Affichage des articles dont le libellé est santé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est santé. Afficher tous les articles

vendredi 15 novembre 2024

Inondations en Espagne : 2 scientifiques (climatologue et géographe) s'expriment sur les faits, les causes... et expriment leurs émotions !!!

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=fqioyjOkf1c

Ça me détend tellement que des scientifiques disent à la fois les faits scientifiques et partagent leurs émotions... empathie empathie empathie...


00:00 : Introduction 02:34 : Que racontent les inondations en Espagne ? 06:27 : Le sentiment d’impuissance et la colère des scientifiques 12:56 : Comment le dérèglement climatique intensifie les orages 16:56 : Des inondations aggravées par une urbanisation brutale 24:48 : Les conséquences du climatoscepticisme au pouvoir / l’impréparation 29:05 : « Les valeurs du RN sont incompatibles avec la transition » L’extrême droite et l’écologie 42:05 : Le traumatisme des victimes de catastrophes climatiques 44:32 : S’adapter à une France à +4°C ? 51:13 : Comment s’adapter ? Nous avons les solutions 55:35 : Conclusion

De Paloma Moritz avec Christophe Cassou, climatologue et Magali Reghezza, géographe. 



mardi 24 octobre 2023

La vie sur Terre est « en état de siège », alertent les scientifiques

Source : https://reporterre.net/La-vie-sur-Terre-est-en-etat-de-siege-alertent-les-scientifiques

Des chercheurs ont identifié 35 « signaux vitaux planétaires » : 20 atteignent des niveaux records 


 

« La vie sur la planète Terre est en état de siège », écrivent des scientifiques, qui préviennent que « nous entrons dorénavant dans une zone inexplorée ». Dans un article publié le 24 octobre dans la revue BioScience, une équipe internationale de chercheurs lance un nouveau cri d’alarme sur l’état écologique général de la planète et sa viabilité pour le vivant.


mercredi 5 juillet 2023

Le record de température moyenne mondiale battu lundi... et mardi

Source : https://vert.eco/articles/le-record-de-temperature-moyenne-mondiale-battu-lundi-et-mardi

Le record de température moyenne mondiale battu lundi... et mardi : 

Mardi 4 juillet, la température planétaire a atteint 17,18°C, dépassant aisément le précédent record de 17,01°C qui datait de… la veille.

 



vendredi 28 août 2020

vendredi 7 août 2020

Depuis 1900, l’abondance moyenne des espèces autochtones dans la plupart des grands biomes terrestres a diminué en moyenne de 20 %

Source : https://www.fondationbiodiversite.fr/evaluation-mondiale-de-la-biodiversite-et-des-services-ecosystemiques-les-principaux-messages-de-levaluation-ipbes/

Le 7 mai 2019, à l’occasion de la 7e plénière de l’Ipbes, 132 États membres ont approuvé le « Résumé pour décideurs » contenant les messages clés de l’Évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques. Celle-ci est la première du genre, par son caractère intergouvernemental et par la très grande quantité de données recueillies (15 000 références).

Cette évaluation sans précédent a permis de rendre compte des changements qui se sont opérés au cours des 50 dernières années et a fourni un aperçu complet de la relation entre les trajectoires de développement économique et leurs impacts sur la biodiversité.

L’Ipbes a appelé à des changements systémiques profonds à l’échelle planétaire pour inverser les tendances et assurer l’avenir de l’humanité.

La FRB propose dans la brochure les principaux messages à retenir ainsi qu’une analyse critique de ce travail unique.

Consulter la brochure

La demande de l'humanité dépasse la bio-capacité de la planète depuis plus de 40 ans.

« Depuis 1900, l’abondance moyenne des espèces autochtones dans la plupart des grands biomes terrestres a diminué en moyenne de 20 %. »

Si le chiffre de 1 million d’espèces en voie d’extinction a marqué les esprits, le rapport a alerté sur d’autres messages tout aussi inquiétants. Ainsi, ces menaces pèsent aussi sur les espèces cultivées ou domestiquées dont la diversité génétique s’est fortement érodée.

Dans les zones cultivées, les sols s’appauvrissent rapidement et perdent leur potentiel agronomique ; les zones humides subissent des régressions rapides et les forêts tropicales continuent à disparaître au profit des cultures et des plantations, alors que plus de la moitié des récifs coralliens ont été perdus depuis un siècle. Les pertes de biodiversité locale font que les communautés biologiques se ressemblent de plus en plus tant dans les systèmes exploités que dans ceux qui ne sont pas gérés.


Lire le rapport sur le site de l'IPBES : https://ipbes.net/global-assessment

Consultez les dépliants sur les précédentes évaluations :

dimanche 10 mai 2020

Appel des soignants : la plus grande menace sur notre santé est le réchauffement climatique

Source : https://reporterre.net/Appel-des-soignants-la-plus-grande-menace-sur-notre-sante-est-le-rechauffement-climatique


La dégradation des conditions de vie sur Terre, à cause de la pollution et du réchauffement climatique, aura des conséquences délétères sur la santé, expliquent les autrices et auteurs de cette tribune. En tant que soignantes et soignants, ils soutiennent le plan de sortie de crise proposée par la Convention citoyenne pour climat.

Les soignants à l’origine de cet appel — docteur Alicia Pillot, médecin généraliste, Cathy Faitg, cadre sage-femme et docteur Claire Carré, médecin généraliste — expliquent que leur « démarche n’est reliée à aucun parti politique ». L’appel a déjà reçu le soutien d’associations comme Asef, Sera ou FNE.

Nous traversons une crise sanitaire d’une ampleur extraordinaire. Cette crise du Covid-19 met nos vies en péril, et vient nous rappeler que la santé est notre bien le plus précieux. Elle nous invite à admettre avec humilité notre vulnérabilité, mais aussi à reconnaître avec courage et honnêteté nos responsabilités. Par-dessus tout, ces temps étranges et suspendus nous donnent l’occasion de prendre du recul sur nos choix individuels et collectifs. Et cette confrontation collective à la mort vient nous questionner sur le sens profond de nos vies et de notre Histoire.

En tant que soignants, nous sommes en première ligne pour affronter l’épidémie. Nous sommes chaque jour qui passe présents aux côtés des malades, de leurs familles, des personnes âgées, isolées ou fragiles. Nous côtoyons l’angoisse, la détresse vitale et parfois la mort. Certains d’entre nous paient de leur vie cet engagement professionnel.

Alors, regardons en face ce qui nous met en danger.
Il est grand temps de prendre en compte le réchauffement climatique et la pollution environnementale à la hauteur de leurs conséquences sur notre santé

Comme tant d’autres (Sras, VIH, Ebola), il est probable que le Sars-CoV-2 provienne d’un rapprochement entre espèces animales et humaine. Nos pratiques agricoles intensives, l’élevage industriel, l’urbanisation, le trafic d’espèces sauvages, la mondialisation à outrance, le tourisme de masse conduisent à la déforestation, à la réduction des espaces naturels et donc au déséquilibre ou à la destruction des écosystèmes et de leurs biodiversités. Nous favorisons la transmission des agents infectieux présents chez les animaux sauvages vers l’être humain, mais aussi la transmission interhumaine. Sans changement dans notre prédation sur la vie sauvage et notre organisation socio-économique, les pandémies se répéteront…

Il faut aussi souligner que le danger de cette maladie ne tient pas seulement à la virulence du Sars-CoV-2 pour l’être humain. En dehors du risque lié à l’âge, ce virus est plus dangereux pour les personnes atteintes de maladies chroniques : asthme, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, obésité… Or, nous savons que ces maladies sont favorisées par nos modes de vie, et notre exposition permanente aux différents polluants environnementaux. Non seulement ces polluants nous rendent plus vulnérables à des maladies émergentes, mais ils ont encore bien d’autres conséquences dramatiques pour notre santé : baisse de la fertilité, maladies neurodégénératives, puberté précoce, malformations génitales, baisse du quotient intellectuel, troubles du spectre autistique, hyperactivité… Pire, leurs conséquences épigénétiques auront des effets retardés sur plusieurs générations. Il est grand temps de prendre en charge ces questions environnementales à la hauteur de leurs conséquences sur notre santé, certes plus sournoises qu’une pandémie, mais probablement plus graves en définitive.

Par-dessus tout, il semble encore nécessaire de rappeler que la plus grande menace qui pèse sur notre santé et notre avenir est le réchauffement climatique. Nous nous exposons au danger le plus grave qui soit : la pénurie d’eau et la baisse des rendements agricoles. Avec la répétition des canicules, le réchauffement des eaux de surface, la dégradation de la qualité de l’air, le développement d’espèces vectrices de maladies, nous risquons de voir se multiplier les maladies infectieuses et les maladies chroniques, sans compter les traumatismes psychiques liés à la répétition des catastrophes naturelles à craindre.
Quel sens notre métier de soignant a-t-il face à des maladies dont les causes ne sont pas combattues ?

Malgré les alertes des scientifiques, nous y voilà. Cette crise sanitaire nous confronte à la réalité, et ça fait mal. Disons-le franchement, depuis l’avertissement de Rachel Carson en 1962 (dans Printemps silencieux­), les rapports successifs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) depuis 1988, qu’avons-nous fait d’autre que de poursuivre la dégradation de la nature et l’augmentation des émissions de gaz à effets de serre au nom de la croissance ? Aujourd’hui, la Terre subit sa sixième extinction de masse malgré toutes les actions possibles pour éviter le pire. Comment pouvons-nous espérer en sortir indemnes ? Il est grand temps d’agir ensemble, dans la solidarité, au-delà de nos différences.

Aussi, nous, soignantes et soignants, invitons les ONG et les associations qui ne l’ont pas encore fait, les élus et les citoyens à soutenir la contribution réalisée par la Convention citoyenne pour le climat à la sortie de crise. Pourquoi, nous direz-vous ?

Parce que cette convention citoyenne a été créée après tirage au sort de 150 citoyens de tous horizons, âgés de 16 à 80 ans. En seulement six mois, ils ont appris à appréhender les problématiques liées au réchauffement climatique, et leurs conséquences sur le vivant.

Parce que leurs propositions sont fondées sur trois effets cumulatifs recherchés : « Un effet positif sur le climat, un effet positif sur l’activité économique à court ou moyen terme dans un esprit de justice sociale, ainsi qu’un effet sur la santé et le bien-être des populations. »

Parce qu’en plus de la réduction des gaz à effets de serre, ces propositions auront des conséquences bénéfiques sur la qualité de l’air, la réduction de la pollution de l’eau et des sols, sur notre alimentation, et donc sur notre santé.

Une des bases de la médecine n’est-elle pas « mieux vaut prévenir que guérir » ? Quel sens a et aura encore notre métier de soignant face à des maladies dont les causes ne sont pas combattues par nos choix politiques ? Quelle médecine pourrons-nous espérer faire demain dans un monde caniculaire et incertain ?

À l’heure où cette pandémie de Covid-19 nous oblige à envisager des changements profonds, les citoyens français sont légitimes à exiger une politique pour un avenir durable, préservant notre santé et notre environnement.

Nous, professionnels de santé, appelons tous les soignants de France et au-delà des frontières, les ONG et les associations, les élus et l’ensemble des citoyens, à une mobilisation massive et constructive pour soutenir la contribution de la Convention citoyenne pour le climat au plan de sortie de crise.

Leur travail doit nous servir de base pour nous rassembler, et pour contraindre nos dirigeants à instaurer une politique de développement durable et de respect du vivant pour les générations futures.

Il y a urgence. Et c’est une urgence vitale.

 

vendredi 7 décembre 2018

11 technologies alternatives pour vivre en totale autonomie

Bon, dans la case :
je commence le changement par moi-même.
ou par nous-mêmes disons, parce que pour les grincheux, l'autonomie ça n'a rien à voir avec l'autarcie,
l'autonomie c'est plutôt la reconnaissance de l'interdépendance avec la rivière et la colline, avec micheline et jacques, avec l'abeille et la bactérie (lire "Jamais seuls").
C'est le chemin pour libérer les 400 esclaves énergétiques (par personne) qui bossent pour nous jour et nuit (et finissent donc en CO2 dans l'atmosphère et en accélération vertigineuse de la prédation des ressources du monde, et aussi de nos vies - chais pas si vous aviez remarqué le côté accélération ?!).
C'est aussi le chemin pour recroiser ses voisins plus souvent et faire des trucs de la vie ensemble, à proximité, sans passer forcément par l'argent, donc par le travail salarié tout ça tout ça... je dis ça je dis rien
Et ça n'empêche pas de faire de la politique ! Ah mince, c'est déjà politique de créer des modes de vie ?
Non !? Je croyais que politique c'était tout ce qui n'est pas personnel, c'était seulement des longues réunions, des opinions contre d'autres opinions qui s'écoutent pas, des programmes, des tracts, des élections, des assemblées de mecs vieux-blancs-riches qui ont les réponses pour la vie des autres, des grandes institutions compliquées qui ne savent plus pourquoi (pour qui !!!) elles ont été créées au début...
Mais alors si ça se trouve, sortir dans la rue pour dire "merde c'est dur, on sait pas trop mais on sent que ça va pas, on veut se croiser et se tenir chaud... et puis on trouvera peut être un truc...", ça pourrait être politique aussi ?!



https://boutique.kaizen-magazine.com/hors-serie/331-lot-autonomie.html?fbclid=IwAR2zY4ypn1lfFDxZV8Y-Jx-4Pa_Fowo6pDzie0SXFgWI5mkoS1fRKnZWbB8 

dimanche 22 juin 2014

HappyAttention et la pleine conscience à l'école

Source : Printemps de l'éducation


C’est une révolution, un nouveau « savoir-être » à l’école afin de créer un lien plus riche entre élèves et enseignants, afin de créer de nouvelles connexions avec soi-même et les autres en devenant explorateur de soi-même grâce à l’observation. Avec douceur, empathie et compassion. Car notre monde est interconnecté, interdépendant et la pleine conscience apporte ce souffle de connexion dont chacun a besoin dans sa vie. Créer une présence à soi, aux autres et au monde qui nous entoure.

Lire l'article


dimanche 27 avril 2014

Le jeûne, une nouvelle thérapie ?

Nous sommes génétiquement adaptés à ne pas être gavés tout le temps...
Notre corps a beaucoup de ressources pour s'auto-soigner.


Source : ARTE


vendredi 28 mars 2014

Autisme

J 'avais déjà lu la même info à propos du Canada. C'est juste hallucinant, et le silence autour de ça aussi... maladies de civilisation ?

Source : JDLE

Nouvelle hausse de l’autisme aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, la prévalence d’autisme atteint un nouveau sommet, avec un enfant sur 68 atteint à l’âge de 8 ans, selon des chiffres 2010 révélés jeudi par les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

mercredi 6 novembre 2013

Le devenir à long terme des engrais azotés dans les sols agricoles

Source : univ-rennes1.fr

Gilles Pinay* (OSUR / ECOBIO) est co-auteur d'un article publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) intitulé "Long-term fate of nitrate fertilizer in agricultural soils" (Sebilo et al., 2013). L'article met en évidence une permanence des nitrates dans les sols et les eaux souterraines, permanence beaucoup plus importante que communément admise jusqu'à présent.

Alors que les engrais sont d'une importance cruciale pour soutenir l'agriculture moderne, le devenir à long terme des engrais dérivés de l'azote dans le système sol-plante-eau n'est toujours pas entièrement compris.
Cette étude de suivi sur le long terme, lancée en 1982, a révélé que trois décennies après l'épandage d'engrais azotés sur des sols agricoles (identifiés par un marqueur isotopique spécifique)
(1) 12 à 15% des dérivés de nitrate résidait encore dans la matière organique du sol,
(2) ainsi que 8 à 12% dans les eaux souterraines.
L'étude montre également qu'une partie des engrais azotés résiduels toujours présents dans le sol devrait continuer à être absorbés par les cultures et à s'infiltrer dans les eaux souterraines sous forme de nitrate pendant au moins cinq décennies, beaucoup plus qu'on ne le pensait précédemment.
Cet article apporte donc un nouvel éclairage sur le cycle de vie de l'azote dans l'environnement : la nature met environ 80 ans pour "digérer" intégralement un apport en nitrate

* Gilles Pinay est biogéochimiste, directeur de recherches au CNRS, directeur de l'OSUR (Observatoire des Sciences de l'Univers de Rennes).

Lire l'article


jeudi 17 octobre 2013

mercredi 18 juillet 2012

Sauvons Kokopelli



Sauvons Kokopelli

Cela fait plus de dix ans que l'Association Kokopelli est victime de la mafia semencière et des tracasseries émanant des « tutelles » du Ministère de l'Agriculture. Elle fait peur aux pouvoirs en place non parce qu’elle vend des graines de tomates ou autres légumes, mais parce qu’elle prône l'autonomie, le jardinage familial, la véritable agro écologie, la production autonome de semences, la résistance des paysans du Tiers-Monde. Elle commet sans cesse des crimes de lèse-majesté contre l'agriculture chimique, mortifère et cancérigène, et le contrôle des peuples par les multinationales de l'agrochimie et de la semence avec la complicité des dirigeants des nations qui ne sont que des pantins dans les mains de ces prédateurs.
Comme je l’ai déjà signalé à maintes reprises, en France, les semenciers libres subissent continuellement des atteintes à la liberté par les visites réitérées des agents de la Répression des Fraudes, qui, sans doute sans le savoir, sont les collaborateurs des « saigneurs de la Terre », dénoncés en 1997 par Camille Guillou. Ainsi, depuis le début de l’année 2004, l’association Kokopelli, qui œuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne portant sur la conservation de la biodiversité in situ, est harcelée par les agents de la Répression parce qu'une grande partie des semences de plantes potagères qu’elle distribue sont des semences de variétés anciennes, non-inscrites dans le catalogue officiel, ce qui est actuellement considéré comme un crime d’État.
Il est scandaleux de constater la pression exercée sur les petits semenciers biologiques qui préservent la biodiversité de notre planète et les plantes qui sont un bien commun, alors que les pollueurs et pilleurs de tout genre continuent à détruire impunément notre environnement, grâce à la complicité des États qui leur distribuent nos deniers sous forme de très fortes subventions, tout en prônant officiellement la « biodiversité ».
Dominique Guillet, Président de l’Association Kokopelli, pose depuis sa création la bonne question : « Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers, mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années ? » Il est certain qu’il connaît la réponse à cette question. Il rêve d’une planète « avec des semences libres cultivées dans le respect de l'environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs, source de vie et de diversité. » Il conseille à ceux qui possèdent un jardin et aux petits cultivateurs indépendants de semer impérativement de plus en plus de semences interdites, de les donner, les échanger, et produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer autour d’eux et aux pays les plus pauvres, sinon, dans quelques années, il n’y aura plus de semences libres, mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. « Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d’années, le jardinage familial sera interdit pour cause d’homogénéisation : il sera devenu une activité à hauts risques bactérien et sociologique. » Espérons qu’ils seront nombreux à l’écouter et que la distribution des variétés interdites évitera leur disparition.
En 2004, Kokopelli a été accusée par des agents de la répression des fraudes de commercialiser des semences de variétés non inscrites au Catalogue officiel et l’Etat s’est porté partie civile. En 2005 la société Baumaux assignait l’association devant les juridictions civiles de Nancy sur le fondement de la « concurrence déloyale ». Elle demandait la condamnation de Kokopelli à lui payer 100 000 euros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011, la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'euros et un résultat net de 2 millions d'euros, mais cela ne lui suffisait pas.

Or, en février 2011, une lueur d’espoir est apparue comme pouvant marquer un tournant dans la lutte pour la biodiversité et la protection des semences anciennes. Dans le cadre du procès qui oppose l’association Kokopelli à la société Graines Baumaux, la Cour d’Appel de Nancy a fait droit à la demande de l’association de saisir la Cour européenne de justice et chacun pensait que la cause de Kokopelli était gagnée.
Selon Blanche Magarinos-Rey, avocate de Kokopelli, « l’Industrie, représentée par la GNIS (groupement national interprofessionnel des semences), intente un procès par l’intermédiaire de l’Etat et de ses agents de la répression des fraudes dont certains appartiennent aussi à la GNIS ». Le procès Kokopelli dépasse maintenant ses propres frontières et il est une remise en cause globale de la législation qui obéit à la demande des industriels. Les variétés qui ne sont pas appropriées sont rendues illégales car elles font concurrence aux semenciers. C’est la première fois qu’un procès de ce type entre en appel dans le cadre de l’UE, mais il représente une logique globale dans le cadre d’une vaste question politique. « Cette histoire a pris énormément d’ampleur. L’acceptation de l’accusation en Cours de cassation ne pouvait pas tenir politiquement. A ce moment là, les médias ont bougé, les pétitions circulé et des élus se sont mobilisés. Nombre d’entre eux ont trouvé totalement absurde cette accusation et ont affirmé le caractère d’utilité publique de l’association […] », a précisé Blanche Magarinos-Rey. Quant au dépôt de la marque tomate kokopelli par Baumaux, on peut le considérer comme frauduleux, au sens de notre jurisprudence en la matière.

Aussi, grande a été notre surprise d’apprendre, le 14 juillet 2012, que la biodiversité dont on parle tant et que l’on méprise tant a été sacrifiée à la croissance et la productivité, obsessions de la mondialisation. En effet, alors que le 19 janvier dernier, son Avocat Général donnait entièrement raison à Kokopelli en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises, la Cour de Justice vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.
Comme le signale sur son site l’association, « aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, la Cour justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une “productivité agricole accrue” ! »
« Productivité » est donc le mot-clé de ces décisions alors que c’est la « décroissance », prônée à juste titre par Pierre Rabhi qui devrait marquer notre époque alarmante. Ce mot, utilisé 15 fois dans la décision de la Cour, met l’accent sur la toute puissance du paradigme productiviste qui a présidé aux « trente glorieuses ». Ce mot fait partie des trouvailles « géniales d’hier » qui sont devenues les catastrophes des lendemains. C’est ainsi que ce raisonnement qui dure depuis 50 ans nous a conduits a perdre plus de 75 % de la biodiversité agricole européenne.
Cette directive européenne est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.
De plus, cette biodiversité, qui existe depuis des siècles et a nourri tous les peuples européens, est soudain devenue dangereuse puisque la Cour a signalé à deux reprises que la législation permet d'éviter « la mise en terre de semences potentiellement nuisibles ». Il fallait oser  alors que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho Régent, et autres produits de la chimie, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Ainsi, si nous en doutions encore, nous avons la preuve formelle que la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique et de son idéologie meurtrière qui a déjà conduit à la disparition de 90 % des cultures céréalières. 
Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une « productivité agricole accrue ». Cependant, il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien de toute la population qui est concernée, qu’elle le veuille ou non.
La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes, puisque « le changement c’est maintenant ».

En résumé, voici ce que réclame l’association Kokopelli :
Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.
Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.
Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.
Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.
La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. La semence, la voix de nos ancêtres, est le fruit de 12 000 années, ou plus, de co-évolution entre l'Homme, la Terre et la Plante : l'homme a domestiqué la plante tout autant que la plante a domestiqué l'homme. Ce processus co-évolutif a engendré un patrimoine végétal et culturel, très diversifié, qui est le bien commun de toute l'humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité.
L’aliénation de la semence par l’agro-industrie constitue un danger sans précédent pour l’indépendance alimentaire et pour la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires ou dans leurs champs, brûlés par la chimie, des hybrides dégénérescents ou des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences. Ces semences industrielles sont malades : elles ne peuvent vivre sans pesticides, sans engrais chimiques ou sans manipulations génétiques. Polluantes pour l’environnement, elles sont le point de départ de déficiences nutritionnelles, d'aliments-poisons, de cancers et autres maladies, de dégénérescence chez l'homme et chez l'animal.
Afin d'obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, les lobbies de la pétro-agro-chimie, aidés par l'Etat, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte.
L'agriculture toxique est une invention récente des industriels de la guerre et de la chimie, soutenus par une caste de technocrates qui a réduit à néant les paysanneries traditionnelles. L'humanité s'est nourrie pendant 12 000 années, ou plus, de plantes saines et savoureuses issues de semences de vie, de semences de terroir, de semences croissant dans des écosystèmes naturels et vivants.
Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos enfants, et aux enfants de nos enfants, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir.
L'Association Kokopelli œuvre ainsi à la protection de la biodiversité alimentaire, à la promotion de pratiques agro-écologiques et au recouvrement par les jardiniers et par les paysans du droit à produire leurs propres semences.
L'Association Kokopelli est aujourd'hui menacée dans sa survie par les attaques du lobby semencier et de l'Etat. Au travers de Kokopelli, ces attaquent visent à détruire le droit de protéger et de partager les semences.
L'Association Kokopelli est aujourd'hui menacée dans sa survie par des législations nationales ou internationales qui sont une invention récente des états et du lobby de la semence industrielle et de l'agro-chimie, et qui font du droit à la protection et au partage des semences, un délit.
Nous exigeons pour tous les paysans, maraîchers, jardiniers, semenciers et associations œuvrant à la protection de la biodiversité alimentaire :
- la liberté de protéger les semences de vie, de terroir, de population.
- la liberté de reproduire ces semences.
-[1]la liberté de refuser, pour ces semences, tout enregistrement, tout catalogue national, tout brevet, tout droit de propriété intellectuelle.
- la liberté de donner, d'échanger et de commercialiser ces semences.
- la liberté de créer de nouvelles variétés de semences adaptées à un terroir, adaptées à une vie culturelle, adaptées à des pratiques agro-écologiques.
- la liberté de refuser les chimères génétiques, source de contamination.
- la liberté de partager et d'échanger, en toute coopération et réciprocité, les savoirs et les savoir-faire issus de millénaires d'agriculture traditionnelle.
- la liberté d'utiliser, de commercialiser, de conseiller et d'enseigner toute technique et pratique agro-écologique (purin d'ortie, extraits fermentés, etc) respectueuse de l'Homme et des ecosystèmes.
Nous exigeons, en fait, tout simplement, le droit inconditionnel de transmettre la biodiversité et la fertilité aux générations futures.

Il n’est guère besoin d’ajouter de commentaires à ces demandes auxquelles nous souscrivons pleinement. Espérons que nous serons nombreux à le manifester, quitte à tous descendre dans la rue pour la conservation de nos « acquits humanitaires ».

Sylvie Simon

lundi 4 juin 2012

Aaaah, de la croissance à 2 chiffres !

Source : JDLE - Le 01 juin 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

Forte hausse attendue des cas de cancers dans le monde

Les cas de cancers dans le monde devraient s'accroître à un rythme bien plus soutenu que l'accroissement naturel de la population. Cette augmentation est évaluée à 75% d'ici 2030, selon une étude publiée ce vendredi 1er juin dans The Lancet Oncology.

Le nombre des personnes atteintes d'un cancer devrait grimper fortement, passant de 12,7 millions en 2008 (dernier chiffre disponible) à 20,3 millions en 2030, avec notamment un bond de 93% des cas de cancers dans les pays les plus pauvres.

[...]
«Certains cancers semblent nettement associés au niveau de développement socio-économique», souligne l'étude.