Source : https://sciencepost.fr/lincroyable-histoire-de-lexode-rural-mondial-racontee-dans-un-graphique/
Source : https://www.renaissanceecologique.fr/pro
"Face à l’urgence climatique, les changements à opérer sont d’une telle ampleur qu’il est pourtant indispensable d’accélérer les débats sur les choix de société à conduire mais le chemin pour l’atteindre reste encore flou, voire inconnu, pour les décideurs et les citoyens. L'ADEME a souhaité soumettre au débat quatre chemins « types », cohérents et contrastés pour conduire la France vers la neutralité carbone."
L’ADEME a souhaité illustrer chacun des quatre scénarios du programme de prospective Transition(s) 2050 grâce à la fresque de la Renaissance Écologique. Ce travail a été réalisé par Julien DOSSIER (concepteur de la fresque de la Renaissance Écologique), Tu Doan-Quynh BUI, Guillaume GAUTIER, Mathilde GUYARD et Olivier MENICOT. Ce travail est protégé par la législation relative au droit d’auteur. Pour toute demande , contactez-nous :
Source : https://www.annemasse.fr/participation-citoyenne/annemasse-2050
Un travail collectif de prospective
> une foule de belles idées, plus ou moins réalistes ou folles mais toujours inspirantes !! 💡🚧🌈♻️😍
Annemasse est une ville qui prend soin de tous ses habitants, en particulier ceux qui sont souvent oubliés. En 2050, elle montre une vraie solidarité en créant des liens entre les générations, en rendant les services accessibles à tous et en veillant à ce que chacun puisse vivre dignement.
À Annemasse, plusieurs problèmes ont été dénoncés par
les habitants : les voix des enfants étaient souvent ignorées, tandis
que les personnes en situation
de handicap éprouvaient des difficultés à s'intégrer. Collectivement, les habitants cherchent à bâtir un environnement qui tient compte des besoins de chacun.
Rejoignez les habitants d’Annemasse pour voir comment, en 2050, leur ville est devenue un modèle de communauté vivante ! Les habitants s’impliquent et se rassemblent dans des lieux conçus pour encourager les rencontres et célébrer la diversité.
La croissance rapide d’Annemasse, à cause de sa proximité avec Genève, a parfois créé une séparation entre les anciens habitants et les nouveaux. Mais les Annemassiens ont pris conscience qu'il était important de créer des espaces pour se rencontrer et lutter contre l’isolement.
Dans cette vision, ralentir n’est pas une contrainte mais un choix pour réparer, prendre soin de la nature et préparer un avenir durable. Les Annemassiens privilégient une consommation responsable et la ville soutient un développement qui prend en compte les générations futures.
Face à des crises environnementales et sociales de plus en plus graves, Annemasse a pris conscience des limites de la croissance rapide et d’une consommation excessive. Les pénuries de ressources, le stress de la population et les impacts du changement climatique ont convaincu la ville de repenser son mode de vie.
La ville a compris que les solutions aux crises climatiques viennent de nouvelles collaborations avec la nature. Les façons de produire la nourriture, d'utiliser les espaces publics ou de se déplacer sont repensées, pour s'harmoniser avec les écosystèmes.
Les paysages alpins sont profondément touchés impactés/affectés/transformés par le changement climatique. Les glaciers rétrécissent et laissent place à des vallées plus sèches. L’eau devient une ressource précieuse et les tempêtes deviennent plus fréquentes. Annemasse expérimente des solutions pour s’adapter.
Dans cette 2ème vision, Annemasse est devenue un terrain d'expérimentation pour de nouveaux droits. Ici, nous ne nous contentons pas de suivre les règles ; nous les redéfinissons ! La ville teste des droits civiques, sociaux et environnementaux qui visent à améliorer la vie de tous ses habitants.
Avant 2050, plusieurs droits fondamentaux ont reculé dans le monde, comme l'accès à un logement décent, à une bonne alimentation et au respect des choix de vie. La ville a choisi de défendre ces droits par des actions concrètes qui transforment le quotidien des habitants.
Dans
cette vision, la ville fait le pari de l’hospitalité. Elle s’est
métamorphosée en plaçant l'accueil des nouveaux arrivants au coeur de sa
mission, qu'ils viennent de régions voisines ou de contrées lointaines.
Face aux crises du 21e siècle, entraînant des flux migratoires et des
pénuries de ressources, Annemasse prend les devants. Elle est un refuge
pour ceux qui cherchent une nouvelle vie, qu’ils fuient des conflits ou
aspirent à de meilleures opportunités.
En accueillant de
nouveaux habitants, la ville ne cherche pas seulement à résoudre des
urgences, mais à renforcer son tissu social et économique.
Source : https://reporterre.net/Etre-paysan-Quand-une-vie-de-contraintes-devient-joyeuse
Retourner à la terre, c’est réinventer un rapport au monde, où la contrainte peut devenir source d’émancipation, assure notre chroniqueur néopaysan Mathieu Yon. « Il nous manque une poétique du temps long », dit-il.
Les paysans représentaient trois actifs sur dix dans la population française de 1955. Ils ne sont plus que deux sur cent en 2020 ! Plan social massif, « ethnocide des paysans » ou modernisation de l’agriculture... Les causes de cet effondrement varient selon le milieu social et syndical qui les énoncent. Mais toutes ces explications me donnent parfois le sentiment de passer sous silence un autre élément : celui de la transformation radicale de notre rapport à l’espace.
Ce ne sont pas seulement la concentration des terres, celle de la distribution alimentaire, ou le manque de compétitivité des fermes qui expliquent la disparition des paysans. Cela vient aussi d’un bouleversement de notre manière d’habiter, ou plutôt de consommer le monde. Comment réinventer un rapport au monde dans lequel la limite et la contrainte puissent devenir des sources d’émancipation ?
Le choix d’une vie paysanne serait une piste de réponse. Trop souvent, le travail quotidien, dimanches compris, le peu de vacances, le faible revenu, la retraite dérisoire, les aléas de production, de vente, la fluctuation des prix, la concurrence parfois déloyale… viennent briser l’élan optimiste et volontaire d’un retour à la terre. Pourtant, cette vie paysanne se réduit-elle à sa dimension économique ? Ou renferme-t-elle d’autres secrets, qui se découvrent peu à peu, au fil du temps ?
Hier soir, je préparai un potage de courges, carottes et persil du champ, que je fis mijoter avec le faitout de mamie pendant deux heures, sur le poêle à bois. Les chênes et les acacias qui chauffaient la maison et cuisaient le repas, nous les avions bûcheronnés à l’automne, choisissant les arbres déjà morts dans les bois entourant les champs. En regardant le feu à travers la vitre du poêle, je ressentais une satisfaction un peu naïve, quelque chose de plein, comme si ma vie faisait partie d’un cycle, même s’il s’agissait d’une simple ponctuation sur les lignes du temps.
Ce n’était pas le grand soir, mais à cet instant, je crois que j’étais heureux. Ce bonheur pouvait-il être contagieux, ou serait-il renvoyé à un mode de vie anachronique, comme un vestige du passé dont on aime à se rappeler l’existence ?
« Une vie paysanne implique de se laisser contraindre par la terre »
Aujourd’hui, nous sommes nombreux à chercher une cabane, perdue dans la forêt, les mots ou les souvenirs. Ces lieux de répit me réconfortent, moi aussi. Mais on passe rarement sa vie entière dans ces refuges, quelques années tout au plus, comme Henry David Thoreau. Je crois qu’il nous manque une poétique du temps long, pour que nos retraits du monde deviennent des modes de vie. Cette expérience de la longue durée, est-elle compatible avec la recherche permanente d’une liberté de mouvement ?
Une vie paysanne implique de se laisser contraindre par la terre, et ce quels que soient les aménagements et les astuces mis en place dans les fermes. Lorsque mon travail diminue en hiver, j’augmente mon temps de lecture et d’écriture. Pourtant, les légumes de mon champ m’obligent toujours à une présence quasi quotidienne. L’astreinte géographique ne disparaît pas. Une part irréductible se maintient.
Comment rendre cette part à nouveau désirable ? Au fond, c’est une question profondément écologique. J’ai exploré ses contours, dans un livre publié récemment (Sortir de l’accélération, pour une écologie du temps) (éd. Nouvelle cité, septembre 2024), et j’ai fait une découverte très simple : contraindre notre rapport à l’espace dilate notre rapport au temps.
Si les champs devenaient des incarcérations joyeuses, nous faisant éprouver les clôtures de la terre et les limites du corps, l’usure de l’esprit et des mains, alors nous céderions un peu de l’arrogance de la modernité. Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de paysans ? Pourquoi le renouvellement des générations n’a-t-il pas lieu ? Parce que nous voulons échapper aux lieux qui nous obligent et aux poids de la terre, au bois qu’il faut fendre et au temps qui file entre nos doigts.
Les paysans écrivent des paysages, dans une grammaire difficile, avec des mots et des colères à plusieurs épaisseurs, auxquelles la société devient sourde. Ce ne sont pas les seuls à ne pas être entendus. Une multitude de métiers invisibles attendent, eux aussi, d’être lus, afin de partager leur quotidien lumineux, à travers quelques phrases ordinaires.
Le régime de croissance dans la modernité :
Source : https://fabriquedestransitions.net/recherche/mise-en-recits
Source : https://www.localos.fr/re-toucher-terre/
Source : https://www.youtube.com/watch?v=XNtucQbEEls
Source : https://www.youtube.com/watch?v=yxGjSsv1P8s
Diplômé FIAL et Docteur en philosophie (ISP), Thomas De Praetere est le fondateur et CEO de Dokeos, une plate-forme d'apprentissage en ligne destinée aux entreprises.
Spécialiste de la pensée logique, Thomas De Praetere pose un regard réfléchi sur le monde avec l’ambition de le rendre meilleur par le jeu via la formation en ligne, sa société forme des entreprises dans leur responsabilité sociétale notamment, Total Energie.
Alors la RSE, Impact ou Illusion ? Découvrez une conversation passionnante sur les enjeux de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), nous explorons les défis de la communication autour du changement climatique, l'importance de l'argumentation, et les solutions pratiques pour inciter les entreprises à s'engager réellement.
![]() © Mathieu Génon / Reporterre | Attachements — Enquête sur nos liens au-delà de l’humain, de Charles Stépanoff, aux éditions La Découverte, septembre 2024, 640 p., 27 euros. |
Plusieurs initiatives de mise en récit pour de nouveaux imaginaires...
Source : https://reporterre.net/Les-fictions-de-Reporterre-249
Reporterre vous propose chaque premier samedi du mois une nouvelle de science-fiction inédite. Nous avons donné carte blanche à des autrices et auteurs pour écrire des textes qui nous transportent vers des futurs écologiques désirables.
Source : https://lafrancea2degres.fr/
Les impacts du changement climatique sont déjà visibles en France et dans le monde, et continueront de s’accroître. Pour pouvoir s’y préparer, il est essentiel de mieux se représenter ces conséquences.
À travers ces courtes histoires thématiques, mêlant ressources scientifiques et fiction, projetez-vous dans les chamboulements de la vie quotidienne induits par un réchauffement climatique à +2°C.
ÇA SENT LE SAPIN
LES LARMES SÈCHES
Dans sa coopérative agricole, comment Tino pourra continuer de nourrir le monde sans eau ?
LE CALME APRÈS LA TEMPÊTE
Récit de Salma, médecin au cœur des urgences. Chaleur, pandémies… Faire face.
DANSE AVEC LES VAGUES
Anapa et Poe accueillent leur cousin Soan en Polynésie pour un vaste programme de relocalisation.
LE STREAMER ET LE PAPILLON
ROULE QUI PEUT
Source : https://theshiftproject.org/resilience-des-territoires/
https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2022/10/TSP_SRT_Cahiers_CAMPAGNES_WEB.pdf
Replay et support PPT de la présentation
Source : https://www.youtube.com/playlist?list=PLYysvnBmz4S32JaJupR9X815Kp5OkK3YE
La flèche sauvage est un film qui projette le SAUVAGE dans le langage audiovisuel, un rêve qu'AILTON KRENAK avait pour reporter la fin du monde.
C'est un audiovisuel qui n'a pas généré de nouvelles images. Une expérience fruit des temps que nous traversons, dans laquelle nous devons apprendre à gérer le plus possible et, malgré cela, continuer à rechercher la beauté.
La flèche ouvre la voie à de nouvelles questions, c'est une manière de propager les contenus dont nous parlons dans SAUVAGE. Ils s’adressent au grand public et sont également une invitation aux écoles, universités, points culturels et projets d’éducation communautaire à accéder à des récits plus pluriversifs.
Ils sont disponibles sur notre chaîne YouTube sous-titrés en anglais et en français et sont accompagnés de CARNETS SAUVAGES à lire et télécharger gratuitement avec des informations complémentaires, des propositions d'activités et des activations.
Chaque flèche est composée d'un récit dans la voix d'AILTON KRENAK avec un scénario écrit par ANNA DANTES.
Une myriade irradiante d’images « composées » à partir de diverses archives indigènes, artistiques et scientifiques, ainsi que d’animations et de musiques originales.
Série en sept épisodes.
Source : https://mrmondialisation.org/fin-du-monde-deja-eu-lieu/
Avec ses cartes et ses mots, l’artiste-enseignant Julien Dupont raconte des futurs. Une farandole d’avenirs dessinés par l’évolution du climat, les océans qui montent, et surtout l’imagination.
Source : https://decroissances.ouvaton.org/2024/02/24/jai-lu-towards-a-society-of-degrowth-donofrio-romano/
Voilà donc un livre qui va confronter directement le décroissant mainstream à un changement de donne, un game changer, toute une série de « chanvirements » ou de « perturbatures »2. Ce qui n’est pas gagné d’avance, car ce décroissant est souvent plus à l’aise dans la critique dirigée contre le monde de la croissance que dans la critique interne, cela dû à un penchant pour le relativisme, qui est précisément l’un des effets dialogiques du régime horizontaliste de croissance.
[...]
« En résumé, dans le régime de croissance, un pouvoir a-téléologique public est installé, qui ne se mêle jamais de la question de ce qu’est une vie bonne, parce que la vie sociale doit être considérée comme le résultat involontaire de l’interaction entre les acteurs individuels. Ceux-ci sont souverains dans l’élaboration et la réalisation de leur propre part de vie. La politique a pour seule fonction de préserver, voire de cultiver, la vie « biologique » des citoyens, ainsi que la régulation administrative de leur libre circulation. La » croissance » n’est donc rien d’autre que le résultat et la traduction du principe moderne de neutralité institutionnelle » (page 22).
[...]
Dans son plaidoyer critique en faveur de la décroissance, on ne peut pas
dire que l’auteur nous prenne en traître car, dès l’avant-propos, il
pose que « la croissance est le symptôme, pas la maladie » (page viii).
Et cette maladie, il ne la diagnostique pas à partir « des effets
directs de la croissance sur l’environnement et la santé » (page ix)
mais il la trouve dans le « régime qui génère le fétichisme de la
croissance » » (ibid.). Autrement dit, sa porte d’entrée dans
la décroissance n’est pas écologique mais socio-institutionnelle : ce
qui fait la nouveauté historique de la croissance, ce ne sont pas tant
ses effets dévastateurs dirigés contre la nature, c’est l’emprise
qu’elle exerce et qui rend nos vies « misérables ». Autrement dit, le péril de la croissance et de son régime n’est pas d’être une menace contre la vie, mais contre le sens de la vie.
A se tromper de menace, le risque (politique) serait alors de sauver la
vie tout en perdant le sens : « Pour le dire brièvement, nous pouvons
sortir de la croissance sans quitter le régime de croissance » (ibid.). Et pour reprendre un jugement célèbre d’Hannah Arendt, je rajoute : on ne peut rien imaginer de pire.
Manifeste des Peuples du Sud
Au nom de la transition vers les énergies vertes, les pays les plus riches ont accentué leur course aux métaux critiques. Cette croissance des besoins amplifie l'extractivisme dans le Sud Global. A rebours de cette orientation mortifère, ce court manifeste appelle à une transition énergétique écosociale.
Collectif
5 janvier 2024
Lire le manifeste et le signer
Chaleur record, émissions record, consommation record de combustibles fossiles. Un mois après la Cop28, le monde est plus éloigné que jamais de ses objectifs collectifs en matière de climat. Selon des recherches récentes, la « crise comportementale » de l’homme, terme inventé par une équipe interdisciplinaire de scientifiques, est à l’origine de tous ces problèmes.
« Nous avons procédé à notre propre ingénierie sociale de la même manière que nous avons procédé à la géo-ingénierie de la planète », explique Joseph Merz, auteur principal d’un nouvel article selon lequel le dérèglement climatique serait un symptôme du dépassement écologique, lui-même causé par l’exploitation délibérée du comportement humain.
Source : https://www.youtube.com/watch?v=0fwibZtmqtU
un bout plus original que les autres : vers la fin le chapitre, sur le rôle de la peur
et un peu aussi sa réponse à la question finale...