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vendredi 4 septembre 2026

« Après cet été de chaos, ni pardon ni oubli »

Source : https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-de-lete-2026-juin-juillet-aout

 Bilan climatique de l’été 2026 (juin-juillet-août)

 L’été 2026 devient l’été le plus chaud depuis 1900 avec une température moyenne sur 24h de 24,0 °C (+3,6 °C), devant les étés 2003 (+2,7 °C) et 2022 (+2,3 °C). Les températures maximales de l’été 2026 ont souvent atteint des valeurs inédites et affichent, en moyenne sur la saison, une anomalie de 4,8 °C (+3,3 °C en 2003). 

 

 

Source : https://reporterre.net/Apres-cet-ete-de-chaos-la-colere-ne-doit-pas-retomber  

« Après cet été de chaos, ni pardon ni oubli »


Les pires heures de l’été 2026 semblent derrière nous. Mais alors que les canicules, sécheresses et incendies s’éloignent, il ne faut oublier ni ces manifestations du changement climatique, ni leurs responsables, prévient la directrice de la rédaction de Reporterre dans cet éditorial.

Les températures ont baissé, la pluie est revenue, les flammes des incendies se sont calmées. Sur les chaînes d’information, les panaches de fumée, les sols craquelés, les hôpitaux bondés ont rendu l’antenne. La menace d’une énième canicule généralisée s’éloigne à mesure que la rentrée des classes approche. À l’heure où s’égrainent les bilans chiffrés d’un été de chaos — au moins 7 500 morts en excès liés aux canicules en France, plus de 300 morts par noyade, 25 000 sinistres causés par les incendies, qui ont généré 500 millions d’euros de dégâts —, un retour à la normale s’esquisse.

Il n’en est rien. Ce que nous venons de vivre n’est pas une parenthèse désagréable. Les personnes mortes dans des HLM sans volets, les nourrissons hospitalisés pour déshydratation, les animaux pris au piège par les flammes, les poissons morts par milliers dans les cours d’eau à sec, les arbres calcinés ou jaunis par la sécheresse et les récoltes perdues ne sont pas des faits divers.

Cet été, l’Europe n’a pas eu le luxe du déni. Elle a vécu dans sa chair les manifestations du péril climatique qui touchent une grande partie du monde et auxquelles le Népal fait face, de manière encore plus dramatique, aujourd’hui. Après l’été brûlant, place désormais aux tornades, orages, crues et glissements de terrain.

Faux débats et diversion

Cet été, alors que l’évidence était sous nos yeux, les tentatives de diversion, souvent grossières, se sont multipliées. La chasse aux pyromanes, le refrain sur la climatisation, les attaques contre les écologistes : ces faux débats ont saturé l’espace médiatique. Outils d’une stratégie bien huilée de maintien du statu quo, ils sont une insulte à la gravité de ce que nous vivons. Le sujet n’est pas là. Il n’est pas non plus de savoir « comment gérer notre écoanxiété » ainsi que nous y a invités, en plein mois de juillet alors que tout brûlait, une campagne de communication du gouvernement.

Cet été, bien sûr, nous avons eu peur. Pour nous, pour nos proches, pour la suite... Mais cette peur n’est pas une faiblesse individuelle, une difficulté à gérer nos émotions. C’est une alerte, un réflexe de survie qu’il serait dangereux de mettre en sourdine sitôt les pelouses reverdies. Cette peur est politique, puisque la canicule, les incendies et la sécheresse le sont.

Lire aussi : Des étés toujours plus chauds : visualisez l’explosion des températures depuis 40 ans

Dans un pays où les services publics s’étiolent après des années d’attaques, les périls climatiques affectent les plus vulnérables et exacerbent les inégalités. L’enjeu n’est donc pas de sauver sa peau, de s’équiper, de s’adapter, puis de passer à autre chose en attendant l’été suivant. On peut toujours acheter des ventilateurs, climatiser, déménager : nous gagnerons quelques années, quelques degrés.

Mais nous devons nous rendre à l’évidence : face au chaos climatique, il n’y a pas de refuge. Ni en Bretagne, ni ailleurs. Quand les températures s’envolent, l’énergie nucléaire devient impilotable, les trains s’arrêtent et les transformateurs explosent. Rappelant, s’il le fallait, notre vulnérabilité : on ne s’adaptera pas dans un monde à +4 °C.

« L’autocongratulation d’Emmanuel Macron ne trompe personne »

Le moment est donc venu de tout repenser. De désigner les coupables, de les empêcher de poursuivre leur business as usual et de les faire payer. De rappeler qu’atténuer l’ampleur du désastre est toujours possible. Que cet enchaînement de canicules débuté en mai, que ces centaines de milliers de personnes déplacées par l’incendie en Gironde, que cette sécheresse dont l’agriculture pourrait ne pas se relever... sont le fruit de décennies de politiques climaticides.

L’autocongratulation d’Emmanuel Macron, satisfait d’avoir mené « un très gros travail » en matière de lutte contre le changement climatique, ne trompe personne. Pas plus que le ton goguenard d’un Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, qui ne se sent « aucune responsabilité », se félicite « d’apporter des solutions » et, dans sa grande bonté, offre le carburant aux pompiers.

Enrayer la terrible machine

Rien de tout cela ne nous fait oublier que TotalEnergies, comme ExxonMobil avant lui, a mené un intense lobbying depuis plus d’un demi-siècle pour maintenir et décupler les activités à l’origine de ce que nous avons vécu cet été. Ce sont ces décennies de propagande et de fabrique du doute qui leur permettent, aujourd’hui encore, d’afficher des profits hors normes. Car le lien entre combustion des énergies fossiles et réchauffement climatique est connu depuis près d’un siècle. Les effets dévastateurs de nos économies capitalistes ne sont plus à prouver. Et pourtant, on s’acharne à construire des autoroutes et l’on annonce bétonner des terres agricoles pour de nouveaux parcs d’attractions.

Qu’attendons-nous pour faire cesser ces destructions ? À Reporterre, nous savons que les luttes peuvent être victorieuses, que des alternatives existent, qu’agir collectivement permet de tromper la peur et le découragement, et que des grains de sable, pourvu qu’ils soient nombreux, peuvent enrayer la terrible machine capitaliste.

Alors, tandis que dirigeants et capitaines d’industrie s’enfonceront dans le déni pour maintenir un ordre social qui les préserve des ravages qu’ils ont eux-mêmes créés, des centaines de milliers de personnes pourraient bien rivaliser d’imagination pour ne plus les laisser nous nuire en toute impunité.

vendredi 14 août 2026

Habiter les limites

Source : https://obsant.eu/blog/2026/08/14/habiter-les-limites/

 

Habiter les limites : pour une politique de la lucidité !

Patrick Dupriez

Reprise – source : etopia

Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.

Il est tentant, dès le retour de la fraîcheur, de refermer le chapitre et de reprendre nos habitudes. Une fois encore, une fois de trop ! Car l’angoisse ressentie devant un monde qui ne se reconnaît plus lui-même n’est pas un mauvais moment à passer, c’est un signal rationnel, une intelligence du danger que nous devons désormais intégrer à notre respiration collective.

Sortir du confort du mot « adaptation »

Il faudra s’adapter, entend-on. Bien sûr, mais à quoi, et comment ? Climatiser davantage (et mieux), végétaliser, gérer l’eau autrement, réorganiser les cultures… Ce discours rassure parce qu’il laisse intacte l’illusion que la nature finira toujours par plier devant notre ingéniosité. Mais s’adapter à un changement climatique de cette ampleur et de cette vitesse n’a aucun précédent dans l’histoire du vivant. Et nous ne sommes pas seuls : nos vies dépendent d’écosystèmes, d’insectes, d’oiseaux, de sols vivants, de rivières et d’océans qui n’ont, eux, aucun climatiseur à disposition. On ne construira pas de bulle durable autour d’une espèce qui refuse d’assumer ses responsabilités.

Adapter nos sociétés aux dérèglements climatiques est essentiel, urgent et complexe. Mais les scientifiques sont clairs : on ne s’adapte pas à un monde à +4°C par rapport à l’ère préindustrielle. Le discours sur l’adaptation ne peut pas faire l’impasse sur la question des limites. Et les limites planétaires ne sont pas une opinion parmi d’autres, un point de vue idéologique qu’on pourrait choisir d’ignorer : ce sont des réalités physiques.

La croissance du PIB comme leurre

Il faut nommer ce qui nous a menés jusqu’ici : un modèle qui mesure le progrès à l’aune quasi exclusive d’une production et d’une consommation toujours plus grandes ; comme si la planète pouvait s’étendre au même rythme que nos économies. Ce n’est pas une fatalité, ce sont des choix…

La vraie question n’est pas d’être « pour » ou « contre » la croissance. Elle est de savoir quelle prospérité nous souhaitons, et à quel prix pour nos cohabitants planétaires aujourd’hui et ceux qui viennent après nous. Car poursuivre sur la voie d’une consommation insoutenable de ressources par les pays riches, ce n’est pas préserver notre niveau de vie, c’est hypothéquer les conditions dans lesquelles nos enfants pourront vivre, c’est dégrader l’habitabilité de la terre.

Les gains d’efficacité de production, annoncés depuis des décennies, sont année après année absorbés par l’augmentation des volumes. Aucun indice sérieux ne montre un réel découplage de la croissance du PIB avec son empreinte sur le climat et sur le vivant dont nous observons l’effondrement massif et accéléré. En faire un objectif en soi, sans égard pour les limites physiques qui nous encadrent, revient à multiplier les factures – économiques, sociales, écologiques – que nous prétendons éviter.

Accepter l’idée de la catastrophe pour mieux agir

Il faut avoir le courage d’accueillir sérieusement la perspective de la catastrophe, non pour s’y résigner, mais pour agir avec la lucidité qu’elle exige. La lucidité n’est pas paralysante, elle mobilise et rappelle que le pire n’est pas écrit. La vie continuera, avec ou sans nous. À nous de choisir résolument le « avec nous ».

Sans justice, pas de transition qui tienne et qui vaille

Mais cette lucidité ne vaut pas grand-chose si elle ne s’accompagne pas d’une exigence de justice. On ne peut mettre sur le même plan les émissions de celui qui prend sa voiture faute d’alternative et celles de celui qui multiplie les vols en jet privé ; on ne peut pas faire porter le poids de la transition sur les ménages modestes pendant que les modes de vie les plus consommateurs de ressources restent hors de portée politique. Une transition qui ignore ces inégalités ne suscitera ni adhésion, ni efficacité durable ; elle nourrira le sentiment que l’écologie est un luxe pour ceux qui peuvent se le permettre et le ressentiment chez les autres.

La transition juste n’est pas un supplément d’âme ajouté après coup aux politiques climatiques : c’est la condition de leur réussite. Elle suppose que les efforts soient d’abord politiques et institutionnels, ensuite répartis selon les capacités et les responsabilités de chacun, entre pays riches et pays pauvres, entre plus gros pollueurs et plus vulnérables, entre les générations qui ont façonné ce modèle et celles qui devront vivre avec ses conséquences. Elle suppose aussi que la transition profite concrètement à ceux qui doivent y participer : par l’emploi, le logement, la santé, le bénéfice de services publics à la hauteur…

Des choix politiques structurants plutôt que des appels aux gestes individuels

Il est tentant d’inviter chacun à changer ses comportements. Mais ces gestes ne pèseront jamais à la hauteur de ce qui se joue et ils ne doivent surtout pas servir d’alibi pour dispenser les pouvoirs publics et les grands acteurs économiques de leurs responsabilités. On ne répond pas à un dépassement des limites planétaires par une somme de bonnes volontés individuelles mais bien par des choix politiques structurants, qui changent les règles du jeu équitablement, pour tout le monde à la fois, de façon efficace et juste.

Là doit résider notre véritable ambition : rassembler autour de décisions collectives qui rendent les choix positifs plus simples, plus accessibles et plus désirables que les autres. Une politique climatique qui rassemble, pas une morale qui divise :

  • Faire de la question climatique le cœur du débat politique. Aucune promesse électorale n’a de sens si le pays qu’on prétend gouverner risque de devenir inhabitable.
  • Réduire ce qui peut l’être parmi les usages les plus superflus et les plus polluants, pour développer ce qui doit croître : mobilité partagée, agroécologie, économie circulaire, réparation, produits durables, logements adaptés et accessibles, culture et lien social. Ces choix se décident collectivement, par la régulation, l’investissement public et la fiscalité, pas par les arbitrages individuels.
  • Réaménager nos territoires dès maintenant : désimperméabiliser les sols, rendre leurs méandres aux rivières, planter des haies et des forêts nourricières.
  • Élargir notre définition de la richesse : un logement décent, une alimentation saine, des soins accessibles, des transports publics efficaces et un air respirable comptent davantage pour le bien-être collectif qu’une consommation qui ne cesse de croître.
  • Répartir équitablement l’effort et ses bénéfices : faire contribuer en priorité les modes de vie et les activités les plus émettrices, protéger les ménages les plus exposés, garantir que chaque territoire, chaque génération, chaque pays trouve sa juste place dans la transition plutôt qu’en subir seul le coût.
  • Maintenir et renforcer les politiques climatiques et de coopération ambitieuses, du niveau local à l’échelle européenne.

Habiter la planète en y vivant mieux, tous ensemble

L’enjeu n’est pas de choisir entre préserver la planète et bien y vivre : c’est le même projet. Une société qui redistribue plus justement, qui investit dans ce qui nous rend collectivement plus résilients, et qui n’attend plus des individus qu’ils compensent les manquements de la décision publique, sera aussi une société où l’on vit mieux grâce.

C’est précisément ce que le philosophe Baptiste Morizot, avec le juriste Laurent Neyret, vient de mettre en mots dans leur dernier ouvrage : après la liberté et la dignité, grandes conquêtes du XXe siècle, le XXIe siècle doit consacrer un nouveau principe cardinal : l’habitabilité. Le droit protège ce qu’il sait nommer, l’égalité, la liberté, la sécurité, mais il n’a encore jamais nommé leur condition initiale : un monde qui reste vivable, car sur une terre inhabitable aucune vie digne n’est possible.

Cette proposition déplace utilement le regard : l’habitabilité n’est pas un supplément écologique ajouté après coup aux droits existants, elle en est le socle. Elle rejoint ce que nous essayons de dire ici autrement : préserver les conditions d’habitabilité de la planète n’est pas un renoncement à la prospérité, c’est ce qui rend toute prospérité future possible. Faire de l’habitabilité une valeur politique à part entière, au même titre que la liberté, c’est se donner les moyens d’agir avant que la catastrophe n’impose ses propres arbitrages.

L’inaction n’est pas une option neutre. Attendre est une décision, et elle a un prix.

Nous avons ressenti, cet été, ce que signifie vivre dans un monde qui vacille, dans un monde en feu. Ne laissons pas ce signal s’effacer avec les premières pluies. Faisons-en, au contraire, le point de départ d’une transformation collective à la hauteur de ce qui se joue et capable de rassembler autour d’une trajectoire de prospérité choisie et partagée. 

jeudi 26 mars 2026

Geoffroy de Lagasnerie - L'âme noire de la démocratie : manifeste pour un autre idéal politique

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=0G-0QQrGwOs

Le sociologue et philosophe Geoffroy de Lagasnerie propose une déconstruction radicale de l'idéal démocratique, souvent perçu comme l'horizon indépassable de nos sociétés ("TINA" : There Is No Alternative). Loin de prôner la dictature, il explore les "zones d'ombre" consubstantielles à la démocratie qui, selon lui, servent aujourd'hui à justifier des régimes répressifs et des politiques injustes au nom de la majorité.

L'auteur s'appuie sur la pensée de Henry David Thoreau pour opposer une politique de la justice à une démocratie de procédure. Il critique le "biais procéduraliste" où le simple respect du vote ou de la règle majoritaire suffit à légitimer des décisions meurtrières (précarité, pollution, politiques néolibérales). Pour Geoffroy de Lagasnerie, la légitimation doit devenir "substantielle" : une opinion ne devrait avoir le droit de gouverner que si elle protège les forces de la vie.

Il propose alors un vitalisme politique, où la science et la connaissance des corps auraient un pouvoir de censure sur les lois injustes. L'entretien explore également les conventions citoyennes comme laboratoires d'une compétence spécifique et d'une "gauchisation" par la délibération. Enfin, il plaide pour un droit à la décohabitation, refusant l'idée que l'appartenance à un territoire donne un droit de prise d'otage sur la vie d'autrui. Une réflexion profonde sur l'émancipation et la redéfinition du contrat social.

 


 




dimanche 26 octobre 2025

Scénarios 2050 de l'ADEME X Fresque de la renaissance écologique

Source : https://www.renaissanceecologique.fr/pro

 ou https://view.genially.com/628dc51733c195001893e3ec/interactive-image-fresque-renaissance-ecologique-transitions-2050-ademe

 


"Face à l’urgence climatique, les changements à opérer sont d’une telle ampleur qu’il est pourtant indispensable d’accélérer les débats sur les choix de société à conduire mais le chemin pour l’atteindre reste encore flou, voire inconnu, pour les décideurs et les citoyens. L'ADEME a souhaité soumettre au débat quatre chemins « types », cohérents et contrastés pour conduire la France vers la neutralité carbone."

L’ADEME a souhaité illustrer chacun des quatre scénarios du programme de prospective Transition(s) 2050 grâce à la fresque de la Renaissance Écologique. Ce travail a été réalisé par Julien DOSSIER (concepteur de la fresque de la Renaissance Écologique), Tu Doan-Quynh BUI, Guillaume GAUTIER, Mathilde GUYARD et Olivier MENICOT. Ce travail est protégé par la législation relative au droit d’auteur. Pour toute demande , contactez-nous :

vendredi 29 août 2025

Barbares et beaufs

Source : https://www.youtube.com/watch?v=NiXX9gIg6_8

Ce n'est pas tant que c'est "choc", c'est plutôt que c'est hyper intéressant, clair, que ça donne des clés, du discernement sur des questions complexes et des idées stratégiques...


Un article critique du 2nd livre : blogs.mediapart.fr/khaled-satour/blog/190223/beaufs-et-barbares-gramsci-meritait-il-d-etre-reveille-pour-si-peu-de-chose 

mercredi 26 mars 2025

Vers une lutte des classes climatique ?

Source : https://www.blast-info.fr/articles/2025/vers-une-lutte-des-classes-climatique-7i6eEkUKSueZ5--IroKdtA


Les rapports du GIEC se succèdent mais rien n’y fait : le consensus sur le seuil maximal d’un réchauffement planétaire global de +1,5° à ne pas dépasser n’est pas suivi de la réaction espérée. La catastrophe climatique s’annonce. Pour l’avocat Sébastien Mabile, c’est par le droit qu’il faut s’emparer du sujet pour réfléchir à la meilleure manière de répartir un stock maximum de gaz à effet de serre à émettre jusqu’à atteindre la neutralité carbone. Les 10% des plus riches étant aujourd’hui responsables de plus de la moitié des émissions, il en appelle à une nouvelle lutte des classes… climatique.

Avocat au barreau de Paris depuis vingt-cinq ans, Sébastien Mabile s'est imposé comme une figure incontournable du droit pénal de l'environnement. Son engagement dans des procès emblématiques - contre TotalEnergies pour le respect de l'Accord de Paris, le groupe Casino pour son implication dans la déforestation amazonienne ou encore Danone pour son usage abusif du plastique - témoigne d’un combat acharné et militant.

Dans son nouvel ouvrage "Justice Climatique, pour une nouvelle lutte des classes" publié chez Actes Sud, il pointe du doigt la responsabilité particulière des ultra-riches dans la crise climatique. Son constat est sans appel et malheureusement connu de tous : le réchauffement de la planète, causé par les émissions de gaz à effet de serre, s'accélère inexorablement. Si l'accord de Paris sur le climat de 2015 visait à limiter la hausse des températures à 1,5°C d'ici la fin du siècle, cet objectif semble désormais hors d'atteinte, les États échouant à concrétiser leurs engagements.

L'année 2023 a parfaitement illustré cette spirale affolante : alors que les catastrophes climatiques se multipliaient, la consommation de gaz et de pétrole atteignait des sommets historiques. La catastrophe climatique semble désormais quasi-inéluctable, avec son lot de conséquences tragiques : élévation du niveau des océans, vastes territoires inhabitables sur tous les continents, extinction massive des espèces... Pourtant, de nouveaux projets d'extraction d’hydrocarbures se développent, le trafic aérien continue sa progression effrénée et l’intelligence artificielle multiplie drastiquement les besoins en énergie, tout ceci accélérant la crise climatique alors qu’il s’agit de la freiner. Face à cette situation critique, l'action politique semble avoir abdiqué.

Le budget carbone de l’humanité

Pour proposer de nouvelles solutions, Sébastien Mabile évoque le principe d’un “budget carbone” restant à l’humanité, qu’il définit comme une estimation théorique des émissions mondiales nettes cumulées de CO², “depuis une date donnée jusqu'au moment où ces émissions deviennent égales à zéro, qui permettraient, avec une certaine probabilité de limiter le réchauffement planétaire à un niveau déterminé”. Le GIEC estime ce budget carbone à 580 milliards de tonnes en équivalent CO² pour ne pas dépasser les +1,5°. Un chiffre qui, au rythme actuel, devrait être atteint dès 2028 alors que la neutralité carbone est visée à l’horizon 2050 selon l’accord de Paris.

Face à l'urgence climatique, la solution s'impose d'elle-même : réduire drastiquement les émissions globales, maintenant. L'ouvrage de Mabile aborde alors une question cruciale : comment répartir équitablement cet effort de réduction ? Le défi est complexe, ce que l’on peut constater à l'échelle individuelle : même en adoptant un mode de vie vertueux - sans voiture ni avion, avec une consommation limitée de viande - nous dépassons encore les seuils recommandés. Selon le cabinet Carbone 4 de Jean-Marc Jancovici, cité par Mabile, les efforts individuels ne permettent en effet de réduire notre empreinte carbone que de 25 à 45%, le reste étant déterminé par l’environnement sociotechnique et politique.

Par ailleurs, 10% de la population mondiale, détenant 52% des richesses, est responsable de plus de la moitié des émissions produites entre 1990 et 2015 ! Plus frappant encore, le 1% des plus fortunés génère à lui seul 15 à 17% des émissions, avec une empreinte moyenne de cent tonnes de CO² par an et par personne - l'équivalent des émissions de 3,8 milliards des individus les plus pauvres. Une élite de super-milliardaires épuise ainsi le budget carbone de l'humanité sans contrainte ni contrôle, tandis que les populations les plus démunies, souvent à l'autre bout du monde, subissent déjà les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique.

Face à ce constat, Mabile plaide pour une réglementation du “budget carbone” considéré comme bien commun, impliquant une régulation du droit d’émettre des gaz à effets de serre. Au-delà des symboles évidents comme les yachts de luxe et les jets privés, il préconise l'instauration d'une véritable justice climatique mondiale.

La “Guerre climatique”

Pour Mabile, la justice climatique doit s'appuyer sur un nouvel arsenal juridique solide, légitimé par le droit à vivre des générations futures. Cette nouvelle approche permettrait d'engager la responsabilité des principaux émetteurs de gaz à effet de serre : compagnies pétrolières, institutions bancaires et États.

Notre système dans son ensemble doit être repensé. La réalité actuelle révèle un système aujourd’hui non seulement profondément inégalitaire mais carrément contraire aux principes énoncés. Par exemple, tandis que le citoyen ordinaire est lourdement taxé sur son carburant, les propriétaires de jets privés bénéficient d'une exemption de taxes sur leur kérosène. De la même manière, les usagers du rail s'acquittent de droits de péages kilométriques qui rendent le train coûteux tandis que le transport aérien prospère grâce à de généreuses subventions publiques. Les propriétaires de yachts de luxe, quant à eux, disposent de multiples échappatoires pour contourner leurs obligations fiscales.

En ciblant prioritairement les 10% les plus fortunés responsables de la moitié des émissions mondiales, la justice climatique créerait par ailleurs les conditions d'une acceptation sociale des efforts demandés au reste de la population : la mobilisation des gilets jaunes a démontré qu’il n’y aura pas d’acceptabilité de mesures en faveur du climat sans répartition juste. Il faut donc selon Mabile “empêcher les riches”, en limitant les émissions de chacun en fonction de son niveau de richesse. Un travail qui semble a priori complexe, mais a déjà été modélisé par plusieurs groupes de chercheurs dans le monde, avec divers scénarios.

Remettre en cause les dogmes

Comme le souligne Mabile, le principe de justice climatique n'est pas nouveau dans les relations internationales puisque les accords majeurs sur le climat - le protocole de Kyoto et l'accord de Paris notamment - reconnaissent déjà la responsabilité accrue des pays occidentaux dans la réduction des émissions, comparée à celle des pays en développement, et leur donne en conséquence des obligations plus importantes. Etrangement, cette logique n'a jamais été transposée à l'échelle individuelle.

Pour l'auteur, il faudra pour avancer remettre en question deux dogmes contemporains : le mythe de la croissance infinie et la sacralisation absolue des libertés individuelles, notamment celles de l’entrepreneur. Ces "totems", comme il les nomme, ne peuvent plus servir d'arguments pour bloquer l'action climatique. Mabile rappelle que sur de multiples sujets nos démocraties imposent déjà des limites aux libertés individuelles : la santé publique justifie par exemple la lutte contre le tabagisme, de même que la sécurité routière légitime les limitations de vitesse imposées aux conducteurs. Rien n’interdit donc au nom des droits fondamentaux des générations futures de limiter les émissions de chacun selon ses moyens.

La thèse de Mabile se démarque des discours habituels culpabilisant l'humanité dans son ensemble. La responsabilité dans l’action incombe selon lui clairement à une élite privilégiée qu'il décrit comme prisonnière d'une "vision narcissique de la liberté” dénuée de conscience et oublieuse de ses responsabilités. Cette même élite, consciente qu'elle seule disposera des moyens de s'adapter aux bouleversements climatiques à venir, perpétue un système profondément inégalitaire qu’il invite à combattre. L'auteur appelle ainsi à une nouvelle forme de lutte des classes, dont l'enjeu n'est autre que la survie de notre espèce.

Justice Climatique. Pour une nouvelle lutte des classes, Sébastien Mabile (Actes Sud, 176 pages,15 €)


dimanche 22 décembre 2024

Les classes sociales face à l'écologie avec Cédric Durand et Clément Sénéchal

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=1W8gM2KqLU4

Les classes sociales face à l'écologie avec Cédric Durand et Clément Sénéchal


Comment expliquer que l’écologie échoue encore à se définir comme une véritable force politique et une cause sociale ? Analyser les rapports de classes pourrait-il nous aider à comprendre ce qui retarde la bifurcation écologique ? Une politique de planification écologique qui ne pourra se faire sans les classes populaires. Les calottes glaciaires fondent. Les catastrophes liées aux conditions climatiques se font plus fréquentes et plus intenses. Les écosystèmes sont menacés et les réfugiés climatiques déjà une réalité. Les climatologues sont formels : la Terre se réchauffe à un rythme soutenu, et l’humanité ne pourra en éviter les conséquences tant les objectifs pour limiter ce réchauffement sont déjà dépassés. Si une large part de la population est convaincue de la nécessité d’une transition écologique, force est de constater que l’écologie échoue pourtant à fédérer. Souvent décriée, elle est source de tous les maux à en croire les populistes. « Pourquoi l’écologie perd toujours ? » s'interroge 𝐂𝐥𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐥 dans son livre à paraître, après dix années passées chez ‪@greenpeacefr‬. Pourquoi certaines personnes parmi les plus précaires – celles et ceux qui sont touchés de plein fouet par les conséquences du dérèglement climatique, tournent-elles le dos à l’écologie ? Dans le même temps, les capitalistes verdissent leurs discours pour plaire à la bourgeoisie, n’ayant rien à gagner d’un bouleversement du système. Et si les rapports de classes pouvaient nous aider à comprendre ce qui retarde la bifurcation écologique ? Un virage à 180° dans les modes de production est pourtant nécessaire, virage que le marché, seul, ne prendra pas. Une telle transition requiert une politique de planification écologique ambitieuse, c’est ce que propose l’économiste 𝐂𝐞́𝐝𝐫𝐢𝐜 𝐃𝐮𝐫𝐚𝐧𝐝 dans 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑏𝑖𝑓𝑢𝑟𝑞𝑢𝑒𝑟, ouvrage qu’il co-signe avec 𝐑𝐚𝐳𝐦𝐢𝐠 𝐊𝐞𝐮𝐜𝐡𝐞𝐲𝐚𝐧. Un changement de paradigme qui ne se fera pas, rappelle-t-il, sans les classes populaires. Une rencontre programmée par 𝐎𝐥𝐢𝐯𝐢𝐞𝐫 𝐌𝐚𝐫𝐭𝐢𝐧𝐚𝐮𝐝 et modérée par 𝐉𝐮𝐥𝐢𝐞 𝐆𝐚𝐜𝐨𝐧, journaliste.

samedi 23 novembre 2024

La carte des pensées écologiques

Source : https://bonpote.com/la-carte-des-pensees-ecologiques/


La carte des pensées écologiques est enfin disponible !

Il aura fallu des mois de discussions et de travail collectif pour aboutir à cette carte qui a l’ambition de représenter dans toute leurs pluralités les pensées de l’écologie politique en montrant les liens entre ses principaux courants, penseurs et penseuses, luttes et organisations.

L’objectif premier est de montrer que l’écologie est un champ de bataille, un terrain où s’affrontent des idées. En conséquence figurent sur cette carte des « écoles » pauvres en apports théoriques mais riches en capitaux et en relais d’influence. Comme toute cartographie également, elle fige des positions par nature dynamiques, des espaces mouvants, et impose une vision qui lui est propre.

Cette citation d’André Gorz résume bien la situation :

“Si tu pars de l’impératif écologique, tu peux aussi bien arriver à un anticapitalisme radical qu’à un pétainisme vert, à un écofascisme ou à un communautarisme naturaliste”.

La carte des pensées écologiques n’aurait jamais vu le jour sans un formidable travail de toute l’équipe du média Fracas. Nous avons décidé de la laisser gratuitement en accès libre. Pour soutenir Fracas et avoir la version poster, vous pouvez acheter leur premier numéro directement sur ce lien. Abonnez-vous pour soutenir la presse indépendante !

En PDF (HD)

vendredi 15 novembre 2024

Naomi Klein : « Nous avons besoin d’un populisme écologique »

 Source : https://reporterre.net/Naomi-Klein-Nous-avons-besoin-d-un-populisme-ecologique

© Cha Gonzalez / Reporterre

Reporterre - 11–14 minutes

Naomi Klein, activiste et intellectuelle canadienne, explique la victoire de Trump par l’incapacité de la gauche et des écologistes à parler des problèmes concrets des gens. Elle plaide pour un « écopopulisme ».

La journaliste et essayiste canadienne Naomi Klein, connue pour avoir publié No Logo et La Stratégie du choc (Actes Sud, 2001 et 2008) vient de sortir un nouveau livre : Le Double — Voyage dans le monde miroir, toujours chez Actes Sud. Dans cet entretien, elle fait le procès de la gauche étasunienne : « Nous devons nous concentrer sur des politiques écologiques qui soient aussi des politiques de redistribution économique. »


Inondations en Espagne : 2 scientifiques (climatologue et géographe) s'expriment sur les faits, les causes... et expriment leurs émotions !!!

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=fqioyjOkf1c

Ça me détend tellement que des scientifiques disent à la fois les faits scientifiques et partagent leurs émotions... empathie empathie empathie...


00:00 : Introduction 02:34 : Que racontent les inondations en Espagne ? 06:27 : Le sentiment d’impuissance et la colère des scientifiques 12:56 : Comment le dérèglement climatique intensifie les orages 16:56 : Des inondations aggravées par une urbanisation brutale 24:48 : Les conséquences du climatoscepticisme au pouvoir / l’impréparation 29:05 : « Les valeurs du RN sont incompatibles avec la transition » L’extrême droite et l’écologie 42:05 : Le traumatisme des victimes de catastrophes climatiques 44:32 : S’adapter à une France à +4°C ? 51:13 : Comment s’adapter ? Nous avons les solutions 55:35 : Conclusion

De Paloma Moritz avec Christophe Cassou, climatologue et Magali Reghezza, géographe. 



mercredi 6 novembre 2024

La transition écologique bute sur la difficulté de l’action publique à assumer les divergences d’intérêt : "L’écologie ne nous rassemble pas, elle nous divise"

Source : https://partieprenante.com/transition-ecologique-pourquoi-on-ny-arrive-pas/

La suite en plus développé : https://www.atelier-territoires.logement.gouv.fr/IMG/pdf/attitudes_transition_extrait-bouger-les-lignes_vf_pdf_1_.pdf.pdf


Transition écologique : pourquoi on n’y arrive pas

Publié le Nicolas Rio et Manon Loisel - Temps de lecture : 8 min.

Extraits : 

L’inefficacité des démarches stratégiques sur les politiques de transition découle de leur dépolitisation

[...]

La question n’est pas uniquement d’estimer combien ça coûte, mais surtout de savoir qui va payer. Doit-on faire financer l’amélioration de la qualité de l’air par les ménages (souvent précaires) qui roulent en diésel ? La lutte contre l’artificialisation des sols va-t-elle se faire aux dépens de la retraite des agriculteurs (qui comptent sur la plus-value foncière de l’extension urbaine pour financer leurs vieux jours) ? La transition écologique est aussi et avant tout un sujet d’allocation de la ressource, et de sa redistribution.

Alors que tout le monde s’accorde à dire que la transition écologique doit aussi être sociale, la question redistributive reste un angle mort des politiques mises en œuvre. Les choses commencent doucement à bouger au niveau national, comme en témoigne le rapport Mahfouz/Pisani-Ferry. Au niveau local, on en est encore loin. Quand est-ce qu’on parlera fiscalité locale dans les plans climat ?

Que faire une fois ces constats posés pour éviter de sombrer un peu plus dans l’écoanxiété ? No sé. Mais à ce stade, on se dit que notre planche de salut viendra plus de la lucidité du doute que de la recherche de solutions. Pris dans l’agitation permanente face à l’urgence climatique, nous éprouvons le besoin de prendre du recul sur l’impuissance des collectivités et de l’Etat à amplifier la transition. D’ouvrir l’espace du doute de manière plus collective pour développer nos capacités d’auto-défense contre le greenwashing de l’action publique. 


Texte complet

samedi 19 octobre 2024

Documentaire Demain la vallée

Source : https://www.alimenterre.org/demain-la-vallee


Face au changement climatique , des citoyens et citoyennes, des agriculteurs de différents secteurs, accordent leurs voix pour décider ensemble des transformations justes de l’usage de leurs terres. Une expérience scientifique a été réalisée dans le cadre du programme européen “Just Scapes" pour des paysages justes dans la vallée de l’Arac, en Ariège. Ce documentaire raconte cette histoire.


Suites du documentaire : 

https://www.just-scapes.fr/post/des-nouvelles-de-l-arac-ce-qui-s-y-passe-suite-au-projet


lundi 14 octobre 2024

À destination des collègues scientifiques, en particulier écologues et climatologues.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=XNtucQbEEls

À destination des collègues scientifiques, en particulier écologues et climatologues.



POURQUOI L’ÉCOLOGIE NE RASSEMBLE PAS ? - Thomas De Praetere | LIMIT

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=yxGjSsv1P8s

Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Thomas de Praetere. 

Diplômé FIAL et Docteur en philosophie (ISP), Thomas De Praetere est le fondateur et CEO de Dokeos, une plate-forme d'apprentissage en ligne destinée aux entreprises. 

Spécialiste de la pensée logique, Thomas De Praetere pose un regard réfléchi sur le monde avec l’ambition de le rendre meilleur par le jeu via la formation en ligne, sa société forme des entreprises dans leur responsabilité sociétale notamment, Total Energie. 

Alors la RSE, Impact ou Illusion ? Découvrez une conversation passionnante sur les enjeux de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), nous explorons les défis de la communication autour du changement climatique, l'importance de l'argumentation, et les solutions pratiques pour inciter les entreprises à s'engager réellement. 

Et nous allons encore plus loin : est-ce que toute la communication autour des questions écologiques est dans l'erreur depuis le début ? Faut-il, changer de méthode ?


mercredi 9 octobre 2024

Série documentaire: "Vers la résilience alimentaire", d'après le guide rédigé par Les Greniers d'Abondance

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=QLsCRCLqb9k&list=PLXevgjr3k1ILPEYqQw4YVGjO4U4TvtovA&index=1



Voies de résilience

n°1 – Augmenter la population agricole .................................................................49

n°2 – Préserver les terres agricoles..........................................................................61

n°3 – Favoriser l’autonomie technique et énergétique des fermes ........................71

n°4 – Diversifer les variétés cultivées et développer l’autonomie en semences ....81

n°5 – Adopter une gestion intégrée de la ressource en eau...................................91

n°6 – Évoluer vers une agriculture nourricière.......................................................101

n°7 – Généraliser l’agroécologie ...........................................................................111

n°8 – Développer des outils locaux de stockage et de transformation ................121

n°9 – Simplifer et raccourcir la logistique et l’achat alimentaire ..........................131

n°10 – Manger plus végétal...................................................................................143

n°11 – Recycler massivement les nutriments.........................................................153

 



dimanche 15 septembre 2024

Nouveaux récits

Plusieurs initiatives de mise en récit pour de nouveaux imaginaires...

Les fictions de Reporterre

Source : https://reporterre.net/Les-fictions-de-Reporterre-249

Reporterre vous propose chaque premier samedi du mois une nouvelle de science-fiction inédite. Nous avons donné carte blanche à des autrices et auteurs pour écrire des textes qui nous transportent vers des futurs écologiques désirables.

  • Fiction 2 : Rongeurs, par Sylvie Lainé


La France à +2°c

Source : https://lafrancea2degres.fr/

Les impacts du changement climatique sont déjà visibles en France et dans le monde, et continueront de s’accroître. Pour pouvoir s’y préparer, il est essentiel de mieux se représenter ces conséquences.

The Shift Project

Source : https://theshiftproject.org/resilience-des-territoires/


https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2022/10/TSP_SRT_Cahiers_CAMPAGNES_WEB.pdf

Replay et support PPT de la présentation