisme, le libéralisme, le socialisme et le communisme devaient être réactualisés à la lumière du fait écologique. Et que l’autonomie rêvée de l’être humain ne pourra être qu’interdépendante.
[...]
l’écologisme se distingue radicalement de TOUS les autres anciens et nouveaux courants politiques par un critère fondamental : l’axe de l’autonomie interdépendante. L’humanisme serait anthropocentriste alors que l’écologisme est écocentriste ; le libéralisme aurait une conception indépendante et non interdépendante de la liberté humaine ; le socialisme ne verrait que l’égalité entre humains et pas celle entre humains et non humains et enfin, libéraux, socialistes et communistes ne verraient pas qu’il existe, entre l’Etat et le marché, une autre forme de gouverner les êtres et les choses : les communs. Tous les anciens échoueraient en tout cas, pour l’instant, à concevoir la possibilité, la nécessité et la souhaitabilité de la décroissance. De leur côté, le capitalisme néolibéral transhumaniste est hors sol et le conservatisme-nationalisme-néofascisme est hors temps. L’un ne peut s’inscrire dans le réel, même futur, l’autre ne peut s’inscrire dans le présent, car il reste dans un passé révolu.
[...]
Pour populariser, entre autres, le concept de « teled », cette fresque est née d’une collaboration entre le dessinateur de BD Vito (dernier ouvrage ici) et Arnaud Crétot. (Cliquez ici pour zoomer) © Vito