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lundi 22 janvier 2024

Manifeste des Peuples du Sud

Manifeste des Peuples du Sud

Au nom de la transition vers les énergies vertes, les pays les plus riches ont accentué leur course aux métaux critiques. Cette croissance des besoins amplifie l'extractivisme dans le Sud Global. A rebours de cette orientation mortifère, ce court manifeste appelle à une transition énergétique écosociale.

Collectif
5 janvier 2024

Lire le manifeste et le signer


 

jeudi 19 août 2021

À visage découvert, un employé dénonce l’horreur subie par les cochons d’un élevage de l’Yonne

 

Source : https://lareleveetlapeste.fr/a-visage-decouvert-un-employe-denonce-lhorreur-subie-par-les-cochons-dun-elevage-de-lyonne

Source : L214

 
Au bout de deux ans de travail, profondément choqué par la maltraitance animale, en dépression, il a porté plainte contre l’élevage. Décidé à rendre publiques les images qu’il a filmées, sa demande est nette : la fermeture complète de la porcherie.

 L214 dévoile aujourd’hui une nouvelle enquête concernant un élevage de cochons de l’Yonne. Un employé de l’élevage, qui a travaillé plus de deux ans dans la porcherie, dénonce les sévices graves et les maltraitances commis sur les animaux. Fait rare, il s’exprime à visage découvert. On peut notamment voir sur les images, prises avec son téléphone portable, des truies recevoir de multiples coups de tournevis pour les faire avancer plus vite. Tuméfiées sur tout le corps, des truies agonisent sur le sol en béton de l’élevage. Des jeunes truies ont les dents coupées à la tenaille. Les images montrent également la coupe des queues à vif et le claquage des porcelets.
Des sévices graves et de nombreuses infractions

Cette porcherie, la SCEA des Tremblats II, se trouve dans l’Yonne, sur la commune d’Annay-sur-Serein (près d’Auxerre). C’est un élevage intensif où sont détenues 1 800 truies, le triple de la moyenne française. Elle appartient au groupe Provent-SDPR, implanté en Savoie, qui exploite directement ou indirectement (intégration) une centaine de sites d’élevages de porc, dont 3 maternités de truies

Sur les images, on peut également voir la zone d’équarrissage où sont stockés les cochons morts, de tout âge. Certains cadavres sont littéralement dévorés par les asticots. Une des bennes, d’où émergent des ossements, en est remplie.

La vidéo dévoile aussi une méthode particulièrement cruelle, pratiquée dans les élevages porcins : le claquage des porcelets. Ceux qui sont jugés les moins rentables sont assommés violemment tout juste après leur naissance. Cette opération est censée les tuer rapidement, ce qui est loin d’être toujours le cas.

En plus des sévices graves, de nombreuses infractions à la réglementation ont été identifiées dans l’élevage :

    La coupe des queues des porcelets (caudectomie) est systématique (interdit dans l’arrêté du 16 janvier 2003 – annexe I, chap 1er. 8) ;
    Dans la verraterie (salle où sont encagées les truies en début et en fin de gestation), les truies n’ont pas d’accès à l’eau (exigence de l’arrêté du 16 janvier 2003 – annexe I, chap 1er. 7) ;
    Quand les truies sont en groupe, les densités d’élevage sont trop fortes (densité réglementée dans l’arrêté du 16 janvier 2003 – article 3) ;
    Les truies n’ont pas accès à des matériaux manipulables (exigence de l’arrêté du 16 janvier 2003 – annexe I) ;
    Les truies blessées ne sont pas soignées (exigence du code rural – Chapitre VI, article 226.6) ;
    Les dents des cochettes (jeunes truies de plusieurs mois) sont coupées à la tenaille (interdit dans l’arrêté du 16 janvier 2003 – annexe I, chap 1er. 8) ;
    L’aiguillon électrique est utilisé abusivement (réglementé par le règlement européen du 24 septembre 2009  – annexe III, point 1.9).

Une alerte restée sans réponse

Le lanceur d’alerte a souhaité parler des maltraitances avec son responsable. Sans réponse de sa part, il a dénoncé les faits au directeur de l’établissement. Ses signalements sont restés sans suite.

Au bout de deux ans de travail, profondément choqué par la maltraitance animale, en dépression, il a porté plainte contre l’élevage. Décidé à rendre publiques les images qu’il a filmées, sa demande est sans appel :

« Ce que je voudrais, c’est que le responsable ne travaille plus dans ce domaine là, et qu’il ferme la porcherie complètement parce que ça continuera tout le temps. »

Le lanceur d’alerte assure ne jamais avoir vu de contrôle des services vétérinaires dans l’élevage. L214 porte plainte pour sévices graves auprès du procureur d’Auxerre. Sébastien Arsac, directeur des enquêtes et porte-parole de L214, affirme :

« Nous saluons le courage de cet employé qui a décidé de rendre publics les sévices graves commis sur les animaux à la porcherie des Tremblats, dans l’Yonne. Les truies et les porcelets de cet élevage vivent déjà une vie misérable, comme dans la majorité des élevages de cochons (95 % des élevages de cochons sont de type intensif), ils sont en plus violemment maltraités sans réaction de la direction. Exigeons des sanctions pour cet élevage et une interdiction du claquage des porcelets ainsi que la coupe à vif de leur queue. »

Via une pétition en ligne, l’association demande une inspection immédiate de l’élevage, sa mise aux normes et que des sanctions soient prises. La castration à vif des porcelets sera bannie le 1er janvier 2022.

L214 demande au gouvernement que la coupe des queues à vif, source d’extrême souffrance pour les animaux, soit également interdite et que soit aussi proscrit le claquage des porcelets.



samedi 28 mai 2016

Alimentation et agriculture : nos sénateurs à l'heure des choix

Ils ont été "élus" pour faire des choix : lesquels ?
En démocratie, ça s'appelle la reddition : Le concept et le terme de la reddition des comptes (accountability) sont intimement liés à ceux de la responsabilité politique de celles et ceux qui exercent des fonctions d’autorité publique, en d’autres termes celles et ceux qui prennent des décisions contraignantes pour une collectivité donnée.
Source : http://www.participation-et-democratie.fr/es/dico/reddition-de-comptes



Ci-joint et ci-dessous 2 exemples concrets qui orientent notre modèle alimentaire et agricole et singulièrement notre avenir

Les sénaTUEURS d'abeilles ont encore frappé !
http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/les-senatueurs-d-abeilles-ont-encore-frappe-neonicotinoides-loibiodiversit-3972

20% de bio en restauration collective: Les Sénateurs disent "non" !
http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/20-de-bio-en-restauration-collective-les-senateurs-disent-non-3974


mercredi 18 juillet 2012

Sauvons Kokopelli



Sauvons Kokopelli

Cela fait plus de dix ans que l'Association Kokopelli est victime de la mafia semencière et des tracasseries émanant des « tutelles » du Ministère de l'Agriculture. Elle fait peur aux pouvoirs en place non parce qu’elle vend des graines de tomates ou autres légumes, mais parce qu’elle prône l'autonomie, le jardinage familial, la véritable agro écologie, la production autonome de semences, la résistance des paysans du Tiers-Monde. Elle commet sans cesse des crimes de lèse-majesté contre l'agriculture chimique, mortifère et cancérigène, et le contrôle des peuples par les multinationales de l'agrochimie et de la semence avec la complicité des dirigeants des nations qui ne sont que des pantins dans les mains de ces prédateurs.
Comme je l’ai déjà signalé à maintes reprises, en France, les semenciers libres subissent continuellement des atteintes à la liberté par les visites réitérées des agents de la Répression des Fraudes, qui, sans doute sans le savoir, sont les collaborateurs des « saigneurs de la Terre », dénoncés en 1997 par Camille Guillou. Ainsi, depuis le début de l’année 2004, l’association Kokopelli, qui œuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne portant sur la conservation de la biodiversité in situ, est harcelée par les agents de la Répression parce qu'une grande partie des semences de plantes potagères qu’elle distribue sont des semences de variétés anciennes, non-inscrites dans le catalogue officiel, ce qui est actuellement considéré comme un crime d’État.
Il est scandaleux de constater la pression exercée sur les petits semenciers biologiques qui préservent la biodiversité de notre planète et les plantes qui sont un bien commun, alors que les pollueurs et pilleurs de tout genre continuent à détruire impunément notre environnement, grâce à la complicité des États qui leur distribuent nos deniers sous forme de très fortes subventions, tout en prônant officiellement la « biodiversité ».
Dominique Guillet, Président de l’Association Kokopelli, pose depuis sa création la bonne question : « Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers, mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années ? » Il est certain qu’il connaît la réponse à cette question. Il rêve d’une planète « avec des semences libres cultivées dans le respect de l'environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs, source de vie et de diversité. » Il conseille à ceux qui possèdent un jardin et aux petits cultivateurs indépendants de semer impérativement de plus en plus de semences interdites, de les donner, les échanger, et produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer autour d’eux et aux pays les plus pauvres, sinon, dans quelques années, il n’y aura plus de semences libres, mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. « Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d’années, le jardinage familial sera interdit pour cause d’homogénéisation : il sera devenu une activité à hauts risques bactérien et sociologique. » Espérons qu’ils seront nombreux à l’écouter et que la distribution des variétés interdites évitera leur disparition.
En 2004, Kokopelli a été accusée par des agents de la répression des fraudes de commercialiser des semences de variétés non inscrites au Catalogue officiel et l’Etat s’est porté partie civile. En 2005 la société Baumaux assignait l’association devant les juridictions civiles de Nancy sur le fondement de la « concurrence déloyale ». Elle demandait la condamnation de Kokopelli à lui payer 100 000 euros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011, la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'euros et un résultat net de 2 millions d'euros, mais cela ne lui suffisait pas.

Or, en février 2011, une lueur d’espoir est apparue comme pouvant marquer un tournant dans la lutte pour la biodiversité et la protection des semences anciennes. Dans le cadre du procès qui oppose l’association Kokopelli à la société Graines Baumaux, la Cour d’Appel de Nancy a fait droit à la demande de l’association de saisir la Cour européenne de justice et chacun pensait que la cause de Kokopelli était gagnée.
Selon Blanche Magarinos-Rey, avocate de Kokopelli, « l’Industrie, représentée par la GNIS (groupement national interprofessionnel des semences), intente un procès par l’intermédiaire de l’Etat et de ses agents de la répression des fraudes dont certains appartiennent aussi à la GNIS ». Le procès Kokopelli dépasse maintenant ses propres frontières et il est une remise en cause globale de la législation qui obéit à la demande des industriels. Les variétés qui ne sont pas appropriées sont rendues illégales car elles font concurrence aux semenciers. C’est la première fois qu’un procès de ce type entre en appel dans le cadre de l’UE, mais il représente une logique globale dans le cadre d’une vaste question politique. « Cette histoire a pris énormément d’ampleur. L’acceptation de l’accusation en Cours de cassation ne pouvait pas tenir politiquement. A ce moment là, les médias ont bougé, les pétitions circulé et des élus se sont mobilisés. Nombre d’entre eux ont trouvé totalement absurde cette accusation et ont affirmé le caractère d’utilité publique de l’association […] », a précisé Blanche Magarinos-Rey. Quant au dépôt de la marque tomate kokopelli par Baumaux, on peut le considérer comme frauduleux, au sens de notre jurisprudence en la matière.

Aussi, grande a été notre surprise d’apprendre, le 14 juillet 2012, que la biodiversité dont on parle tant et que l’on méprise tant a été sacrifiée à la croissance et la productivité, obsessions de la mondialisation. En effet, alors que le 19 janvier dernier, son Avocat Général donnait entièrement raison à Kokopelli en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises, la Cour de Justice vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.
Comme le signale sur son site l’association, « aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, la Cour justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une “productivité agricole accrue” ! »
« Productivité » est donc le mot-clé de ces décisions alors que c’est la « décroissance », prônée à juste titre par Pierre Rabhi qui devrait marquer notre époque alarmante. Ce mot, utilisé 15 fois dans la décision de la Cour, met l’accent sur la toute puissance du paradigme productiviste qui a présidé aux « trente glorieuses ». Ce mot fait partie des trouvailles « géniales d’hier » qui sont devenues les catastrophes des lendemains. C’est ainsi que ce raisonnement qui dure depuis 50 ans nous a conduits a perdre plus de 75 % de la biodiversité agricole européenne.
Cette directive européenne est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.
De plus, cette biodiversité, qui existe depuis des siècles et a nourri tous les peuples européens, est soudain devenue dangereuse puisque la Cour a signalé à deux reprises que la législation permet d'éviter « la mise en terre de semences potentiellement nuisibles ». Il fallait oser  alors que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho Régent, et autres produits de la chimie, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Ainsi, si nous en doutions encore, nous avons la preuve formelle que la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique et de son idéologie meurtrière qui a déjà conduit à la disparition de 90 % des cultures céréalières. 
Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une « productivité agricole accrue ». Cependant, il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien de toute la population qui est concernée, qu’elle le veuille ou non.
La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes, puisque « le changement c’est maintenant ».

En résumé, voici ce que réclame l’association Kokopelli :
Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.
Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.
Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.
Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.
La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. La semence, la voix de nos ancêtres, est le fruit de 12 000 années, ou plus, de co-évolution entre l'Homme, la Terre et la Plante : l'homme a domestiqué la plante tout autant que la plante a domestiqué l'homme. Ce processus co-évolutif a engendré un patrimoine végétal et culturel, très diversifié, qui est le bien commun de toute l'humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité.
L’aliénation de la semence par l’agro-industrie constitue un danger sans précédent pour l’indépendance alimentaire et pour la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires ou dans leurs champs, brûlés par la chimie, des hybrides dégénérescents ou des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences. Ces semences industrielles sont malades : elles ne peuvent vivre sans pesticides, sans engrais chimiques ou sans manipulations génétiques. Polluantes pour l’environnement, elles sont le point de départ de déficiences nutritionnelles, d'aliments-poisons, de cancers et autres maladies, de dégénérescence chez l'homme et chez l'animal.
Afin d'obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, les lobbies de la pétro-agro-chimie, aidés par l'Etat, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte.
L'agriculture toxique est une invention récente des industriels de la guerre et de la chimie, soutenus par une caste de technocrates qui a réduit à néant les paysanneries traditionnelles. L'humanité s'est nourrie pendant 12 000 années, ou plus, de plantes saines et savoureuses issues de semences de vie, de semences de terroir, de semences croissant dans des écosystèmes naturels et vivants.
Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos enfants, et aux enfants de nos enfants, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir.
L'Association Kokopelli œuvre ainsi à la protection de la biodiversité alimentaire, à la promotion de pratiques agro-écologiques et au recouvrement par les jardiniers et par les paysans du droit à produire leurs propres semences.
L'Association Kokopelli est aujourd'hui menacée dans sa survie par les attaques du lobby semencier et de l'Etat. Au travers de Kokopelli, ces attaquent visent à détruire le droit de protéger et de partager les semences.
L'Association Kokopelli est aujourd'hui menacée dans sa survie par des législations nationales ou internationales qui sont une invention récente des états et du lobby de la semence industrielle et de l'agro-chimie, et qui font du droit à la protection et au partage des semences, un délit.
Nous exigeons pour tous les paysans, maraîchers, jardiniers, semenciers et associations œuvrant à la protection de la biodiversité alimentaire :
- la liberté de protéger les semences de vie, de terroir, de population.
- la liberté de reproduire ces semences.
-[1]la liberté de refuser, pour ces semences, tout enregistrement, tout catalogue national, tout brevet, tout droit de propriété intellectuelle.
- la liberté de donner, d'échanger et de commercialiser ces semences.
- la liberté de créer de nouvelles variétés de semences adaptées à un terroir, adaptées à une vie culturelle, adaptées à des pratiques agro-écologiques.
- la liberté de refuser les chimères génétiques, source de contamination.
- la liberté de partager et d'échanger, en toute coopération et réciprocité, les savoirs et les savoir-faire issus de millénaires d'agriculture traditionnelle.
- la liberté d'utiliser, de commercialiser, de conseiller et d'enseigner toute technique et pratique agro-écologique (purin d'ortie, extraits fermentés, etc) respectueuse de l'Homme et des ecosystèmes.
Nous exigeons, en fait, tout simplement, le droit inconditionnel de transmettre la biodiversité et la fertilité aux générations futures.

Il n’est guère besoin d’ajouter de commentaires à ces demandes auxquelles nous souscrivons pleinement. Espérons que nous serons nombreux à le manifester, quitte à tous descendre dans la rue pour la conservation de nos « acquits humanitaires ».

Sylvie Simon

dimanche 27 février 2011

Nous sommes prêts à participer nous aussi à la reconstruction du monde

Source : Framablog

"Il n’était pas possible d’envisager un système d’exploitation ou une encyclopédie universelle libres. Et pourtant GNU/Linux et Wikipédia l’ont fait.
Il n’était pas possible d’envisager la chute de tyrans installés depuis plusieurs décennies dans des pays sous contrôle. Et pourtant les Tunisiens, les Égyptiens et les Libyens l’ont fait.
Il n’est pas possible de voir à son tour le monde occidental s’écrouler parce que contrairement aux pays arabes il y règne la démocratie. Et pourtant, si l’on continue comme ça, on y va tout droit. Parce que le problème n’est plus politique, il est désormais avant tout économique.
Et lorsque ceci adviendra, nous, les utopistes de la culture libre, les idéalistes des biens communs, nous serons prêts à participer avec d’autres à la nécessaire reconstruction. Parce que nous avons des modèles, des savoirs et des savoir-faire, des exemples qui marchent, de l’énergie, de la motivation, de l’enthousiasme et cela fait un petit bout de temps déjà que nous explorons les alternatives."

Lire l'article

Regardez cette amusante vidéo d'un député US qui fait le job, le sien.


Sénateur Bernie Sanders: l'Amérique à deux vitesses S/T
envoyé par hussardelamort. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Ah l'Amérique ! Heureusement ce n'est pas pareil chez nous : ni inégalités, ni députés irresponsables ;-)

jeudi 3 décembre 2009

L'Appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas»

Source : MédiaPart

Mediapart lance avec plusieurs dizaines de personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir. Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez en cliquant ici le signer en ligne.

Lire la suite

samedi 11 juillet 2009

Signaux faibles, liberté d'opinion, criminalisation de la contestation sociale

Appel du comité de soutien
Pour la réinscription sans condition de Tristan Sadeghi

Tristan est un élève de 1ère ES du Lycée Maurice Ravel (Paris 20ème) qui vient d’obtenir son passage en Terminale ES avec comme appréciation sur son bulletin scolaire « Très bon trimestre ». Il n’a jamais posé le moindre problème de comportement ni fait l’objet d’un avertissement de conduite et encore moins d’un conseil de discipline. C’est un élève calme, posé, sérieux et raisonné. Délégué de sa classe, membre du conseil d’administration de son établissement, il est apprécié de ses professeurs et de ses camarades de classe.

Mais voilà, Tristan, comme nombre de ses camarades de lycée, était investi dans la mobilisation lycéenne de l’hiver dernier. Son Proviseur a décidé de conditionner sa réinscription au lycée pour la rentrée prochaine à un engagement écrit de sa part de ne pas participer à des opérations de blocages !

Cette mesure discriminatoire est totalement contraire aux règles en vigueur dans l’Education Nationale et constitue une attaque contre la démocratie lycéenne. Elle est révélatrice d’un climat ambiant, favorable à la criminalisation de la contestation sociale.

Voir et signer l'appel en ligne : http://www.soutien-tristan-sadeghi.org/?cat=1


Ce genre d'évènements et le fait qu'il y ait toujours un "exécutant" (ici le proviseur) pour faire ce sale boulot, me rappelle ce célèbre texte.

Rappel du texte du Pasteur Niemöller

Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique.

Quand ils sont venus chercher les francs-maçons,
je n'ai rien dit
je n'étais pas franc-maçon.

Quand ils sont venus me chercher
Il ne restait plus personne pour protester.

En cherchant ce texte, je tombe sur une version moderne issue du travail d'une classe de 3ème.
Peut être un exercice à ajouter aux programmes officiels...

Source : Collège Ferry de Montluçon


Quand ils ont interdit la pilule contraceptive,
Quand ils ont aboli l’I.V.G.,
Quand ils ont diminué les salaires des femmes,
Quand ils ont interdit de travailler aux femmes,
Quand ils ont supprimé le droit de vote des femmes,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas une femme.
Puis ma femme m’a quitté,
Et je me suis retrouvé tout seul avec mon chien.

Quand ils ont marié les Algériennes de force,
Je n'ai rien dit, je n'étais pas algérienne.
Quand ils ont lapidé les femmes adultères,
Je n'ai rien dit, j'étais fidèle.
Quand ils ont arrêté et torturé les prostituées,
Je n'ai rien dit, je ne me prostituais pas.
Quand ils ont interdit la contraception,
Je n'ai rien dit, je voulais une famille nombreuse.
Quand ils ont interdit le congé maternité,
Je n'ai rien dit, j'étais mère au foyer.
Quand ils ont interdit l'avortement,
Je n'ai rien dit, j'étais déjà ménopausée.
Quand ils ont interdit les postes à responsabilité aux femmes,
Je n’ai rien dit, je n’avais aucun diplôme.
Quand ils ont interdit le travail des femmes,
Je n'ai rien dit, j’étais déjà en retraite.
Quand ils ont interdit le droit de vote des femmes,
Je n'ai rien dit, je ne m'intéressais pas à la politique.
Puis ils ont interdit aux femmes de parler,
Et je suis restée sans voix.

Quand ils ont détruit les mosquées,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas musulman.
Quand ils ont rasé les temples,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas protestant.
Quand ils ont bombardé les synagogues,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.
Quand ils ont éventré les églises,
Je n’ai rien dit, je n’étais pas catholique.
Quand ils ont interdit tous les lieux de culte,
Je n’ai rien dit, j’étais athée.
Puis ils ont construit des monuments à la gloire du grand Mugul
Et ils nous ont forcé à y venir prier,

Et je n’ai rien pu dire.

Quand ils ont interdit l'école aux musulmans,
Je n'ai rien dit, je n'étais pas musulman.
Quand ils ont rendu l'école payante,
Je n'ai rien dit, mes parents étaient riches.
Quand ils ont rendu l'école facultative,
Je n'ai rien dit, j'avais déjà terminé mes études.
Quand ils ont autorisé le travail des enfants,
Je n'ai rien dit, j'étais majeur depuis longtemps.
Puis ils ont interdit à mes enfants d'aller à l'école
Et ...


Quand ils ont interdit France Inter,
Je n’ai rien dit, j'écoutais Skyrock.
Quand ils ont interdit la Cinq,
Je n’ai rien dit, je regardais la Une.
Quand ils ont interdit le Monde,
Je n’ai rien dit, je lisais la Montagne.
Quand ils ont interdit le courrier postal,
Je n'ai rien dit, je n'envoyais plus que des courriers électroniques.
Puis ils ont interdit l’accès à l’internet,
Et je me suis remis au morse.


Quand ils ont interdit les émissions politiques à la radio,
Je n’ai rien dit, je n'écoutais que les émissions musicales.
Quand ils ont interdit les documentaires à la télévision,
Je n’ai rien dit, je ne regardais que les jeux télévisés.
Quand ils ont retiré leur carte professionnelle aux journalistes de presse écrite,
Je n’ai rien dit, je ne lisais que les mots croisés et la météo.
Quand ils ont ouvert les lettres,
Je n'ai rien dit, je n'envoyais plus que des e-mails.
Quand ils ont interdit les forums sur internet,
Je n’ai rien dit, je n’y participais jamais.
Quand ils ont mis les téléphones fixes sur écoute,
Je n'ai rien dit, je ne communiquais plus que par portable.
Puis ils ont interdit les téléphones portables,
Et je n'ai rien pu dire.


Quand ils ont interdit les boubous,
Je n’ai rien dit, je ne portais que des jeans.
Quand ils ont interdit les djellabas,
Je n’ai rien dit, je ne portais que des jeans.
Quand ils ont interdit les kimonos,
Je n’ai rien dit, je ne portais que des jeans.
Quand ils ont interdit les saris,
Je n’ai rien dit, je ne portais que des jeans.
Puis ils ont interdit les jeans,
Et je n’avais plus qu’à aller me rhabiller.

Quand ils ont interdit les piercings,
Je n’ai rien dit, je me contentais de mes boucles d’oreille.
Quand ils ont interdit les cheveux teints en bleu,
Je n’ai rien dit, je me les faisais teindre en blond.
Quand ils ont interdit de s’habiller en noir,
Je n’ai rien dit, je préférais mes robes à fleurs.
Quand ils ont interdit de porter des baskets,
Je n’ai rien dit, je ne portais que des souliers vernis.
Quand ils ont interdit de se vernir les ongles en violet,
Je n’ai rien dit, je me les vernissais en rouge.
Puis ils ont interdit les yeux bleus,
Et j’ai dû baisser les yeux.


Quand ils ont autorisé le dégazage des pétroliers en mer,
Je n’ai rien dit, je n’habitais pas au bord de la mer.
Quand ils ont autorisé les usines à déverser leurs déchets dans les rivières,
Je n’ai rien dit, je n’habitais pas au bord d’une rivière.
Quand ils ont autorisé qu’on enfouisse les déchets nucléaires dans les champs,
Je n’ai rien dit, je n’habitais pas à la campagne.
Quand ils ont accepté qu’on creuse des tunnels pour les poids lourds,
Je n’ai rien dit, je n’habitais pas à la montagne.
Quand ils ont autorisé les essais atomiques dans le désert,
Je n’ai rien dit, je n’habitais pas dans le désert.
Puis on n’a plus eu d’eau potable et d’air respirable dans les villes non plus,
Et je suis parti vivre sur la lune.

samedi 23 mai 2009

Je déballe ma bibliothèque

Nos bibliothèques sont toutes pleines à craquer de livres subversifs.
De ceux là, nous vient l’inspiration.
De ceux-là, nous apprenons à penser.
De ceux-là, nous apprenons à douter. Mais aussi à croire.
De ceux-là, nous apprenons à lire le monde, à le délier aussi.
A ceux-là, nous tenons, tant ils nous tiennent en vie.
Ces livres que nous lisons, que nous aimons sont tous, par essence, dans le fond comme dans la forme – par le rapport qu’ils entretiennent à la langue, enracinée dans le vivant –, subversifs.

Ce texte, rédigé à la suite de la perquisition de la bibliothèque de Julien Coupat, a été envoyé à la presse, il est à l'initiative de la Maison des Ecrivains et de la Littérature (MEL). Ainsi, pour dénoncer le délit de lecture dont est accusé Julien Coupat, nous entendons ouvertement déballer nos bibliothèques, à l’instar de Walter Benjamin.

PETITION

Et + :

  • Voir ici le petit livre gris qui fait tant de bruit. A lire (ça décape).
  • Lire ici la pression HONTEUSE mise sur les personnes qui soutiennent Julien Coupat.

jeudi 14 mai 2009

Pétition en ligne pour l'inscription d'une Charte des Services Publics dans la Constitution

Madame, Monsieur,

Vous serez ce soir plus de 100 000 à avoir signé la pétition en ligne pour l'inscription d'une Charte des Services Publics dans la Constitution.

Je tenais à vous remercier pour cet acte citoyen, pour cet engagement en faveur de nos services publics. Ils sont aujourd'hui malmenés, mais à travers eux, vous l'avez bien compris, c'est la République elle-même qu'on attaque, dès lors que nos services publics sont les instruments de réalisation de ses valeurs : la Liberté, l'Egalité, et la Fraternité.

C'est pour cela qu'il nous faut désormais les inscrire dans le marbre de notre Constitution.

Les 100 000 signatures récoltées en trois semaines sont le signe d'une mobilisation extraordinaire; elle doit continuer, et même s'amplifier.

Continuez à diffuser cette idée, en invitant vos amis, vos proches, vos réseaux, à se rendre sur le site : www.referendum-servicespublics.fr

C'est par une large mobilisation que nous parviendrons à défendre et à protéger notre modèle social et républicain.

Très cordialement,

Michel VAUZELLE
Député des Bouches-du-Rhône
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

jeudi 7 mai 2009

Appel pour le revenu de vie


Appel pour le revenu de vie

“Au delà des clivages sociaux, des corporations, des écoles de pensée,
nous, signataires du présent appel, voulons contribuer à provoquer dès
maintenant une transformation réaliste et constructive de la société:
celle du revenu de vie.

Qu’est-ce que le revenu de vie?

L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de
tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités.
Elle est connue sous des appellations diverses: allocation universelle,
revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social
garanti, etc.

Suite et Appel à signer ici : http://appelpourlerevenudevie.org/

Les initiateurs de l’appel pour le revenu de vie et ses signataires
forment un collectif de citoyens indépendants de tous les partis
politiques ou groupes d’opinion.

Ce collectif n’a pas d’autre objet que de soutenir cet appel et
d’amplifier les voix de tous ceux, experts, militants isolés ou membres
d’associations ou de partis, qui oeuvrent de longue date, en France ou
dans le monde , pour l’instauration d’une forme ou une autre de revenu de
vie.

Le texte de l’appel a été rédigé en français de manière collective sur le
site co-ment en tentant d’intégrer toutes les contributions de ces
personnes. Il est publié sous couvert de la Licence Art Libre. Avec cette
licence, l’autorisation est donnée de copier, de diffuser et de
transformer librement le texte dans le respect des droits des auteurs (le
collectif des citoyens pour le revenu de vie).

Le collectif des citoyens pour le revenu de vie n’a pas de représentant
particulier. Chaque signataire de l’appel est fondé à en être le porte
parole.

Merci de signer cet appel et de le diffuser à vos connaissances par mail
et/ou sur vos sites web, blogs, forums, etc …

mercredi 15 avril 2009

Appel de Grenoble : exigeons une autre politique

Crise écologique, crise financière, crise économique, crise sociale, crise politique, crise anthropologique... crise de civilisation.

Qu'on le veuille ou non, c'est un rapport de forceS.

Alors il faut choisir un côté de la corde et forcer.

APPEL DE GRENOBLE : CONSTRUISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE RECONDUCTIBLE POUR EXIGER UNE AUTRE POLITIQUE :
  • INSTAURATION DE NOUVELLES RÈGLES DU JEU ÉCONOMIQUE, INTÉGRANT DES EXIGENCES SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES.
  • DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS (ÉDUCATION, SANTÉ, RETRAITE, ÉNERGIE, TRANSPORTS, RECHERCHE, etc.).
  • REDISTRIBUTION ÉQUITABLE DES RICHESSES MATERIELLES ET NATURELLES.

Signez la pétition et faites circuler (ce n'est pas une chaîne du bonheur ni un méchant virus, mais ça peut plus probablement vous apporter du bon ou du moins bon) :

http://www.pour-construire-la-greve-generale-reconductible.org

mercredi 4 mars 2009

Je résiste !

Je résiste !

Un site bien pratique et qui permet de se rendre compte du nombre de secteurs touchés par des mouvements de résistance...

Plein d'analyses de l'intérieur à lire, plein de pétitions à signer.